Economie

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 10:44

Lorsqu’on parle de l’économie indienne, on sait que la croissance est la deuxième plus importante du monde, mais on a en tête que l’Inde a été un pays sous-développé, puis un pays en développement, enfin un pays émergent pour reprendre l’évolution de la terminologie. Il est temps de réviser notre histoire !

 

Parlons plutôt de l’Hindoustan, puisque c’est ainsi que l’on appelait l’Inde, au cours des siècles passés. Le passé est toujours riche en enseignement…

 

Donc l’Hindoustan était-il un pays sous-développé ?

 

Peu de personnes savent que l’Hindoustan (territoire actuelle de l'Inde plus le Pakistan et le Bangladesh) et la Chine furent pendant longtemps les deux premières économies mondiales ! Rien de moins.

 

On estime que du temps de Jésus-Christ, l’Inde représentait 33% du PIB mondial et la Chine 26%. Enorme ! L'Empire romain ne représentait alors que 22% du PIB mondial.

 

Plusieurs milliers de pleines lunes plus tard, en l’an 1000, l’Inde, pardon l’Hindoustan, représentait 29% du PIB mondial et la Chine 23%.

 

Faisons encore un grand bond en avant et ces mêmes chiffres sont de 24% et 25% en l’an 1500.

 

Ceci signifie que durant les 1500 premières années de notre ère, l'Inde était la première puissance économique mondiale ! Après 1500, la première puissance devient la Chine.

 

En 1700, l’Hindoustan représente encore 24% du PIB mondial. Le PIB de l’Hindoustan déclinera ensuite à 12% en 1860, puis à 4% lors de l’indépendance et s’établira à 5% en 2001.

 

Au début du règne d’Akbar, en 1556, l’Inde compte 100 à 145 millions d’habitants et c’est le pays le plus peuplé de la planète. Si la majorité de la population vit dans les zones rurales qui ne connaissent pas beaucoup d’évolutions, il en va différemment pour les échanges commerciaux qui se développent de manière importante en profitant de l’engouement sans précédent de la clientèle européenne pour les textiles indiens vendus par les castes de commerçants prospères. L’hégémonie moghole interdit tout trouble militaire ou religieux et c’est une ère de prospérité économique, l’essor de l’industrie textile assurant le plein emploi. Les choses évoluent ensuite. Entre 1700 et 1820, la population européenne progresse de 74% alors que celle de l’Hindoustan n’augmente que de 37%. Le déclin s’amorce à la mort d’Aurengzeb en 1707, le pays se fractionne et perd sa stabilité politique ce qui explique qu’il est de plus en plus dominé par les puissances européennes puis par l’Angleterre seule.

 

Ce qui est intéressant c’est que le % du PIB indien dans l’économie mondiale dans l'histoire est très voisin du % de la population indienne par rapport à la population mondiale, et ce jusque vers 1700. La corrélation disparaît après avec le développement de l’Europe et l’appauvrissement de l’Inde par sa colonisation. La question du bilan économique de la colonisation britannique fait encore débat et pour une fois nous résisterons à la tentation d’égratigner nos amis d’Outre Manche. A dire vrai, les choses ne sont pas si simples, même si on peut, sans offenser les inventeurs du cricket, dire que la colonisation n’a pas vraiment profité aux Indiens.

 

Ces chiffres proviennent de plusieurs travaux universitaires menés ces dernières années et sont exprimés en PIB PPA (Parité de Pouvoir d’achat). On peut saluer au passage les travaux de l’économiste Angus Maddison (1926 – 2010) en 2003 qui est l'un des rares économistes à avoir étudié la croissance mondiale par zone géographique sur le très long terme (de l'an 1 à l'année 1998).

 

La notion de PIB exprimé en parité de pouvoir d'achat est intéressante car elle prend en compte le coût de la vie ; ansi un indien qui a 50 € est plus riche qu'un français qui a 100 €.

