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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 10:54

 
Swades, film écrit et réalisé par Ashutosh Goawriker en 2005 avec Shahrukh Khan et Gayatri Joshi qui jusqu’à présent n’a joué que dans ce film. Durée 3h30.

L’action de Swades, qui signifie en Hindi « notre peuple » se déroule dans un premier temps aux Etats-Unis où Mohan, interpété par le brillant Shahrukh Khan trouve dans ce film l’un de ses meilleurs rôles, en ne sur jouant pas et en utilisant avec simplicité, toutes les facettes de sa personnalité. Mohan est un jeune, brillant et idéaliste ingénieur qui travaille comme chef de projets à la Nasa. Après la mort de ses parents, il décide de revenir dans cette Inde colorée, hétérogène et complexe  afin de reprendre contact avec sa nourrice et aller à la quête de ses racines.

Comme dans le film culte Lagaan, également réalisé par Asutosh Gowariker trois années plus tôt, les scènes se déroulent dans un village où il va être confronté à la réalité d’un pays qu’il ne connait plus, tels que les castes, les coupures d’électricité, la pauvreté et les problèmes d’éducation. Il va devoir côtoyer l’humiliation et le désespoir.

Mohan ne pouvant rester indifférent va aider ce village à combattre les injustices du système.

Asutosh Gowariker compose un hymne passionné à son pays et Swades est un des rares films de Bollywood à montrer un vrai visage de l’Inde avec une grande sobriété qui n’est pas sans rappeler Mother India. Mais pour nos lecteurs qui apprécient les chansons, la danse, les intrigues amoureuses, la comédie ou l'action, Swades respectent aussi tous les codes de Bollywood.



J’espère que vous pourrez vous laisser émouvoir par certains très jolis moments poétiques comme la danse sur scène de Gita (Gayatri Joshi) ou bien lorsque Mohan lève un bras tendu vers les étoiles. Loin des mises en scènes lourdes et appuyées auxquelles Bollywood nous habitue, Asutosh Gowariker, avec une rigueur sans faille, parvient à garder un rythme soutenu mais aussi à conserver la beauté de chaque plan qui ne laisse pas la place à l'ennui.

C’est jusqu'à présent l’un des meilleurs films indiens qu’il m’ait été donné de découvrir, film drôle, émouvant sans jamais sombrer dans le mélo, subtile et merveilleusement bien accompagné par les six fabuleuses compositions musicales, de A.R Rahman, qui oscillent entre calme et intensité à l’image de ce que peut-être Swades.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 10:13

Little Zizou premier film écrit et réalisé en 2008 par la talentueuse Sooni Taraporevala, scénariste de Salaam Bombay et de bien d’autres films de Mira Nair.

Ce film est une délicieuse comédie intimiste sur des familles Parsies vivant à Bombay mais il n’est pas toujours facile pour une étrangère que je suis de percevoir toutes les finesses et subtilités et rire lorsque que je sens que c’est attendu.

C’est l’histoire de deux familles parsies voisines qui sont en conflit, tout les oppose et cette bataille est orchestrée par les deux chefs de famille Boman Pressvala éditeur d’un journal libéral et Cyrus II Khodaiji prêtre ultra conformiste. Le téléspectateur assiste à ces rivalités à travers le regard de Xerxès , un enfant de onze ans, fils cadet de Khodaiji. Ce jeune garçon, fan inconditionnel du footballeur Zinedine Zidane, n’a qu’un souhait : que sa Maman, morte depuis plusieurs années ait le pouvoir de faire venir à Bombay le légendaire footballeur. Il pense en effet que sa Maman est devenue un ange et qu’elle peut faire des miracles.

Son grand frère Art, dessinateur humoristique est follement amoureux de Liana, la fille ainée de Pressavala et il est assez vieux pour ne plus tenir compte de l’opinion de son père. Alors, il apprécie de passer du temps chez eux, car leur maison est toujours remplie de monde, d’amour et d’éclats de rire.

