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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 13:03

Travailler avec les indiens… Voila quelques temps qu’Olivia m’incite à écrire un article sur les relations de travail avec les indiens.

Pour situer le champ de mon expérience, je précise que j’ai des relations avec les indiens de la banque, les indiens des sociétés liées à la banque et des indiens de sociétés ou de banques sans lien avec la banque.

Tout d’abord je dois dire que dans mon environnement professionnel immédiat on ne perçoit pas du tout les différences qui existent entre indiens ; dans la banque il y a des hindous, des sikhs, des catholiques et cela ne semble poser aucun problème. L’absence quasi-totale de musulmans s’explique par le fait que les musulmans sont très peu présents dans le secteur bancaire.

Par ailleurs, les cadres ne sont pas tous originaires de Bombay et cette différence ne pose pas non plus de problèmes. Cela dit, il y a quand même un certain effet de « réseau » entre personnes originaires du même Etat ou de la même ville. Les relations sont simples, plutôt chaleureuses et directes. Bien évidemment la plupart des cadres travaillent dans la banque depuis de nombreuses années et sont imprégnés de la culture d’une grande banque française. Les indiens sont plutôt « bon enfant » et on les fait rire facilement.

Il y a une certaine discipline dans la vie professionnelle et cela se voit lors des réunions qui ont lieu à l’heure et où la discipline de parole est respectée. La hiérarchie n’est pas un facteur inhibant ou poussant à l’autocensure. Dans un univers imprégné de culture « multinationale », les personnes expriment naturellement ce qu’elles pensent et le dialogue n’en est que plus facile.

Mais la situation est différente dans des univers 100% indiens. Globalement les deux choses qui sont assez différentes sont la communication et la notion de temps.

En matière de communication, les indiens ont assez tendance à peu communiquer, notamment dés qu’il s’agit de faire un « suivi » sur un projet ou une opération. Je suis souvent obligé de relancer pour avoir des réponses. Par ailleurs, ils n’ont pas tendance lorsqu’ils communiquent à étayer leur position ; c’est parfois très laconique et il faut poser des questions pour avoir tous les éléments de compréhension. En d’autres termes c’est souvent la moitié de l’histoire qu’on vous raconte…

J’ai aussi observé que les indiens pouvaient très mal communiquer entre eux lorsqu’il s’agit d’indiens de sociétés différentes et surtout de castes différentes. A plusieurs reprises j’ai eu à gérer des situations entre des représentants de deux sociétés différentes mais plus ou moins liées à la banque, situation dans lesquelles la solution était simple pour parvenir à les mettre d’accord. Vis-à-vis de moi, et à chaque fois de manière bilatérale, les choses se passent bien, mais lorsque je leur demande de se voir sans moi et de conclure une affaire, la concrétisation ne se produit pas !

Une autre donnée à prendre en compte est le fait que nous sommes en réalité davantage dans une culture orale que dans une culture écrite. On me racontait une importante négociation entre la banque et un partenaire indien (pour une JV qui s’est finalement faite) et lors de l’une des ultimes réunions de négociation, le patron français tentait de convaincre son interlocuteur indien sur un point sur lequel l’indien ne paraissait pas confortable. Le patron français se tourne vers son conseiller (d’une banque d’affaire indienne) et lui fait part de son étonnement en disant « je ne comprends pas pourquoi il n’est pas confortable sur ce point puisque nous avons donné des garanties dans l’accord des actionnaires » ; son conseiller, bien conscient du gap culturel, lui a alors dit : « oui vous avez tout écrit, mais ce qu’il attend c’est que vous le lui disiez ! ».

Dans le quotidien, la prédominance de la culture orale sur la culture écrite fait que l’on envoie, à un moment donné un mail sur une problématique donnée et que rien ne se passe ! Assez frustrant ! Aussi maintenant lorsque j’envoie un mail (genre récap d’une problématique avec plan d’action), je téléphone le lendemain pour répéter au téléphone ce que j’ai écrit la veille…

Sur le temps, je pense que la notion du temps n’est pas la même que pour nous. Il y a chez les indiens une espèce de fatalisme du temps qui fait que le temps n’est pas une contrainte. On vous promet un dossier pour la semaine prochaine, mais celui-ci n’arrivera que deux mois plus tard et on ne voit pas très bien pourquoi vous vous en étonnez ! Les exemples sont nombreux, mais pour résumer, je dirai que ce qui se fait en 3 mois à Paris se fait en 6 ou 8 mois ici. Et les délais sont presque toujours repoussés… Ceci n’empêche nullement les indiens d’être très réactifs en situation d’urgence.