 

En 2007, l'Inde était la 12ème économie mondiale et son PIB représente 2,15% du PIB mondial ; mais en parité de pouvoir d'achat l'Inde est au 4° rang mondial soit 5% du PIB PPA mondial.

   

On sait aujourd’hui que la croissance du PIB indien est forte (8%) et que l’économie indienne monte dans le classement mondial. Rien n’empêche d’imaginer qu’elle se situe à un rang en ligne avec le pourcentage de population qu’elle représente. Tout comme la Chine.

 

 

 

inde660 big

 

 

 

 

Ne vous a-t-on pas souvent dit dans ce blog que l’Inde était un pays plein de richesses ?

 

 

Pour en savoir plus :

 

http://www.theworldeconomy.org/frenchpdf/MaddtabB18.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_historique_des_r%C3%A9gions_et_pays_par_PIB_(PPA)

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 10:40

Le marché automobile se porte très bien mais nos constructeurs français peinent à trouver leur place.

 

Le marché indien 2009-2010 (d’avril 2009 à mars 2010) a progressé de 25,1% à 1.526.787 unités, voire de 28% à 2,48 millions d’unités en comprenant les véhicules utilitaires.

 

Maruti-Zen-Estilo-3_220919733.jpgToujours leader avec plus de la moitié du marché, Maruti-Suzuki empoche 765.526 unités, en hausse de 20,2%, devant Hyundai avec 314.967 unités (+29,1%) et le constructeur national Tata 201.399 unités (+25,5%).

 

En juin, les ventes ont fortement progressé avec 141.184 véhicules vendus. Les analystes estiment toutefois que la demande devrait ralentir les mois prochains en raison de la hausse des prix du carburant et de prêts automobiles plus coûteux liés à des taux d'intérêt plus élevés. Cela étant, le FMI vient de revoir à la hausse les prévisions de croissance (GDP growth) de l’Inde pour 2010 à 9.5%.

 

Nos constructeurs français ont un peu de mal et beaucoup de retard avec le marché indien.

A propos de l'Inde que PSA Peugeot Citroën considère aussi comme "un marché prioritaire", il a indiqué qu'il y avait "toujours des discussions, mais rien de concret".

Les quotidiens économiques La Tribune et Les Echos, citant des informations de l'agence Bloomberg, indiquent que PSA pourrait investir 700 millions d'euros dans l'Etat d'Andra Pradesh (sud) pour y construire "une usine d'une capacité de 100.000 voitures".

L'entreprise franco-japonaise Renault Nissan vient de signer un protocole d'accord avec l'Indien Bajaj pour créer, developer et distribuer la dernière voiture “ultra low cost” (ULC), annonce le quotidien Mint. La firme indienne s'occupera du design et de la construction des véhicules pour l'Inde et les pays en voie de développement. Renault-Nissan prendra en charge la publicité et la distribution du nouveau modèle.
 
En mai 2008,  les constructeurs automobiles avaient entamé une nouvelle alliance pour développer la voiture ULC. Une nouvelle entité devait naître de cette union, détenue à 50% par Bajaj, à 25% par Nissan et à 25% par Renault. Ce nouveau véhicule ultra low cost devrait voir le jour en 2012.

 

Renault est déjà implantée en Inde depuis plusieurs années. Associée jusqu'à récemment dans une joint venture

avec le constructeur indien de véhicules utilitaires, Mahindra & Mahindra, l'entreprise française produisait et vendait une autre voiture à bas prix: la Logan., après une faible percée de la Logan sur le marché indien, M&M a finalement racheté les parts de Renault dans l'affaire le 17 avril dernier.

