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Voyage Tourisme

Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 10:48

Dhaka2s.jpgJe reviens d'une mission de trois jours à Dhaka, capitale du Bangladesh, ce pays enclavé dans la partie est de l'Inde.

 

Il s'agit d'un pays pauvre de 160 millions d'habitants dont l'essentiel de l'activité économique repose sur le textile. Le pays est aidé par le FMI, le Japon, la Chine, l'Inde. Les Pays-Bas soutiennent aussi ce pays qui, comme eux, doit gérer la menace que constitue l'élévation du niveau de la mer. Si la mer monte d'un mètre, 17% du territoire est submergé.

 

Je lis souvent dans la presse des commentaires négatifs sur le FMI et autres organismes internationaux. Pour ma  part, je peux témoigner, compte tenu de mes missions au Sri Lanka, Bhutan et Bangladesh, que le FMI et les autres organismes internationaux font énormément pour aider ces pays et souvent le font en soutenant des grands projets de développement. L'Union Europèenne participe aussi à ce soutien, les marchandises du Bangladesh entrant dans l'Union sans droits de douane.

 

Les chinois essayent de se positionner dans le pays, comme ils essayent de le faire dans toute la région, fidèle en cela à leur stratégie de présence active aisément mise en oeuvre par les milliarsd de dollars dont dispose l'empire du Milieu. Les Indiens sont aussi présents et les relations bilatérales sont bonnes.

 

Si le revenu moyen est très bas (avec un chomage élevé), il ex011-copie-1.JPGiste quelques industries qui marchent bien et un secteur privé dans l'ensemble bien géré. Il en va différemment du secteur public, comme c'est souvent le cas dans les pays "les moins avancés" pour reprendre l'expression politiquement correcte...

 

On voit beaucoup de pauvreté dans la rue. La ville de Dhaka n'a rien de bien séduisant. S'il existe des rickshaws comme en Inde, il y a davantage de pousse-pousse à pédale ! L'un des gros problèmes du pays est l'énergie qui manque; des réserves de gaz découvertes il y a quelques années dans le Golfe du Bengale seront épuisées dans quatre ans.

 

Ici, on ne parle que le bengali. L'anglais est beaucoup moins répandu qu'en Inde. Les gens sont très gentils et souriants. Beaucoup de jeunes garçons portent des chemises impeccables et on voit peu de tee-shirts.

 

Une des grandes faiblesses du pays est le manque de maturité de la classe politique; les deux principaux partis se livrent une lutte sans merci qui est préjudiciable à l'intérêt national. Une autre faiblesse, sans surprise, est la corruption.

 

La ville de Dhaka ne nourrit pas mon imagination. Une ville plutôt laide souffrant d'un manque criant de moyens de transport et 19 millions d'habitants. On voit bien quelques femmes entièrement voilées, mais assez peu. On entend ici ou là quelques appels à la prière qui sortent en grésillant de vieux haut-parleurs, mais rien à voir avec l'Arabie Saoudite.

 

Toujours est-il qu'après trois jours à Dhaka, on trouve que Bombay est une ville belle, reposante et bien organisée. Comme quoi, il faut parfois sortir de son cadre de vie pour bien en mesurer l'attrait...

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme - Communauté : Vos voyages aux 4 coins du monde
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 00:00

Cette mission à laquelle nous avons participé était une mission officielle conduite par l’Ambassadeur de France. Nous avons donc pu rencontrer, collectivement ou individuellement la plupart des ministres du gouvernement.

 

094.JPGNous avons été frappés par plusieurs choses. Tout d’abord, au Bhoutan, tout le monde porte le costume traditionnel, le « Gho ». Il s’agit d’un vaste kimono qui tombe jusqu’aux genoux ; en dessous on porte une chemise blanche sans bouton dont les longues manches sont retournées sur les manches du Gho. Ce costume se porte aussi avec une espèce d’écharpe en bandoulière qui relève d’un code vestimentaire strict. Elle est normalement blanche pour tout le monde, mais on a droit à des franges si l’on est chef de village. Elle est bleue pour les membres du conseil royal, et orange pour les ministres. La couleur du tissu du Gho n’est pas normée mais l’éventail n’est pas large : du beige, du noir, des couleurs pastels avec des rayures, bref peu d’excentricité.

 

 Nous ne résisterons pas à la tentation d’acheter un Goh même si la photo fait penser au fameux dessin des deux Dupont(d) habillés par erreur en grecs… en Syldavie !