Lorsqu’on descend plus bas dans l’échelle hiérarchique, dans les fonctions d’exécution, les problèmes sont plus nombreux et l’un d’eux est le fait que l’on ne fait qu’une partie du travail qui est demandé… Ou lorsque vous posez une question sur une procédure, on ne vous donne qu’une partie de la réponse ; il faut donc reformuler et multiplier les questions pour être sûr d’être sur la bonne piste. Un peu épuisant…

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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 13:47

Geoffroy et moi avons quelque scrupule à évoquer les problèmes de chauffeurs, car cela fait vraiment bavardage de millionnaires !
Restituons d'abord le contexte pour éviter tout dérapage fantasmique ! Conduire ici est un véritable supplice ! Les voitures roulent n'importe comment et rien n'est respecté, le tout dans un concert incessant de klaxon, et c'est chacun pour soi, raison au plus audacieux, bref la loi de la jungle est la seule référence qui vaille !
Ensuite, il faut comprendre que c'est bien beau de s'arrêter quelque part mais qu'il n'y a en général pas de place pour se garer. Les parkings, les parcmètres sont des choses encore inconnues ici !
Donc conduire sans chauffeur c'est un peu comme vouloir apprendre à jouer au golf tout seul !

Notre brave Vijay, notre chauffeur depuis que nous sommes là, mais de moins en moins brave ces dernières semaines est parti ! Il est soi-disant parti à Calcutta, un de ses oncles étant mort. Sauf qu'il a été incapable de nous dire quand il reviendrait et nous sommes sans nouvelles de lui depuis trois semaines. Notre entourage plus expérimenté nous dit que c'est une façon habituelle de faire et qu'il a trouvé un autre job ! Sympa ! Evidemment nous pouvons dire bye bye au prêt que nous lui avions fait. C'est sans doute le coût de notre apprentissage !

Nous avons du trouver en urgence un autre chauffeur et là depuis une semaine en sommes au cinquième ! Le premier qui devait venir n'est pas venu. Le deuxième avait un cerveau vidé de son contenu, un autre ne parlait pas du tout anglais, le dernier très brutal dans sa conduite... Un autre demandait trois fois le prix normal... Pas évident de trouver chaussure à sa pointure !

Finalement nous avons retenu Nelson (ce n'est pas le prénom qui nous plaisait le plus !), un monsieur d'un certain âge, sérieux. Pour l'instant çà va... Bien sûr, fort de notre expérience, nous lui avons expliqué comment nous fonctionnions.

Nous avions écrit cet article il y a dix jours sans le publier. Bien nous en a pris car ce matin notre Nelson national (à coté duquel le fameux Nestor de Tintin pourrait briguer le Prix Nobel) m'explique dans un anglais plus qu'approximatif qu'il ne pourra pas rester à notre service car la clef qu'on lui a donné pour accéder aux toilettes de l'immeuble ne fonctionne pas ! Voilà Nelson dans tous ses émois, pris d'une envie pressante... de démissionner. Nous réglâmes le problème sur l'heure en philosophant sur la dérive de l'ncontinence...

Deux jours après, Nelson va jouer la scène de Trafalgar ! Il a maintenant besoin d'un local pour se reposer et ce en prévision de la mousson... Bref, nous comrpenons qu'il ne souhaite pas rester...  Nous voilà de nouveau contraints de repartir en chasse ! Depuis hier nous avons trouvé Rajan... suite au prochain épisode !

Vraiment passionnant, cette gestion des chauffeurs !



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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 16:50

Alors là, Geoffroy et moi sommes confrontés à une véritable énigme !
Quand on vit dans un pays étranger certains faits se produisent ; ces faits sont en eux-mêmes anodins, mais leur répétition vous fait comprendre que ce n'est pas anodin. En voici un exemple :

Ce matin nous étions à Delhi dans un des beaux hôtels de la ville et nous avions commandé notre breakfast en précisant bien que nous souhaitions des oeufs à la coque, (pour certains occidentaux nos desirs de déguster de bons oeufs à la coque peuvent paraître un manque de prudence comme également terminer un repas par une bonne mousse au chocolat où les oeufs n'ont pas été cuits...)
En anglais cela se dit "soft boiled eggs" par opposition à "hard boiled eggs". Les premiers sont sensés être plongés dans l'eau bouillante pendant 3 minutes 30, les seconds pendant 10 minutes !
Et, fort de nos expériences précédentes, nous avions bien précisé que nous souhaitions des "soft boiled eggs" en ajoutant "three minutes thirty please" !
Et bien entendu sont arrivés des oeufs durs, genre très durs ! Bien entendu nous avons demandé qu'on nous les remplace par de vrais oeufs à la coque, lesquels sont arrivés peu après. 