 

b156.jpgL’échec de la Logan semble avoir plusieurs raisons ; la commercialisation de la Logan a commencé en 2007, juste avant la crise de l’automne 2008. Ensuite, la Logan a fortement souffert d’une mesure fiscale prise par le gouvernement indien en 2008. Cette nouvelle mesure pénalise les véhicules de plus de 4 m de long en les assujettissant à une taxe de 24%. La Logan, qui mesure 4,25 m, a ainsi vu son prix exploser. Désormais trop chère pour se positionner parmi les voitures low cost et trop petite pour prétendre rivaliser avec les véhicules d’un standing supérieur, elle n’a plus vraiment sa place sur le marché indien.

 

Ensuite, il ne faut pas négliger un important facteur esthétique : le design de la Logan était jugé vieillot et démodé par les Indiens. La Logan n’incarnait pas la modernité. Par ailleurs, la Logan, conçue à l’origine pour les marchés de l’Europe de l’Est, n’était pas représentative de l’image de la France auprès des Indiens. Par rapport à son prix, les Indiens s’attendaient donc à une voiture moins rudimentaire et plus novatrice.

 

Sources :

http://gestion-des-risques-interculturels.com/risques/pourquoi-renault-a-echoue-en-inde-avec-la-logan/

http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-renault-abandonne-sa-joint-venture-avec-mahindra-5241.asp?1=1

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/psa-se-renforce-en-chine-et-regarde-vers-l-inde_235398.html

http://automobile.challenges.fr/actualites/9932/breve.html

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 06:01

La roupie indienne va bientôt avoir son propre symbole graphique à l’instar du dollar ($), de l’euro (€), de la livre (£) ou du yen !

 

2469420584.jpgLe gouvernement indien avait lancé le processus en mars 2009 en demandant des propositions de symboles. Mais il y avait un cahier des charges et le symbole devait reflêter la philosophie et la culture indiene. Plus de 3000 propositions ont été faites et finalement 5 propositions ont été sélectionnées.

 

Le 15 juillet, le gouvernement a tranché. La proposition d’un étudiant informatique a été retenue : il s’agit d’une combinaison de la lettre romaine majuscule R et du caractère hindi Ra.

 

 

Le nouveau symbole sera utilisé une fois qu’il aura été intégré dans l’Unicode Standard ce qui prendra encore 18 mois ou deux ans.

 

"Ceci marque l'arrivée de la devise indienne en tant que devise forte sur la scène internationale et je pense que chaque Indien devrait en être fier", a considéré devant la presse la ministre de l'Information, Ambika Soni.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 16:13

Il existe en Inde 95 banques qui disposent de 53 000 agences. Le système bancaire se développe au rythme de l'économie et dans les deux dernières années, près de 25 millions de nouveaux comptes bancaires ont été ouverts. Cependant, seulement 40% de la population est bancarisée.

 

Le secteur est largement dominé par les banques publiques (dont la première est la State Bank of India avec ses 160 millions de clients !).

 

rbi.jpgTrès contrôlé par la RBI (Reserve Bank of India), le secteur bancaire est sain ; rien à voir avec les milliards de créances douteuses que portent depuis des années les banques chinoises.

 

Les autorités agissent pour que les banques désservent le secteur rural (70% de la population) et pour que les banques, comme en Europe, participent plus activement au développement de l'économie.

 

Si l'organisation, la productivité et la rentabilité des banques sont très variables d'une banque à l'autre, globalement les banques sont saines et ont été peu touchées par la dernière crise bancaire. Il faut dire que leurs opérations sont strictement surveillées par la RBI.

 

Les services bancaires de base (tenue de comptes courants, comptes d'épargne, cartes de crédit, guichets automatiques) sont assurés dans des conditions satisfaisantes. En revanche beaucoup d'opérations financières (placements, assurance) sont effectuées hors du système bancaire par des conseillers financiers indépendants qui ne respectent pas toujours les règles déontologiques. On est assez loin du modèle français où, via son conseiller, on peut accéder à un grand nombre de produits et services.