 

Ce qui nous a frappés également fut la marque bouddhiste des personnes. La façon de dire bonjour, de serrer les mains, est celle des moines bouddhistes ou autres. Les personnes que nous avons rencontrées furent toutes très attentionnées. Lors des réunions collectives, le spectacle d’une dizaine de hauts fonctionnaires bhoutanais, assis et écoutant religieusement les discussions, leur air pénétré, leur regard apaisé, leurs gestes contrôlés de manière naturelle, les signes et marques d’humilité, bref tout ceci faisait penser à des moines de Solesmes !

 

Les discussions que nous pu avoir avec tous ces ministres et hauts-fonctionnaires ont été étonnantes. Les responsables bhoutanais ont été pour la plupart formés aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne ; cependant ils restent discrets sur leurs études. Ce qui frappe c’est leur humilité et leur simplicité autant que la clarté de leur vision stratégique. Oui, ils sont humbles et lucides sur la petite taille de leur économie. Oui, ils sont conscients qu’il faut développer leur pays mais ils veulent absolument respecter les principes du Bonheur National Brut. Oui, ils sont ouverts aux étrangers et à l’investissement étranger mais à condition de respecter leur culture. La stratégie est toujours clairement exprimée et elle est réaliste. Ils disent les choses simplement, sans langue de bois. Difficile de cacher notre admiration…

 

Nous avons surtout rencontré des hommes ; une exception cependant, la Sous-Gouverneur de la Banque Centrale, une jeune femme (environ 35 ans) diplômée de l’Institut d’Administration Publique de Paris (l’ENA pour les étrangers), fière de nous parler de son séjour d’un an à Paris. Mais cette jeune femme connaît parfaitement les évolutions de la règlementation bancaire dans le monde…

 

Il existe quatre banques dans le pays dont une contrôlée par une banque indienne. La micro finance est peu présente mais la Banque Centrale compte la développer. Le secteur financier est de taille modeste avec une Bourse comptant une vingtaine d’entreprises cotées. Beaucoup de « grandes » entreprises sont contrôlées par l’Etat, mais il existe aussi un secteur privé. 

 avion druk air

Le patron de Druk Air, la compagnie aérienne nationale, nous expliquera de manière simple et exhaustive, la situation de l’entreprise qu’il dirige. Le Bhoutan veut développer ses capacités aéronautiques. Trois aéroports sont prévus. Druk Air dispose de deux A-319 qui ont été payés au comptant. Ils vont acheter un ATR (payé cash) mais cherchent un emprunt pour acquérir un troisième A-319. Ceci en ligne avec le développement du tourisme. Il nous explique aussi que l’actuel aéroport de Paro n’est pas idéal en raison des conditions météo ; en effet l’aéroport est dans une vallée étroite et le vent empêche parfois les avions de se poser.

 

Les pilotes sont bhoutanais et connaissent bien les difficultés d’approche sur l’aéroport ; du reste lorsque des compagnies étrangères veulent se poser sur cet aéroport, souvent, on envoie un pilote bhoutanais qui assiste, dans le cockpit, le pilote étranger. Nous constaterons effectivement qupalais.jpge l’étroitesse de la vallée réduit considérablement les possibilités de manœuvre de l’avion au décollage et à l’atterrissage… De plus, l’aéroport n’est pas équipé de système permettant un atterrissage de nuit et les vols n’ont lieu que pendant les heures de la journée.

 

La ville de Timphu fait un peu penser à une station de sport d’hiver en fin de saison. Nous sommes à 2248 m d’altitude mais la rivière Timphu prend sa source dans l’Himalaya à 7 000 m. Les constructions sont sobres, hormis les palais dont beaucoup ont été reconstruits ou restaurés. Dans les bâtiments publics que nous irons voir il n’y pas toujours d’ascenseurs ni même de chauffage… Les rues sont propres et nous ne voyons aucun mendiant. On me dit que le salaire moyen est d’environ 400 USD par mois (soit quatre à cinq fois plus que l’Inde). Prés de la moitié des habitants disposent d’un téléphone portable.

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L’agriculture représente 45% de l’activité économique ; on voit un peu partout ces cultures en terrasses. Le reste est constitué de la vente de l’énergie électrique et des revenus du tourisme. La monnaie s’appelle le Ngultrum et cette monnaie est arrimée à la roupie indienne.

 

Le sport national est le tir à l’arc, mais le Bhoutan n’a pas encore remporté de médailles olympiques.

 

Voilà le Bhoutan, ce petit royaume qui surprendra le monde… De fait, dans le concert des nations la voix silencieuse de ce pays est étrangement mélodieuse.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme - Communauté : Vos voyages aux 4 coins du monde
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 13:35

300px-Carte_Bouthan.pngJe reviens d’un voyage de trois jours dans le Royaume du Bhoutan ; il s’agissait d’une mission économique organisée par l’Ambassade de France en Inde (qui couvre le Bhoutan), mission à laquelle une quinzaine d’entreprises françaises ont participé. Ces trois journées m’ont permis de découvrir ce pays que je ne connaissais pas et de réaliser que le petit Royaume du Bhoutan avait beaucoup de choses à nous apprendre.