Au fur et à mesure du film les tensions s’accentuent atteignant leur paroxysme lorsque Pressvala rédige un article sur Khodaiji et bien évidemment les réactions ne se font pas attendre et peuvent rendent le téléspectateur hilare !

Ce film est plein de fraicheur avec la qualité des jeunes acteurs, des enfants qui n’ont jamais été devant la caméra auparavant ce qui leur permet de conserver pleinement leur naturel qui contraste avec l’attitude très théâtrale de Khodaji qui pourrait sortir tout droit d’un dessin animé tellement son personnage est caricaturale. Sooni Taraporevala  filme avec justesse et dans les détails ces moments intimes de la vie quotidienne ce qui tranche avec la plupart des films Bollywood. Elle réussit à porter un éclairage sur les coutumes, contrastes  et habitudes de la communauté Parsie qui n’arrive plus à se développer et à se moderniser mais sans jamais oublier la joie de vivre qui les caractérise.

Aujourd’hui la plupart des Parsis vivent à Bombay et en Amérique du Nord, et une majorité d'indiens ignorent tout de cette communauté. Vous rencontrerez sans doute plus facilement un Parsi au Canada qu’à Bangalore ! Pourtant cette communauté est une des plus significatives d’Inde et a fourni en son temps de nombreux avocats, industriels et hommes politiques. Les critiques sont nombreuses à l'égard des Parsis et soulignent un taux de naissances désespérément bas 70.000 Parsis et environ 7 naissances pour mille personnes ! Les Parsis refusent jusqu’à présent d’accepter la reconnaissance d’un enfant d’une femme Parsie qui aurait épousé un homme d’une autre communauté. Pour beaucoup de leaders de cette communauté il faut continuer de croire en la pureté de la race mais certains pensent au contraire qu' il faut s’ouvrir aux autres ce qui tend à provoquer certaines dissensions.

La réalisatrice, Soona Taraporevala, elle-même Parsie essaie tout au long du film de montrer avec humour et légèreté que la seule attitude à avoir est de sortir de ce fondamentalisme pour que cette communauté puisse à nouveau briller à Bombay et ailleurs.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:03

Le Tigre du Bengale, réalisé par Fritz Lang en 1959, version couleurs 97 minutes avec dans les rôles principaux Debra Paget (Seetha), Paul Hubschmid (Harald Berger) et Xalter Reyer (Chandra).

Troisième version adaptée au cinéma du roman de Thea Von Harbour. De retour à Berlin, après son exil hollywoodien, on demande à Fritz Lang de renouer avec l'un de ses amours de jeunesse, réaliser un film d'aventures indiennes.

Un jeune architecte Harald Berger venu travailler aux Indes, est engagé par Chandra, riche et puissant maharadjah d'Eschapur, afin de réaliser des travaux de rénovation et de restauration. Sur le chemin qui le mène à son nouveau travail, il sauve la vie de Seetha, une jeune danseuse sacrée, qui était attaquée par un tigre. Il en tombe instantanément amoureux ! Très vite le jeune architecte s'attire la colère, les foudres du maharadjah car la sublime Seetha lui était déjà promise en mariage.

La rivalité entre les deux hommes est inévitable mais pendant ce temps Eschnapur subit une serie de révoltes qui remet en cause le pouvoir du tout puissant maharadjah, révoltes orchestrées par le frère de celui-ci qui prépare un complot destiné à le renverser. Traqués, les deux amants n'auront pas d'autres choix que de s'enfuir dans le désert pour sauver leurs vies et le maharadjah sera contraint de renoncer au trône.

Le film en Allemagne remporta un vif succès sur un thème pourtant déjà traité au temps des films muets, Tombeau Hindou de Joe May en 1921, et une version parlante de Richard Eichberg en 1938.