 

Malheureusement les prélèvements ou virements automatiques sont peu répandus ce qui explique le nombre de personnes qui se rendent dans leurs agences pour payer des factures. La densité de clients dans les agences est assez impresionnante et souvent incompatible avec la confidentialité des conversations ! Quel contraste avec le mobile-banking qui vous fait recevoir un SMS chaque fois que vous effectuez une transaction avec votre carte de crédit !

 

La règlementation actuelle interdit aux banques étrangères de prendre le contrôle de banques indiennes (c'est autorisé mais jusqu'à 5% du capital) et les autorités font remarquer, non sans raison, que cette règle leur a permis de traverser sans difficulté majeure la dernière crise.

 

Bref un système bancaire sain qui doit cependant se moderniser notamment dans le traitement commercial de la clientèle.

 

 

 

  

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 10:05

L’Inde fait partie des premiers pays (avec la Chine) qui a émis des pièces (vers 600 av J-C). Mais la roupie date du XVI° siècle.

Les premières monnaies indiennes sont en argent et non en or. Ce sont de petites pièces grossièrement carrées, pesant 3,5 g environ et portant jusqu’à cinq symboles apposés séparément au moyen de poinçons dont on connaît au moins 300 types différents. Ces monnaies poinçonnées sont antérieures à la conquête d’Alexandre (327-326 av. J.C.) et peuvent dater du VI ou VIIe siècle. Mais cela c’était bien avant la roupie !

Et tout d’abord un peu d’étymologie !

Le mot roupie vient de rup ou rupa qui signifie argent (le métal) dans plusieurs langues indo-aryennes dont l’hindi. En sanskrit le mot rupyakam signifie pièce en argent.

tigremainsnues.jpgMais qui a introduit la roupie ? C’est tout simplement Sher Shah Suri, un empereur du Bengale qui régna de 1540 à 1545. Pour la petite histoire ce brillant stratège que fut Sher Shah Suri aurait tué à mains nues un tigre adulte !

Donc au début la roupie est une pièce en argent de 11 grammes ! Toujours au début la roupie était subdivisée en 16 annas, 64 paise ou 192 pies ! Les indiens ont l’art de subdiviser ! L’usage de la roupie a même franchi quelques frontières et bras de mer puisque la roupie indienne a été utilisé en Arabie et sur la côte est africaine.  Quant aux subdivisions la décimalisation n’interviendra qu’en 1957 en Inde, la roupie étant alors divisée en 100 nouveaux paises ! Aujourd’hui on est d’ailleurs dans une situation cocasse car les paises existent toujours et figurent sur plein de factures, comme celle du téléphone, mais on arrondit toujours à la roupie supérieure.

Pour les historiens de l’économie, la roupie a été longtemps rattachée à la valeur du métal argent. On se souvient (mais si, mais si !) des longs débats sur le bimétallisme (or et argent) et la rupture avec celui-ci pour un rattachement à l’étalon-or (Gold Standard). Lorsque de grandes quantités d’argent (métal) furent découvertes aux USA, le cours de l’argent baissa par rapport à l’or ; or la roupie étant restée rattachée à l’argent (depuis 1835), il s’en suivit une forte dépréciation de la monnaie qui pénalisa les indiens dans leurs importations.

Enfin, à Pondichéry il y eut la roupie de l’Inde française (French India rupee) émise sous forme de pièces jusqu’en 1871, puis sous forme de billets ; cette roupie française, émise par la Banque de l’Indochine, valait une roupie de l’Inde anglaise.
250px-French1rupee.jpg






















T600FiveRupeesIndoChineobv.jpg
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 07:50

L’Inde est-elle bien équipée en matière de télécommunications ? Si le nombre de téléphones mobiles est plus qu’impressionnant, l’analyse des autres moyens de télécommunications fait pourtant ressortir de grandes insuffisances.

 

En matière de téléphonie fixe, l’Inde compte 38 millions de lignes fixes ce qui donne un taux de pénétration de 3,3%, taux qui passe à 2% dans les zones rurales. L’insuffisance d’infrastructures et le fort développement de la téléphonie mobile expliquent cette situation.

