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Bliss 1998 (Real World dont Peter Gabriel produit un certains nombres de disques)

Très beau disque d’exploration musicale entre autres indienne et pakistanaise, où l’on peut écouter la voix puissante de l’immense Nusrat Fateh Ali Khan.

   

 

Sangam Rag Miya ki Todi, Rag Bilaskhani Todi Imrat Khan

En compagnie du maître du subahar (sitar grave) Imrat Khan, le frère du grandiose Vilajat Khan qui illumina Le Salon de musique,  film de Satyajit Ray, la sérénité s’installe, portée par des notes solitaires ou en cascades et qui s’envolent tout doucement. A ses côtés, très discret au tabla (instrument de percussion indien) son jeune fils, Shafaatullah Khan.

 


Mokhsa
de Amjad Ali Khan 2005 Real World

Cet album nous permet d’écouter une grande variétés de ragas, incluant de la folk music (musique populaire traditionnelle) de deux états : le Bengale Oriental et l’Himachal Pradesh. Amiad Ali Khan accompagné de ses deux fils a nommé chaque morceau en fonction de son humeur.

 

Sangam Charles Lloyd, Zakir Hussain, Eric Harland

 

Le saxophoniste américain Charles Lloyd qui fut longtemps un compère d’Ornette Coleman, de  Keith Jarrett et de bien d'autres s’essaie aux musiques indiennes en compagnie de quelques maîtres du raga. Ce trio, enregistré en 2004, en Californie se veut, comme l’indique le mot sangam : une rencontre. Berceuses indiennes distillées au chant, ou encore intimes balades au piano mais c’est surtout l’immense talent du saxophoniste Charles Lloyd qui oscille toujours entre mélancolie et gaieté.

 


Dancing in the light
de Lakshmi Shankar

 

Lakshmi Shankar, 82 ans, reste toujours une référence du chant classique indien qui navigu entre prières et chansons plus légères. Dieu et l'amoureux s'y confondent souvent. Il arrive aussi, dans le chant profane, que l'amant se cache derrière le mari.

 

Wanderlust de Kiran Ahluwalia

Née en Inde il y a trente-neuf ans, élevée au Canada et installée à New York avec son époux guitariste et arrangeur d'origine pakistanaise son credo est le ghazal (chant d’amour parfois à résonnances mystiques ancrées dans les traditions médiévales arabes). Elle se les approprie et les nourrit, en petites touches des musiques qu'elle aime, fado, rock ou électro.

 


Rendez-Vous
dont  Bénarès. Erik Truffaz  avec Indrani et Apurba Mukherjee

Disques sous forme d’une invitation aux voyages, vendus séparément ou regroupés en un coffret intitulé Rendez-Vous : Paris-Bénarés-México. Entre 2007 et 2008, le trompettiste Erik Truffaz qui cherche à développer à chaque enregistrement de nouvelles experiences, a approfondi des rencontres dans ces trois villes où souffle un air de grande sensualité.

 


Miles From India: A Celebration of the Music of Miles Davis 2008

Miles From India est le nom d’un groupe de travail de musiciens de jazz indiens et américains ainsi que le titre de leur premier album qui reprend des compositions écrites par Miles Davis entre la fin des années 60 jusqu’au début des années 80. Disque qui nous fait porter en nous ce génial trompettiste avant gardiste ! (Petite parenthèse : voir, revoir Ascenseur pour l'Echafaud de Louis Malle avec cette sublime BO où Miles Davis improvise un splendide solo... Deux artistes partis bien trop vite).



Bande Originale de Slumdog Millionaire de A R Rahman 2009

A R Rahman considéré comme le Mozart de Chennai et surtout le pape des B.O bollywoodiennes (Lagaan,...) a composé touta  la bande originale du film. M.I.A, chanteuse britannique d'origine Tamoul spécialiste d'une musique électro-urbaine participe à l'une des chansons "O...Saya". Mélange très rythmé de hip hop et de musique indienne.


Music of India The Deben Bhattacharya Collection

Deben Bhattacharya est né à Bénarès au début des années 1920 et a passé plus de quarante ans sur les routes. Certains auraient pu le voir comme un des précurseurs de la World Music mais il reste pour un grand nombre d'entre nous un pionnier des musiques traditionnelles et populaires.

Sa musique, ses enregistrements n’ont pas de frontières. Il a pu enregistrer dans des dizaines de pays et en a publié de nombreux disques. Dans les années cinquante, il suit les traces du flamenco aussi bien dans les chants des gitans que dans ceux du Nord de l’Inde. Notamment, il reste un exceptionnel témoignage daté de 1955 de pèlerins andalous rassemblés aux Saintes Marie de la Mer ou encore quinze ans plus tard, un concert organisé à Calcutta pour des réfugiés après la partition du Bengale.