Dans le Tigre du Bengale, de nombreux actes de bravoure peuvent paraître kitsch comme le combat avec le tigre ou lorsque la ravissante Seeta fait la danse du ventre devant un cobra afin de l'amadouer mais Fritz Lang maitrise parfaitement l'espace, le rythme et leTigre du Bengale a toutes les caractéristiques d'un film d'aventure exotique bien maitrisé et très réussi.
 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 12:03

Lagaan, film écrit et réalisé par Asutosh Gowariker. Durée 220 minutes avec dans le rôle principal la méga star  Aamir Khan, Paul Blackthorne et Gracy Singh.

Il n’a pas plu depuis deux années à Champaner, village du centre de l’Inde où règne une chaleur étouffante. Les villageois attendent avec impatience la mousson qui tarde à venir. Faute de pouvoir payer l’impôt sur les céréales, Bhuvan, jeune paysan charismatique, se voit lancer un défi par le capitaine Russel, commandant britannique du régiment, les battre lors d’un match de cricket. Si les villageois arrivent à remporter le match, le commandant annulera cette taxe pendant trois années en revanche si les anglais remportent la partie, les villageois devront s’acquitter trois fois du prix normal de cet impôt, somme irraisonnable.

Le capitaine Russel est confiant car les villageois n’ont aucune idée des règles de ce jeu et Bhuvan n’aura que trois mois pour constituer une équipe et les former. Le film retrace les premiers frémissements à la fin du XIXème siècle de la lutte pour l’indépendance. Les gentils et les méchants sont très vite identifiés. L’histoire ne laisse aucune place pour éprouver la moindre sympathie envers ces britanniques contrairement à de nombreux films étrangers où les réalisateurs filment avec nostalgie cet empire perdu. Comme tout film de Bollywood, Lagaan oscille entre mélodrame, comédie musicale, drames shakespearien, où scènes kitchissimes de western …

La virilité et le pouvoir de séduction d’Amir Khan sont sublimés dans ce film et les autres acteurs et actrices ne peuvent rivaliser, les femmes étant toujours au second plan. Lagaan est un film marquant du cinéma bollywoodien et a été le dernier des trois films présentés aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger et ce succès sans précédent a largement dépassé les frontières indiennes.

Cette production a su utiliser toutes les recettes à succès afin de combler le public indien qui apprécient ces grandes fresques mélodramatiques.  Mais pour une spectatrice comme moi encore bien novice dans les films indiens comment ne pas éprouver une certaine lassitude car chaque scène est prévisible et les clichés s’enchainent et prennent le dessus sur l’émotion.

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 14:25

Devdas film réalisé en 2002 par Sanjay Leela Bhansali, (3heures) un des réalisateurs indiens le plus doué de sa génération mais qui n'a pas réalisé suffisamment de films à mon goût (Black avec Amitabh Bachchan, puis Saawariya. avec Ranbir Kapoor et Sonam Kapoor)
L’acteur Shahrukh Khan (Une famille indienne, Om Shanti Om …) qui interprète le rôle de Devdas et Aishwarya Rai, le rôle de Paro incarnent un Roméo et Juliette au pays des Maharadjas.

Ce film est une des nombreuses adaptations cinématographiques d’un grand classique de la littérature indienne ; le roman de Chattopadhayay écrit en 1917.  Ce roman a d'ailleurs inspiré de nombreux films dont l’un de Chandra Barua en 1935 et l’autre de Bimal Roy en 1955.

Ce film est avant tout un grand émerveillement où tout est fait pour le plaisir des yeux, des travelling de longueurs prodigieuses, des acteurs qui sur jouent intensément, des décors majestueux et des costumes digne des contes les plus féeriques et tout cela tourné pratiquement qu’en studio !!