 

Le Bhoutan est situé à l’est de la chaîne de l’Himalaya et est enclavé entre l’Inde au sud, à l’est et à l’ouest et la Chine (région autonome du Tibet) au nord. C’est un petit pays de 46.500 km2 de vallées et de montagnes. La capitale est Timphu. Aujourd’hui il n’y a qu’un seul aéroport (Paro).

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Le nom de Bhoutan vient du sanskrit (Bhotanka – extrémité du Tibet) mais au Royaume on parle de Brug-Yul, souvent transcrit en Druk Yul qui signifie « terre du dragon ».

 

Le drapeau du Bhoutan est diagonalement coupé en deux ; la couleur jaune est celle du roi, la couleur orange est celle du bouddhisme. Le dragon est représenté en blanc, couleur de la pureté.

 

Le Royaume compte 679.000 habitants et Timphu, la capitale, a 100.000 habitants. C’est donc un tout petit pays, un tout petit royaume.

 

Ce serait un gourou indien qui aurait introduit le bouddhisme au Bhoutan au VIII° siècle ; puis le pays subira plusieurs invasions des Tibétains et des Mongols. Au XVII° siècle, le pays devient une théocratie bouddhiste. Le pays passera sous la tutelle britannique au XIX° siècle et une monarchie est établie en 1907.

 

En décembre 2005, à la surprise générale, le roi annonce que le pays deviendra en 2008 une démocratie parlementaire et qu’il abdiquera à cetroi-du-Bouthan.jpgte date en faveur de son fils aîné. En réalité il abdiquera en 2006. En mars 2008, les premières élections législatives ont lieu, le Chef de l’Etat demeurant le roi mais pouvant être destitué par un vote réunissant les deux tiers des voix du Parlement.

 

Le roi actuel, Dasho Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, est le plus jeune roi du monde. Il a été couronné en 2006 et a 31 ans. Comme il a été couronné en 2008, il doit attendre un peu avant de se marier, mais il a une petite amie. Le roi a fait ses études aux Etats-Unis et a un diplôme de Relations Internationales obtenu à l’Université d’Oxford. Son père vit retiré dans un palais avec ses quatre femmes qui sont sœurs.

 

Le jeune roi est très populaire ; il part souvent à pied dans la montagne pour plusieurs jours de voyage allant à la rencontre de ses sujets. Au cours de notre séjour nous l’avons aperçu allant à pied de son palais au siège du gouvernement. Il est le seul à pouvoir porter des habits jaunes, la couleur royale.

 

Le Bhoutan est surtout connu pour avoir inventé en 1972 le concept du Gross National Happiness, le Bonheur National Brut (BNB), qui est un concept, ou un indice, prenant en compte

  • la croissance et le développement économique responsables ;
  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise ;
  • la sauvegarde de l'environnement ;
  • la bonne gouvernance responsable.

 

Le Bouthan entretient des relations politiques et économiques avec ses voisins, mais surtout avec l’Inde qui est de loin son premier partenaire économique. Le Bhoutan lui vend de l’électricité et les bhoutanais parlent souvent de l’Inde comme du « grand frère ». En revanche depuis l’invasion du Tibet par la Chine, le Bhoutan a mis fin à ses relations avec la Chine.

 

Au plan économique, le Bhoutan dispose d’une petite économie fondée sur son potentiel hydroélectrique. Il dispose d’une capacité installée de 1480 MW, mais plusieurs projets de barrages sont en cours et le pays pourrait disposer dans les années à venir de 30.000 MW, ce qui est important. Il exporte aussi des pommes et des oranges au Bangladesh.

 

Le tourisme y est encore peu développé. L’an dernier le pays a accueilli 41.000 touristes ce qui est peu mais cela est voulu par les autorités qui craignent une « népalisation » du tourisme avec une dégradation de l’environnement (et la drogue) comme au Népal. Aussi, le gouvernement impose aux touristes une indemnité de 200 USD par jour qui comprend cependant guide, hébergement, transport et nourriture.

 

A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme - Communauté : Vos voyages aux 4 coins du monde
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 09:23

taj-mahal-agraEn 2010, le nombre de touristes étrangers venus en Inde a augmenté de 9.3% pour s’établir à 5.5 millions.

On vient d’apprendre aussi que l’Inde a mis en place, début 2010, une nouvelle procédure d’obtention de visas touristiques, délivrés à l’arrivée, mais qui ne concerne que les ressortissants de 5 pays : Finlande, Japon, Luxembourg, Nouvelle-Zélande et Singapour.  Depuis janvier 2010, 6549 visas de ce type ont été délivrés.