Jusque là cela vous paraît anodin, voire sans intérêt !

Certes, sauf que nous avons constaté que chaque fois que nous commandions des oeufs à la coque, nous obtenions des oeufs durs ! Pas à chaque fois mais dans 75% des cas et s'ils ne sont pas durs ils peuvent être cuits à la perfection mais le coquetier manque alors il faut tenir l'oeuf d'une main agile et de l'autre une petite cuillère, tâche qui ôte beaucoup de plaisir à savourer un bel oeuf à la coque et quelques petites mouillettes ! 

Evidemment nous cherchons à comprendre !

Si vous êtes expatriés en Inde,  nous vous invitons à tenter cette expérience, le résultat est garanti à 75% !

Est-ce parce que, tout étant fragmenté dans ce pays, les détails de la commande disparaissent dans la chaîne des intervenants ? Est-ce parce que les indiens ne mangent que des oeufs durs ? Il doit y avoir une réponse...


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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 13:08

Voilà plusieurs jours, ou plusieurs nuits que nous remuions le problème dans tous les sens !

Cela avait commencé par Geoffroy qui remarqua qu'il avait des démangeaisons, quelque chose qui ressemblait à des piqures d'insectes et qui le grattait ! Bon sans doute un moustique hindou voguant entre deux temples! Mais l'ombre démangeaisante gagna du terrain sur ses membres. Il émit l'astucieuse hypothèse que cela était une allergie à la lessive des draps et je changeais donc les draps,logique, non ?

Puis ce fut mon tour, nous étions dans de sales draps. Ceux-ci furent changés, rincés... Mais je devins la proie du mal (non, non, c'est la bonne orthographe) et des démangeaisons dans le dos.

Je (Olivia) trouva finalement une, puis deux, puis trois petites bestioles noires qui finirent en crèpes sur le plancher.

Mais diable d'où venaient-elles ces bestioles ?

Horreur un matin, Catherine et moi découvrons une colonie de petits vers ainsi que des petits oeufs. Bref en un quart de seconde, j'appelle les experts qui font partie de la compagnie Pest Control et leur verdict est sans appel. Le lit qu'on a  acheté chez Fabindia, tout neuf, est bourré de bestioles qui dorment dans le bois (vers-moulu!). Ce sont des vers à bois, selon l'expression locale ! C'est eux qui nous faisaient tourner la tête, sans doute à cause de l'expression "vous reprendrez bien un petit vers?"...

Le charmant inspecteur du Pest Control me fixe un rendez vous au dimanche suivant, je le regarde dépitée en lui expliquant non seulement que nous n'étions pas là ce week end (lundi étant férié) et que c'était une urgence et qu'il fallait intervenir le jour même ou la colonie allait migrer dans tout l'appartement ! Mes pauvres arguments ont eu raison de lui et le soir même les fins limiers sont revenus avec le matériel adéquat et ont passé un produit de texture un peu huileuse dans toute la pièce infectée !

Normalement le mal (c'est toujours la bonne orthographe) est éradiqué, visite de routine dans 15 jours !

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 12:07

Difficile fin d’année qui se charge de nous rappeler, après quatre jours d’escapade hexagonale, que nous vivons en Inde ! Voilà un petit article écrit mercredi... sous le coup d'un grand énervement... Cela dit, aujourd'hui ce vendredi toute la journée la connexion internet a été coupée, ce qui arrive de plus en plus fréquemment, et n'a été rétablie que ce soir, mais pour combien de temps ?

Cela commence à notre arrivée à l'aéroport où les fonctionnaires de l'immigration mettront presque un quart d'heure à ausculter dans tous les sens nos passeports et visas et encore un peu plus de temps pour moi , comme si Geoffroy et moi étions des passagers clandestins ! Sans doute s'agit-il d'un renforcement des contrôles, mais là je me suis demandée si je n'allais pas être réembarquée dans le premier avion laissant seul mon amour !