L’histoire prend place au tout début du XX ème siècle où le beau Devdas âgé de vingt ans rentre de Londres où il était parti étudier le droit ; mais malgré ces dix ans d’absence, il n'a jamais oublié sa voisine d’enfance Paro. Lorsqu’ils se retrouvent, chacun d’eux pensent que toutes ces années de séparation n’ont été qu’une parenthèse, mais la mère de Dedvas s’oppose à cette union car Paro est la fille d’une comédienne et son statut social l’empêche de l’épouser. Les scènes sont filmées dans des palais qui ressemblent à des prisons dorées et l’intrigue tisse le fil du drame. D’abord, un amour contrarié, Dedvas ne se remettant pas de son échec lorsque Paro épouse un veuf, vieux et riche puis en un second temps cet amour contrarié entraîne Dedvas dans la déchéance ; celui-ci va trouver un dérivatif dans l’alcoolisme et les maisons closes. Même la belle Chandramukhi ne pourra rien faire pour lui.

Le récit gagne au fur et à mesure en force et vérité au milieu de fastueux décors et costumes, un peu trop soulignés cependant. Très beau moment musical lorsque Paro et Chandramukhi, partageant le même impossilbe amour pour Devdas, se rencontrent et expriment ce qui peut les unir.

Nous avons beaucoup apprécié ce film pour toutes ces scènes de danses époustouflantes, pour la splendeur des décors qui peuvent paraître pompeux mais qui donnent  encore plus d'intensité à l'émotion.

J’espère très vite que ce réalisateur s’attaquera à un nouveau film et que nous aurons le plaisir de découvrir bientôt à nouveau des films cent pour cent Bollywood de cette qualité.

 

Prochain film que nous allons visionner et vous faire partager : Lagaan dernier des trois films indiens, présenté, aux oscars dans la catégorie meilleur film étranger !

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 17:30

Le dimanche soir est souvent l'occasion de regarder un film... Pour nous ce fut ce film qui nous a permis de passer une bonne soirée...


Le Mariage des Moussons réalisé par Mira Nair en 2001 évoque avec tendresse et humour les états d'âme d’une famille bourgeoise de Delhi.

 Lalit, le père de famille va marier sa fille, Aditi, avec un jeune homme qu’elle n’a pu voir qu’une seule fois. Mariage arrangé lorsqu’elle entretient parallèlement une liaison sans lendemain avec un présentateur à la télévision,  assez ringard marié et couard. Le mariage aura lieu dans la plus pure tradition indienne, celle du Punjab, avec le rituel du henné, des costumes d’apparat et les séances posées de photographies mais c’est également un mariage d’aujourd’hui où la famille éparpillée au quatre coins de la planète (Etats-Unis, Moyen-Orient, Australie), qui incarne une véritable diaspora éclatée, va se retrouver autour de ces festivités.

Pour plus de liberté, Mira Nair, a filmé beaucoup de séquences caméra sur l’épaule afin de donner plus de fluidité et de spontanéité à cette famille réunie dans cette grande maison, aux allures de ferme, située à la périphérie de Delhi; on sent d'ailleurs à travers la caméra l'attachement de la réalisatrice à cette ville. Entrecroisement de drame, de scènes de tendresse, d’incompréhension et de non dits. Malgré les apparences à sauvegarder, Lalit, le père (interprété par le talentueux Naseeruddin Shah trop rare au cinéma) saura prendre la bonne décision et faire preuve de modernité et de courage.

Ce film a tous les ingrédients d’un film Bollywood, musique pop indienne, jazz et musique traditionnelle du Punjab avec de jolis moments de scènes de danse qui rythment et accompagnent ce mariage mais Mira Nair ne sombre pas dans l’excès et sait filmer ce mariage avec  justesse et sensibilité. Il a reçu à Venise le Lion d’Or et a le mérite de montrer comment une certaine bourgeoisie indienne s’occidentalise petit à petit au contact de la mondialisation.