 

Situation complètement différente en matière de téléphonie mobile où l’Inde compte 404 millions d’abonnés, soit plus d’un tiers de la population. Depuis 5 ans, ce marché connaît la plus forte croissance mondiale du nombre d’abonnés (avec environ 10 millions de mobiles neufs vendus chaque mois !). L’Inde se place au deuxième rang mondial en nombre d’abonnés, derrière la Chine et devant les USA. Performance d’autant plus remarquable que la 3G n’existe pas encore en Inde.

 

En matière d’internet, l’Inde est en retard ! Si la population d’internautes est évaluée à 54 millions, le nombre d’abonnés à Internet n’est que de 13 millions (décembre 2008) dont la moitié sont à haut débit. La majorité des internautes accèdent à internet via des cybercafés. Dans l’ensemble les connexions internet ne sont pas de bonne qualité et beaucoup d’abonnés sont en fait abonnés à deux opérateurs afin de se protéger des coupures de connexion aussi fréquentes qu’inexpliquées.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 10:34

Hier le Ministre des Finances présentait le budget de la nation et aujourd’hui toute l’actualité est largement dominée par les réactions à ce budget. La Bourse a d’ailleurs accusé le coup en plongeant de 6%.

Ces premières réactions négatives s’expliquent par le fait que l’Inde annonce ainsi un déficit budgétaire représentant 6.8% du PIB (à comparer à 6.2% l’an dernier), ceci faisant craindre une perte de confiance ultérieure dans la solidité de l’économie et des finances indiennes.

Mais à notre avis ce choix budgétaire traduit surtout une forte volonté de relance du marché intérieur rendue nécessaire par la baisse du commerce mondial et par un pari sur l’avenir ; en effet la croissance indienne est ramenée de 9 à 6% mais les autorités espèrent rapidement revenir à 8-9% de croissance annuelle  ce qui suppose quand même une amélioration de l’économie mondiale qui n’est pas encore perceptible.

L’Inde, dans ce budget, met l’accent sur les infrastructures (le gros point faible du pays) et le développement social, agricole notamment.

Un autre point important est la forte augmentation du budget de la Défense (+24%) qui traduit la prise de conscience par les responsables politiques qu’il n’y peut y avoir de développement durable sans paix et sécurité. Prise de conscience bien compréhensible après les attentats sanglants du 26 novembre dernier à Bombay. L’Inde reste le premier acheteur d’armement parmi les pays émergents (son équipement militaire est essentiellement russe), mais par rapport au PIB ce budget ne représente que 2%, loin derrière le Pakistan (5%) ou la Chine (7%).



Les réactions négatives des milieux d’affaires s’expliquent par l’augmentation du déficit public et le peu d’empressement montré par ce budget en matière de dérèglementation du secteur public et d’ouverture au capital privé ou étranger.



De notre point de vue, les choix budgétaires du gouvernement sont clairement exprimés et sont assez logiques. L’augmentation du déficit des finances publiques pour relancer le marché intérieur est un bon choix, tout comme la forte impulsion donnée aux infrastructures. Reste à voir si tout cela sera effectivement mis en œuvre dans des conditions de prix et de délai satisfaisantes.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 12:46

L’entreprise suédoise bien connue IKEA travaille depuis longtemps sur un un grand projet d’investissement en Inde. 25 magasins et 1 milliard USD d’investissements. Même si l’Inde est une grande économie, 1 milliard de dollars d’investissement, c’est conséquent.


IKEA était donc dans la dernière phase du projet, avant décision de lancement. IKEA rencontre les autorités indiennes et évoque notamment les contraintes règlementaires qui obligent IKEA à ne contrôler que 51% de sa filiale indienne et à trouver un partenaire indien pour les autres 49%.


La réglementation indienne, ici pour les investissements étrangers, est parfois curieuse. Des marques comme Reebok, Louis Vuitton peuvent être présents à 100% mais dans la distribution de meubles et autres accessoires c’est un maximum de 51%.