Cela a continué avec internet à la maison qui se met à fonctionner comme un escargot ! Plusieurs coups de fil à notre propriétaire au nom illustre (Mr Gandhi) pour obtenir qu’il modifie la puissance de notre connexion ; c’est en cours et cela devrait se faire demain, mercredi , et ce vendredi soir toujours rien  ! Cela dit, le propriétaire nous avait assuré que cela serait réparé pendant nos quelques jours en France à Noel ! Je dois dire que ce Mr Gandhi nous porte à tout sauf à la non-violence !


Puis il faut réserver une table dans un grand hôtel pour le réveillon. Je (Geoffroy) téléphone et là on me dit qu’il faut faire un prépaiement. Je reçois un mail avec un formulaire que je dois remplir et renvoyer par fax. Mais le numéro de fax indiqué sur le formulaire n’est pas le bon !


Le même jour je reçois encore un coup de fil de ma banque me proposant des crédits, alors que je suis déjà intervenu deux fois pour dire que je ne voulais pas recevoir de tels coups de fil ! Nouveau mail enflammé à la banque !
 

Je rapporte de Paris, tout content, un formulaire très officiel indien revêtu du tampon de mon notaire certifiant que je suis bien celui qui est sur la photo. De quoi s’agit-il ? Pour devenir membre de conseils d’administration de sociétés indiennes, je dois être préalablement agréé par les autorités indiennes (jusque là tout va bien). Mais la loi précise que pour les étrangers, la photo doit être authentifiée par un notaire du pays d’origine. Donc j’ai fait tout cela mais on avait oublié de me dire que le formulaire devait être retourné avant telle date au ministère, sous peine de nullité. Je râle auprès du juriste de la banque. Bref tout est à refaire !


Toujours rentrant de Paris, je constate que le mail furibard que j’avais envoyé à Vodafone qui avait coupé sans prévenir le téléphone d’Olivia est resté sans réponse. Je localise et contacte le coupable qui finalement me dit qu’il avait envoyé un mail à la banque, mail resté sans réponse… J’attends que la personne fautive rentre de congés !


Toujours pendant le temps de notre escapade, le chauffeur devait faire réparer la rayure sur la portière et un rendez-vous avait été pris dans un garage. Bien sûr, la voiture a bien été révisée mais pas réparée !
Toujours le même jour, notre chauffeur se met à ne plus répondre au téléphone quand on l'appelle ! Il dit à Geoffroy qu'il dormait et à moi que son téléphone ne marchait pas bien !


Ce même jour, Geoffroy et moi allons prendre un hamburger dans notre hôtel favori, hamburger toujours suivi d’un cheese cake car c’est là qu’il y a les meilleurs cheese cakes de la ville. Patatrac, le cheese cake n’a plus du tout le même goût ni la même couleur ! Le cuisinier vient nous voir et nous promet d’enquêter. Mais là, le lendemain, nous retrouverons le bon cheese cake…

 

Mais tout n’est pas négatif, la température a baissé et est maintenant dans la « zone de confort », presque dans la zone cool ! Et là, nous n’avons pas eu besoin d’intervenir. On va donc sans doute redevenir plus cool et sommes prêts à accueillir pour un grand week end ma chère Maman !

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 15:03

Le titre de cet article évoque un film bien connu dans un univers sordide !
Mais il colle bien à cette petite anecdote survenue aujourd'hui.
Je dois déjeuner avec quelqu'un de la Banque Centrale et ma secrétaire me donne un papier avec l'adresse du restaurant situé sur "Marine Drive", cette grande avenue qui longe la baie, avenue connue de tout le monde.
Je prends un taxi et lui dit l'adresse "Marine drive"; il me regare l'air vraiment complètement hébété et répète "Marine drive?". Je réalise que le bougre ne sait pas où est Marine drive ! Pour les parisiens c'est comme si votre chauffeur de taxi ne savait pas où étaient les Champs Elysées !
Bref, nous finissons par trouver le bon endroit, mais je maugréais d'autant plus qu'à chaque accélération de ce vieux taxi (qui avait du connaître les trois dernières guerres mondiales), le plancher se soulevait de quelques centimètres! Je me disais que le vrai nom d'un moteur c'était "moteur à explosion"...
Le gouvernement vient de décider que les taxis de plus de 25 ans ne devaient plus rouler, mais quand décidera-t-il de changer les chauffeurs de taxi...