Pour nous qui vivons en Inde, le fim est finalement trés réaliste. Nous entrons véritablement dans une famille bourgeoise indienne et le film est presque un documentaire sur les relations qui peuvent exister dans une famille indienne aujourd'hui. Mais la caméra ajoute beaucoup de couleurs à ces scènes familiales qui sont restituées avec justesse. Comme dans la vraie vie indienne il y a des émotions, finement accentuées par une caméra proche des personnages. L'un des mérites de ce film est qu'il nous fait comprendre les personnages, car chacun a sa propre histoire, et toutes les relations qui existent entre eux dans le cadre d'une tradition familiale bien établie et obligatoirement partagée.

Enfin, et là on a apprécié, le film dure moins de deux heures ce qui contraste avec les films indiens qui durent de 3 à 4 heures.

Bref, nous vous invitons à voir ce film.

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 14:52

Voici l'interview d'Asutosh Lobo réalisée spécialement pour les lecteurs de ce blog ! Comme vous le savez, Ashutosh tenait le rôle de  Salim, ( à l'adolescence)  le frère de Jamal  dans le film.

Ashutosh, could you tell us more you about ; your family and studies ?

 

I’m fifteen – I’m the youngest in my family – I have two older sisters, and we’ve all loved drama and anything involving the theatre since we were little. Both my parents are doctors, but they’ve raised us to be very interested in the arts, but this also means that that there is no way they’re going to let me act unless I also continue with my studies.

 

I’ve  just finished my 10th standard Board exams, and believe me, my mum made sure I took my text-books even to L.A.! Thank god I’m on holiday now! At least until I start Junior College in June…

 

We heard that before playing as an actor, you had some experience in sketches and theatre ?

 

Yes. I’ve acted in every school play I could, and the year I audition for the movie was also the year I won best actor in my Inter-House Drama Competion at school. I’ve also done lots of elocution competitions and debates and stuff.

 

 

What have you done on the stage ?

 

I’ve acted in school mostly, so really random stuff, often plays we wrote ourselves…

 

 

How have you been selected for the movie “Slumdog” ? How many boys were candidates for this role ?

 

Well, they were scouting for boys at my school, it’s a well known boys school, and they say me rehearsing for a school play. I auditioned for them and got a call back later that evening. They really liked me, and they next day after talking things over with the director and all, I was in. They had to do screen tests and things like that , obviously to make sure I matched the older and younger Salims. They auditioned thousands of boys before me.

 

 

When you were selected for the movie, what was the reaction of your parents, your brothers and sisters ?

 

 Oh they were thrilled! My elder sister had already read the book and she immediately recognized it from the screenplay, and my parents quite like Danny’s films so, yeah, basically we all went out to dinner to celebrate.

 

 

When the movie was shot and how long did it last ?

 

It was shot towards the end of 2007 and the beginning of 2008.

 

What were the difficulties you met or you faced during the movie ? Were you nervous, tired, stressed ? How was the working atmosphere ?

 

Oh, the cast and the crew were brilliant! We really bonded, became our own little family, most of us are still in touch and call each other with updates.

Shooting was tiring, but I had a blast. Sometime I fell asleep in the car on the way home. But it was an enlightening experience. There was this one time in Agra at the Taj Mahal where the government wouldn’t let us shoot after the first day - apparently we were portraying the country in a bad light - so we had to stop.

 

Do you like Indian movies ? What Indian movies would you recommend for our French blog readers ?

 

Yeah, I do. For you readers…errm…hmmm, how about: Mr and Mrs Iyyer, Lagaan, Kal Ho Na Ho, Dostaana, I guess. Oh I don’t know, I like too many movies to name them!

 

Have you ever seen a French movie ? Which one and how much did you like it ?


Not really… or wait, yes I have! Does Asterix et Obelix with Gerard Depardieu count? I loved it. Of course it was with subtitles.

 

To what extent, this experience changed your life ? Are you seen differently by your friends or relatives ?


Well yes and no. my friends still bully me just the same. But on a more serious note, yeah., it has. I look at slum children differently now. And going to the Oscars was an amazing experience.

 

 

What about your future? What kind of studies do you plan to make ? Do you have any idea if you want to be an actor or not yet ?