 

IKEA a évoqué ce problème avec des hauts fonctionnaires indiens en insistant sur le fait que sa politique consistait à avoir le plein contrôle de ses filiales partout dans le monde. Les hauts fonctionnaires ont indiqué que la loi c’était la loi et que cela ne changerait pas à moyen terme.

 

Vendredi dernier, IKEA à fait savoir qu’il renonçait à cet investissement indien compte tenu de la lourdeur des contraintes règlementaires.

 

Connaissant un peu ce sujet, il est probable qu’IKEA a été effrayé, d'une manière générale, par les lourdeurs bureaucratiques indiennes.

 

Dommage pour l’Inde et pour les consommateurs indiens.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /2009 15:08

Début janvier le scandale Satyam éclate (nous l'avions relaté dansce blog) : la 4° entreprise informatique indienne, comptant 53.000 salariés, révèle que ses comptes sont faux depuis plusieurs années et que les chiffres avaient été "gonflés" d'un milliard d'euros !

Le gouvernement a réagi immédiatement en prenant en main la situation. Coté juridique la loi indienne (Company Act) permet au gouvernement d'intervenir, sans limite, dans ce genre de situation extrème même lorsque cela concerne une entreprise privée. Le Conseil d'Adminsitration est aussitôt dissous et de nouveaux administrateurs sont immédiatement nommés par le gouvernement qui choisit des personnalités incontestables du monde économique. Le gouvernement n'injecte pas de fonds mais intervient de manière adaptée afin de rétablir la confiance des clients et des salariés. Le nouveau Conseil lance un processus d'appel d'offres qui est maintenant terminé et l'entreprise est reprise par un autre groupe indien.

Le principal dirigeant du groupe, actionnaire en même temps, est inacarcéré quelques jours seulement après la découverte de la fraude. Il va être jugé et est passible de la prison à vie.

Dans l'Inde où beaucoup de choses sont étonnemment lentes, il faut souligner la très grande efficacité dont les autorités ont fait preuve dans ce dossier. Au final, l'Etat n'a pas eu besoin d'engager des fonds publics et a réussi à remettre sur pied une entreprise qui emploie 53.000 salariés.

Comme les scandales de ce genre se produisent partout (Enron, Madoff entres autres), nous pensons que l'on devrait introduire dans les dispositions légales des pays le concept de crime économique pour sanctionner ces agissements délibéremment frauduleux à l'instar du concept de crimes contre l'humanité.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 14:07

Ratan Tata aura réussi son pari ! Aujourd'hui c'est le lancement de la Nano, la petite voiture d’un grand rêve !

Petite voiture par ses dimensions, avec un prix qui permet de rêver.

 

Promise aux Indiens au tarif record de 100.000 roupies (2.000 dollars ou 1.500 euros) dans sa version la plus rudimentaire, la Nano pourrait être vendue en Europe à l'horizon 2010-2011 (mais à 5.000 euros) compte tenu d'équipements répondant aux normes de sécurité et de pollution, avait déclaré M. Tata au salon automobile de Genève début mars.

 

La nano est équipée d'un minuscule moteur de 624 cm3 (celui d'une bonne moto) sans climatisation, ni vitres électriques, ni direction assistée.

 

Mais l’économie indienne est en crise et le groupe Tata a rencontré de sérieuses difficultés dans la réalisation de ce projet en étant obligé d’abandonner le site de production initialement prévu ; les prévisions de production de la Nano ont donc été sérieusement revues à la baisse ; on parle maintenant de 40.000 voitures livrées en 2009 alors que les plans initiaux étaient de 250.000 voitures.

 

Beaucoup d’acheteurs devraient passer commande mais ils ne seront pas livrés immédiatement et les ordres d’achat dépasseront très certainement le nombre de voitures livrées. Aussi le groupe Tata organisera un tirage au sort parmi les candidats acheteurs…

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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