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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 13:00

Après mon petit article de lundi dernier sur le film Diamants sur Canapé, je ne pouvais en rester là et déjà cela m’évoquait la très belle carrière cinématographique de Blake Edwards et de sa comédie grandiose qui est La Party réalisée en 1968. Film qui à sa sortie avait été très froidement accueilli par les critiques et pourtant ce film est une succession de gags visuels dont on ne peut se lasser. Alors, je n’ai pu résister à revoir ce film maintes fois vus et j’ai savouré à nouveau  toutes les 105 minutes de ce film toujours avec le même émerveillement !

Le film ne se passe pas en Inde mais à Hollywood où un acteur indien en l’occurrence le génialissime Peter Sellers (le célèbre inspecteur Clouseau dans La Panthère Rose !!) est engagé comme petit figurant pour tenir le rôle d’un soldat indigène dévoué dans un remake de Gunga Din film de 1938 et inspiré d’une nouvelle de Rudyard Kipling. Hrundi V Bakshi est d’une telle maladresse qu’il fait exploser le décor. Le producteur exaspéré décide de mettre son nom sur une liste noire d’acteurs à ne plus employer mais par erreur, il sera inscrit sur la liste d’une soirée huppée.

Il se retrouve dans une somptueuse villa au milieu d’une faune étrange à laquelle il va tenter de se mêler. Il erre en accumulant les gaffes, auxquelles font écho celles d’un serveur de plus en plus ivre. Il arrive cependant à sympathiser avec une jeune starlette française, Michèle, dont il compromet l’hypothétique carrière. Lorsqu’un éléphant coloré de peinture (par la fille du propriétaire) se promène placidement au milieu des invités, il réagit aussitôt comme n'importe quel indien en criant à l’acte de sortilège et demande que l'animal soit lavé. Blake Edwards épingle le les hippies et  leur goût pour les hallucinogènes tout en se moquant du sujet de son film, un éléphant lancé au milieu d’un magasin de porcelaine !! Dans une atmosphère de fête, la villa est bientôt envahie par la mousse. Au petit matin, Bakshi quitte tranquillement les lieux dévastés au milieu de la panique générale et de l’activité fébrile des secours. Ravi de l’excellente soirée qu’il a passé,  il dépose Michèle devant chez elle avec la promesse de la revoir.

"La party" est considéré comme un chez d’œuvre en matière de construction et d’invention comiques. Blake Edwards pousse le burlesque à son point extrême sur la logique de l’absurde où chaque incident engendre un gag et chaque gag un incident supplémentaire !

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 14:21

Le Fleuve  de Jean Renoir 1950, Inde-Usa.

Après sa période hollywoodienne, six films dont le dernier était un échec complet, le cinéaste décida d’arrêter toute collaboration avec les majors pour se consacrer à des projets plus personnels. Un article dans la célèbre revue the New Yorker attire son attention sur le dernier roman de l’anglaise Rumer Goodden The River qui inspirera le scénario de ce film.
En Inde, sur les bords d’un grand fleuve vit une famille de colons britanniques dont les deux filles tombent amoureuses d’un jeune officier américain qui a perdu sa jambe à la guerre. Conscient de son infirmité, celui-ci refuse de répondre à cet amour et repart seul.  La vie reprend son cours au bord du fleuve comme par le passé.
 
C’est un premier amour, il aurait pu se passer n’importe où mais il s’est passé ici en Inde. Cela change tout, les couleurs, les sons, les images et en même temps cela ne change rien : un premier amour est presque toujours pas le bon. Avec cette fable exotique, tournée en Inde, aux environs de Calcutta, aux bords du Gange, Renoir apparait comme un sage humaniste désenchanté qui nous fait comprendre qu'il faut
 accepter la souffrance pour approcher le bonheur.


Regard plein d’humilité face à un pays immense où la spiritualité coexiste avec la misère, les conflits et les guerres.
Renoir ne peut pas nous montrer, nous expliquer cette Inde-là. Alors, il filme des étrangers qui perçoivent l'Inde telle que lui-même l'a perçue. Sans lanciers du Bengale, sans tigres et sans éléphants, comme l’évoque le magazine Télérama  «  Le Fleuve est pourtant un film sur l'Inde. Mais c'est aussi du pur Renoir, ce Renoir qui disait : " Filmer, c'est connaître les hommes et même les aimer : sinon ce n'est même pas la peine de faire du cinéma. "

 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 08:57

Le Salon de musique film indien réalisé en 1958 par Satyajit Ray. Quatrième long métrage du cinéaste bengali.

A l’occasion de l’initiation sacrée du fils de son voisin, Biswamghar grand propriétaire terrien et ruiné revit celle de son propre fils. Sa femme et leur fils s’absentent pour quelques jours, le mari irrité par les attitudes de parvenu du voisin organise le même jour une fête pour essayer de le remettre à sa place et impose par messages à sa famille de revenir pour cette occasion mais au cours de celle-ci il apprend qu’ils ont été emportés par une tempête. La vie de Biswamghar s’arrête et ne veut plus entendre de musique. On revient au présent : Biswamghar décide de redonner une fête. A la fin de celle-ci, il humilie le parvenu. Au levé du jour il monte le cheva préféré de son fils mais le cheval se cabre, il tombe et meurt.