 

Well, I’d love to be and actor! But I have to finish my studies first. And right now I think I want to study automobile design and engineering.

 

How many Indians have seen the movie ?

 

I don’t know. All, I hope!

 

Regarding the movie “Slumdog” what we read in the newspapers is that Indians had not the same opinion on the movie ; especially because the movie is giving a dark image of India. Do you agree with that ?

 

Yes and no. For us this is reality, something we face everyday so we’re used to it. For the west it was an eye-opener….

 

Last question regarding the movie ; what is the message the movie wants to give to the public ? Is it about possible friendship between persons of different religions (hindus and muslims ) ?

 

The movie had many messages. It was basically about breaking barriers. Religious barriers, class barriers, even just the invisible barrier that stops a person from dreaming big, look at the title, Slumdog Millionaire!

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 14:32





Nous avions promis une interview d'Ashutosh, l'un des acteurs de Slumdog Millionnaire...  Bon, hé bien, Indiablognote tiendra sa promesse...




Elle sera publiée dans les jours qui viennent...

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:46

Regardez bien cette photo ?

Savez-vous qui est le jeune garçon à gauche ? Cherchez bien... Vous l'avez probablement vu récemment...

Si vous avez trouvé, quelle(s) question(s) aimeriez-vous lui poser ?

PS: comme d'habitude Julien n'a pas le droit de répondre...

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 10:22

Petit sentiment de culpabilité venant de Geoffroy et de moi n'ayant toujours pas été voir le très oscarisé Slumdog Millionaire, je me décide alors à découvrir à la maison un monument du cinéma indien : "Mother India", réalisé par Mehboob Khan en 1957,  est intérprété par Nargis.

Premier film indien a être nommé aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger. Immense succès public ainsi que de la part de la critique. Ce film cinquante après est toujours considéré comme l'un des meilleurs films indiens jamais réalisé et est souvent comparé à "Autant en Emporte le Vent", qui est également un véritable monument du patrimoine cinématographique américain.

Les premières images du film montrent Radha, devenue vieille qui se souvient de ses luttes alors qu'elle vivait heureuse avec son mari Shamu et ses enfants. Dans le champs de la caméra, on aperçoit un tracteur, des centrales électriques, des routes pour montrer le succès de l'Inde moderne, dix ans après son indépendance.

Pour en arriver là des difficultés ont du être affrontées. Le réalisateur Mehboob Khan les retrace au travers du destin de cette mère de famille, Radha, qui se souvient de son passé. Tout d'abord son mariage pour lequel ils se sont endettés, de leurs trois enfants avec lesquels ils ont vécu pratiquement dans la misère et leur terre qui fut vite hypothéquée par Sukhilala, un usurier bien cupide. Puis, son mari perdit les deux bras dans un accident et décida de la quitter. Seule, Radha éleva ses enfants et continua à se battre pour défendre ses droits.

Le réalisateur filme avec grand réalisme le courage surhumain de cette femme en insistant sur le dur labeur d'une mère qui cultive la terre sans se laisser abattre. Mais un conflit s'élèvera avec l'un de ses fils rebelle qui sera chassé du village et deviendra bandit. Radha n'aura pas d'autres choix que de tuer ce mauvais fils qui menace l'honneur du village. Mother India est d'un côté empreint d'un grand réalisme social de l'époque avec de nombreuses scènes tournées en extérieur (très rare à Bollywood) ; certaines sont directement inspirées du cinéma soviétique ou chinois commes par exemple les chansons qui magnifient le paysan au travail, la terre de tous ses espoirs.  Ce film a également tous les ingrédients d'un grand mélodrame avec son lyrisme exacerbé, ses malheurs et luttes à répétition où chants et danses s'invitent à tout instant.

Mother India est devenu un des classiques absolus du cinéma indien et fut applaudi dans le monde entier ; il aura permis à la grande Nargis d'interpréter l'un de ses plus beaux rôles où elle incarne le corps et l'esprit du film !

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