Vous le voyez, le quotidien n'est pas toujours simple et il y a des jours où on tempête et rugit à volonté !

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 15:56

Ce titre de l’article doit inévitablement orienter les neurones de nos lecteurs les plus  gourmets vers quelque chose qui ressemble au gigot de 7 heures, met savoureux que nous connaissons tous. Mais, quoi, ici nous sommes en Inde et on n’imagine mal manger du chien même en réduisant sa cuisson de 7 à 4 h.

Non, il s’agit du chien de 4 heures du matin qui aboie tous les matins à 4 h prenant ainsi l’audacieuse liberté de réveiller Olivia. Voila donc plusieurs mois qu’au doux clic clic du ventilateur accompagnateur indispensable de nos nuits encore chaudes, qu’au rugueux bruit de la bétonneuse de la Tour Ambani toujours en cours de construction (nos lecteurs fidèles savent de quelle tour il s’agit) qui se fait entendre dés 7 h du matin, qu’aux palabres puissantes des premiers ouvriers arrivant sur le chantier de la même tour tôt le matin, voilà donc que s’ajoute le chien de 4 h qui chasse désormais de notre mémoire le titre de cette émission (ancienne) de télévisions « nos amies les bêtes » !

Olivia m’ayant à maintes reprises assuré que ce cabot maudit aboyait régulièrement tous les matins à 4h (heure à laquelle même une meute hurlante ne parviendrait pas à bout de mon sommeil), je pensais assez logiquement que ce sale clébard avait une Rolex qui le réveillait ponctuellement à 4h chaque matin et que ses vocalises s’en suivaient naturellement. Mais ces ressorts d’imagination ne calmèrent guère l’infortunée réveillée qui, ces derniers matins, en fut presque aux abois !


Je compris donc qu’il me fallait agir, me lancer dans l’enquête et aussitôt je pensais au fameux livre « le chien des Baskerville » mais qui ne me serait d’aucun secours.

Ma tâche commença donc par une enquête de voisinage auprès des gardiens et aidé de mon chauffeur interprète pour être sûr de saisir le sens de leurs révélations.  


Dés le sujet abordé, je vis le sourire amusé, presque béat (ce qui provoqua l’indignation que l’on devine, mes gardiens n’ayant en rien saisi la portée du sujet), du gardien-chef qui m’expliqua qu’il s’agissait du chien du premier qui aboyait chaque matin au moment où le livreur de journaux apportait les journaux. J’appris ainsi que les journaux arrivaient ainsi sur le paillasson de chaque porte à cette heure si matinale.
Voilà qui expliquait la régularité de ces aboiements.


Il me fallait donc maintenant aller plus loin et aller voir les voisins du premier qui, par la plus grande malchance, se trouvent être nos voisins du dessous. Ou décider de demander au porteur de journaux de laisser les journaux en bas, mais là ce serait aller contre une tradition bien établie. Non sans arrière-pensées (lesquelles seraient venues à l’esprit de n’importe quel être raisonnable) je m’imaginais achetant un solide poison anti-chien…

L'acte II de cette enquête se situe le soir même. Bien résolu à entreprendre la dame du premier, je vais, accompagné de mon chauffeur, sonner chez la voisine ; à peine ai-je appuyé sur le bouton de la sonnette que des aboiements se font attendre, genre sale cabot que l'on dérange... Mais comment ne pas se réjouir d'entendre ainsi le coupable se désigner spontanément, bref je me lèche déjà les babines. Une charmante dame, au visage souriant, ouvre sa porte. Je lui raconte ce que l'on m'a rapporté et lui demande de me confirmer si c'est bien son chien qui se comporte en réveil matin à 4h tous les jours. Elle éclate de rire et me dit : "mon chien dort au pied de mon lit, s'il aboyait à 4H du matin, ne serais-je pas la première réveillée ?" Je blêmis sous l'argument massue qui m'est ainsi asséné, et dans une instruction implacable lancée à mes neurones, j'essaye de rassembler tous mes souvenirs de Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Hercule Poirot réunis. Nonobstant cette concentration maximum, la dame ajoute : " et puis les journaux sont livrés le matin à 7h et non pas à 4h"! Je fais évidemment marche arrière mais fais confirmer par mon chauffeur les propos entendus le matin même. Je peste contre ces gardiens qui disent n'importe quoi, et devant cette montée en puissance vocale, l'autre gardien monte ; je le prends à témoin car lui avait acquiescé aux dires de son compère. Effrayé devant ma détermination sans faille, il redescend les escaliers à reculons...