Ce chef d’œuvre évoque certaines traditions aristocratiques suivies par les Zamindars grands propriétaires terriens d’autrefois.  Dans leur immense résidence, il y avait un salon de musique où étaient données de somptueuses et ruineuses réceptions où se produisaient les meilleurs musiciens et danseuses. Biswamghar est le dernier d’une longue lignée et il va procéder à la destruction de sa famille et de lui-même dans le désir d’humilier une nouvelle bourgeoisie. Cette nouvelle bourgeoisie veut se hisser au même rang que Biswanghar et est admirablement restituée, analysée par Satyajit Ray  au moyen d’attitudes et de plans qui assimilent ses membres à de vulgaires parvenus. Cette décadence est faite par l’intermédiaire de la musique qui fascine le héros au point de le détruire et de parvenir à sa mort. Ce film est une allégorie de la beauté et du sublime mais aussi de la décadence de toutes choses.


« Le Salon de musique c’est le Guépard, c’est La Cerisaie à la mode indienne. Mais c’est aussi un film si beau, si simple, si envoûtant qu’il en devient universel » résume Télérama.

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:24

Singh is kinng !

C'est le titre d'un film qui est sorti vendredi 8 août dernier après une grande campagne publicitaire. Les critiques ont plutôt bien accueilli ce film  qui est un grand classique du genre, tout en faisant remarquer qu'il restait simplement un bon divertissement familial aux nombreuses scènes répétitives.

Le nom de famille Singh est un nom répandu de la communauté Sikh, communauté qui compte environ 30 millions de personnes (dont le Premier Ministre).  Les Sikhs sont facilement reconnaissables à leur turban et à leur barbe.

Voici l'affiche du film et le clip !

The Economics Times de ce lundi 11 août titre en première page Singh is Kiing rings in gold at the box-office ! Opening weekend at Rs 28 Crore (soit environ 7 Millions de $) Et pour un film indien, il fait la plus grande ouverture ce week end au UK, aux US et au Moyen-Orient ! 










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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:04


Bollywood situé dans le nord de Mumbai est le premier producteur mondial de films, environ trois par jour et le coût de production est vingt fois moins cher qu’un film américain ! Ces films s’exportent et plaisent beaucoup au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique du Nord ! Les films hindis sont un mélange fascinant de romantisme, de violence, de comédie et de tragédie teinté de scènes de danses et de chants. Le tout peut nous paraître kitsch car chaque séquence est très appuyée et répétée et la notion de subtilité ne semble pas du tout exister ! Les héroïnes au teint de plus en plus claires (nous pouvons remarquer pléthore de publicités pour des crèmes éclaircissantes, beaucoup de marques françaises sont sur le créneau) et de plus en plus maigres,  ajoutent une note glamour qui est indispensable pour séduire un jeune public féminin !
 

Aujourd’hui une actrice comme Sonam Kapoor, 23 ans, fille d’un très influent producteur de cinéma est un modèle pour nombreuses d’entre elles. Elle a perdu 30 kilos et représente les canons de beauté de la grâce féminine !

On peut voir en ce moment à Bombay beaucoup d’affiches pour  le film God Tussi Great Ho (adapation du film américain Bruce Almighty avec Jim Carrey) avec entre autres le très célèbre Amitabh Bachchan surnommé Big B dont sa carrière a commencé début années 70. Il très facilement identifiable avec ses cheveux très noirs qui contraste avec sa barbe toute blanche. Chaque jour pas une page de quotidien sans une photo de lui. Il représente le culte du héros et a commencé sa carrière dans les années 70, il joue souvent le rôle du méchant en colère !

La violence donne généralement dans le genre comique, yeux dans les yeux et invariablement par le triomphe du bien sur le mal !

Les séquences de chants (le plus souvent du playback et des doublages) et de danses vont de duos avec le héros et l’héroïne aux morceaux à grand spectacle avec de nombreux danseurs. Pour lancer un film avant sa sortie beaucoup de clips vidéo, dailymotion… permettent de promouvoir les films bien longtemps en avance et ces clips deviennent  bien souvent des tubes !

Cette recette magique pourrait bien devoir évoluer, car nombre de jeunes souhaitent davantage d’actions et un peu moins de scènes de danses et de chants mais celle-ci continuera cependant à exister avec de plus en plus de cinémas en Asie et en Inde qui  transforment leurs salles en version luxueuse (De Luxe)  et ressemblent à un service première classe d'un avion ! Vivement que j'emmène Geoffroy dans l'une d'elles même si les sous titres en anglais ne sont pas toujours assurés mais la magie sera de toutes les façons au rendez-vous !

Voici Sonam Kapoor...

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 23:55



Nocturne Indien

 

Voir dans la colonne de droite, l'article sur ce film revu avant notre départ...

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