Cet homme passionné est durant toutes ces années producteur free-lance pour le compte de la BBC, il est également photographe, producteurs de documentaires mais également de centaines de disques en France et aux Pays-Bas. Deben Bhattacharya nous fait découvrir à travers ce double disque ses enregistrements sur le terrain, dans le premier nous sommes à la découverte des nomades et de leurs périples d’Asie vers l’Europe et dans le second il nous ramène du côté des gitans de France et d’Espagne.

Il nous a quitté en septembre 2001 et laisse derrière lui un fabuleux et immense répertoire réedité en Allemagne mais aussi par de jeunes indiens américains soucieux de faire connaître et de faire partager les musique envoutantes de cet éternel baroudeur à une diaspora américaine à la quête de ses racines.

A travers ces musiques d’une grande intensité et de ces chants bouleversants. Deben Bhattacharya a su restituer avec beaucoup d’émotion les richesses multiples de tous ces peuples dont il a été proche et dont il a su restituer leur âme.

A noter un documentaire de Stéphane Jourdain, La musique selon Deben Bhattacharya réalisé en 2002 sur le parcours de cet homme hors du commun.

Ravi Shankar

Dans notre blog Geoffroy et moi essayons d’avoir toujours un regard ouvert et de ne pas trop nous laisser envahir par les désagréments que l’on peut vivre à Bombay, mais depuis quelques jours il m’est impossible d’apprécier cette ville ... Alors ce soir après une journée si mal vécue je n’avais qu’en tête me retrouver un peu au calme et écouter de la musique ! Faire découvrir à mes petites oreilles et à vous, lecteurs si précieux et toujours plus nombreux, l’envoutante musique de Ravi Shankar, le maître du sitar indien ! Dès les premiers morceaux, j’ai pu ressentir un apaisement bien nécessaire et salutaire !


A 89 ans, Ravi Shankar est toujours considéré comme le meilleur ambassadeur et musicien sitariste. Il donne encore des concerts dans le monde entier accompagné depuis quelques années par sa dernière fille Anoushka Shankar. Son autre fille, la talentueuse Norah Jones aura choisi une autre voie musicale, le jazz où elle compose et chante.

Le père de Ravi Shankar, fait partie de la haute caste, des brahmanes, il est avocat pour la Société des Nations  et s’expatrie avec sa femme et ses deux fils à Paris. Contrairement à d’autres familles ils ne descendent pas d’une dynastie de musiciens.

A dix ans, le voilà qui vit à Paris une vie facile, proche de son frère qui dirige une troupe de danseurs. Quelques années plus tard, lorsque Ravi a quinze ans son père meurt ; Ravi rencontre par son frère et par l’influence de sa maman, à Paris, son gourou Ustad Alludin Khan qui le prit sous son aile pendant sept années où il a vécu dans des conditions parfois très difficiles et douloureuses. Avec le recul, cette expérience a été une bénédiction pour lui.

Il collabore par la suite à la musique des films de la trilogie de Satyajit Ray : Pather Panchali (La complainte du sentier 1955), Aparajito (L’invaincu 1956) et Apu Sansar (Le monde d’Apu1959). C’est également à cette époque qu’il commence à se produire aux Etats-Unis et à faire connaître la musique indienne. Le son envoutant et si caractéristique du sitar avec tous ses effets de résonances attire les musiciens rock des années 1960 et début 1970 qui sont en pleine quête d’originalité, d’exotisme et de psychédélisme. Georges Harrison devient son élève et depuis il ne cessera d’enseigner, d’enregistrer et d’être sur scène. En 1982, il signera la musique du film Gandhi, de Richard Attenborough. 

A noter trois magnifiques beaux albums à découvrir, d’abord un double album Concertos pour sitar n°1 et n°2 dirigé par André Prévin, Une vie en musique avec comme invité le violoniste Yehudi Menuhin et le flûtiste Jean-Pierre Rampal, neuf morceaux choisis entre 1958 et 1976 qui illustrent toute l’attirance, les couleurs pour le raga, un très bel échange entre autres le flûtiste et le sitariste. L’intensité est à son apothéose avec le morceau de musique Dhun qui fusionne musique traditionnelle et rock. Egalement, un autre album Chants of India consacré à de chants religieux, sorti en 1997, produit par Georges Harrison. Mais malgré tout ces invités o combien talentueux, j'ai une petite préférence pour ces sublimes solos.

Ravi Shankar incarne parfaitement le symbole contemporain de l’ouverture à l’autre, du brassage, du partage des cultures et de la compréhension entre les peuples.

 

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