Finalement le chien de 4h est un chien errant, sans collier ni maître...

Mais miracle, la nuit dernière, le chien n'a pas aboyé à 4h !
Vous me direz, un canin à 4h du matin, çà peut être sympa, non ?

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 07:21

Aller au restaurant à Bombay n'est pas toujours de tout repos !

Fort de notre expérience de quelques mois, nous pouvons maintenant relater quelques scènes cocasses. Lorsque le serveur arrive pour prendre la commande, souvent c'est le début d'un parcours du combattant. Il faut se faire expliquer les plats et leur contenu ! Si Olivia s'adpate sans trop de problèmes aux épices, hélas, je suis de ce coté frappé d'un lourd handicap et il me faut répéter trois fois que "less spicy" c'est différent de "not spicy at all"... Ce qui est amusant, lorsque nous sommes plus que deux c'est qu'on passe prés de 20 minutes à faire la commande et donc à essayer de satisfaire les goûts de chacun, mais que de toutes façons lorsque les plats arriveront, les serveurs partageront chaque plat entre les convives...

Pour la viande c'est toujours le même dilemme, sagit-il de boeuf ou de buffalo et nous avons droit à toute sorte de réponse embrouillée... ce qui fait que nous ne savons jamais exactement ce que nous avalons... Mais la viande n'est jamais très chère et on le voit lorsqu'arrive l'addition (the bill) ce qui évidemment me fait penser (mais c'est sans rapport) à Buffalo Bill... Et si nous voulons de la viande saignante il faut vraiment expliquer que cela doit être rouge à l'intérieur...  Une fois la commande passée, un autre serveur arrive pour nous demander ce que nous voulons commander et là on touche du doigt l'organisation du service ! Lorsqu'on a fini son assiette, le serveur arrive et demande si l'on a terminé. Vous dites oui et naturellement vous attendez à ce qu'il prenne votre assiette. Non, inévitablement la seconde question tombe : "puis-je prendre votre assiette" ? Il faut donc être patient.

Pour le vin on vous propose généralement une "wine list" et là les prix sont souvent élevés ! Il est fréquent dans un restaurant italien de trouver des vins australiens, français, chiliens et aucun vin italien ! Dans ce cas pas de panique, vous demandez s'ils ont des vins italiens et le serveur vous dit : "bien sûr" et vous propose de vous montrer ce qu'il a. Au lieu d'apporter une autre liste de vins, il vous apporte deux bouteilles de vin italien... 

Dans ce même restaurant italien où nous étions hier, le comble de la rigolade a été atteint avec le tiramisu que nous avions commandé. Le chef d'oeuvre se situait quelque part entre le flan au chocolat et la glace à la vanille mais cela ne semblait surprendre que nous !
Si dans me menu, vous voyez le terme "pomfret" ne faites pas comme moi qui pensais
au début que c'était des pommes frites ! Non, il s'agit d'un poisson local assez bon au demeurant !
Dans un chouette hôtel dans lequel nous étions à Goa, il nous est arrivé de commander une César Salad dont le menu précisait qu'il y avait des croutons, du bacon, de la sauce à l'ail, du parmesan.. bref de bien sympathiques choses quand il fait chaud et que vous avez faim ! Le rêve de nos estomac, à l'arrivée, ne contenait ni parmesan, ni croutons ni bacon ! En revanche la sauce était tellement ailée qu'il nous a été tout simplement impossible d'avaler ce mets !  Il y a donc souvent des surprises, plus souvent mauvaises que bonnes, mais en général les restaurants acceptent nos remarques et nous proposent un autre plat lorsqu'il y a un problème.
Enfin dans les menus vous verrez toujours une partie pour les végétariens et une autre pour les non végétariens ! Un plat intitulé "carpaccio" mais dans la catégorie végétarien ne comportera pas du tout de viande mais des légumes !

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 04:11

Après le passage à l'horaire d'hiver en France, le décalage horaire avec l'Inde est désormais de 4h30...
Quand vous vous réveillez le matin avec votre radio préférée  (Europe, Inter, France Culture, BFM...), il est presque l'heure pour nous de déjeuner !!

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 17:07
Petit dessin trouvé dans le Times of India daté de ce jour qui est une bonne illustration de ce que Geoffroy rencontre dans la vie administrative au quotidien !
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