On ne peut que saluer cette nouvelle procédure de VOA (Visa on Arrival) mais pourquoi l’avoir limité à ces 5 pays ? D’autant que s’il y a eu 6549 visas délivrés, c’est bien peu par rapport aux 5.5 millions de touristes étrangers.  A compter de janvier 2011 cette procédure a été ouverte au ressortissants du Cambodge, Vietnam, Philippines et Laos. Puis ces jours-ci, le gouvernement a rajouté le Myamnar et l’Indonésie. Ce nouveau visa VOA a une validité de 30 jours et peut être accordé deux fois au cours d’une année civile avec un intervalle de deux mois entre les séjours.

Parmi les touristes étrangers qui visitent l’Inde, ce sont les américains qui sont les plus nombreux. On n’a pas pu trouver les chiffres pour 2010, mais on a la répartition par pays pour 2009 : Etats-Unis (803.000), UK (749.000), Bangladesh (458.000), Sri Lanka (241.000), Canada (221.000), France (195.000), Allemagne (193.000), Australie(148.000), Malaisie (134.000), Japon (124.000)

Agra est la destination la plus visitée avec le Rajasthan. Mais il y a aussi l’Etat du Madhya Pradesh avec les temples de Khajuraho, le Kerala, Goa et l’Etat d’Assam.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 10:04

Ce soir, nous passons notre dernière soirée en Australie. Toutes les bonnes choses ont une fin, et nous sommes assez tristes de quitter ce merveilleux pays et de retrouver Bombay...

 

Merci à ceux et celles qui ont compati aux malheurs (et douleurs) d'Olivia. Quelques esprits mal intentionnés auront pu penser qu'à force de vouloir goûter les vins australiens de la Hunter Valley, et donc de lever le coude... et que là était la véritable cause de cette fracture ! 

 

Olivia a voulu aujourd'hui faire des courses à Sydney et s'est rendu compte qu'elle ne pouvait pas porter des sacs; de là à penser que Geoffroy a trouver un bon moyen de faire des économies, il n'y a qu'un (faux) pas que nous ne franchirons pas !

 

Pour Geoffroy les deux dernières journées auront été consacrées à ses recherches sur l'histoire de la banque en Australie (projet de livre) ; et là quel bonheur car les australiens ont une réputation mondiale en matière de gestion d'archives. Quand on pense qu'ils ont numérisé tous les journaux australiens depuis 1860, cela fait rêver !

 

Mais c'est ce pays tout entier qui nous fait rêver ! Ici, les choses sont bien organisées, les rapports avec les australiens sont simples et naturels. Ce pays a réussi à intégrer un grand nombre d'immigrés qui s'intégrent sans difficulté ; hormis le Canada, nous ne connaissons pas beaucoup de pays qui aient aussi bien réussi leur politique d'immigration.

 

Nous partons tôt demain matin : Sydney-Perth-Singapour- Bombay ! Nous arriverons demain soir tard à Bombay où Flip doit nous attendre en espérant qu'on lui parle des kangourous...

 

A très bientôt 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 10:05

Nous reprenons notre récit de voyage car, de retour à Sydney, nous voila de nouveau connectés à internet.

 

Jeudi matin nous avons quitté Byron Bay pour rejoindre la Hunter Valley à 500 km plus au sud. En fait nous avions assez largement sous-estimé le temps de ce trajet... Il faut dire que la Highway Express qui figurait sur la carte n'indiquait pas une autoroute mais quelque chose qui se situe entre la départementale et la nationale ! De plus les limitations de vitesse sont sévères et on peut rarement dépasser le 80 km/h. Mais rouler à 70 dans ces voitures à boite de vitesse automatique vous fait quelques fois croire que vous êtes sur un voilier par force 2.

 

Nous avons traversé toute sorte de paysage, beaucoup de forêts au début, surtout des eucalyptus, puis des champs de canes à sucre en abondance. Nous espérions croiser un kangourou mais hélas nous n'en vîmes point !

  vaches.jpg

Finalement en fin de journée nous avons atteint la Hunter Valley une des régions viticoles de l'Australie. Nous avions réservé une chambre dans un Relais & Châteaux, en fait une grande batisse assez moderne, joliment meublée, au coeur d'un domaine viticole. Ici l'espace est grand, tout est grand et on respire. Beaucoup de vignes bien sûr mais aussi, enfin, des vaches dans les prés. Et quand on connait la qualité de la viande australienne, on ne peut s'empêcher d'immortaliser ces futurs tenderloins...

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Olivia, ne voulant pas allumer sa lampe de chevet pour éviter de réveiller Geoffroy (dans son profond sommeil), a fait une chute malheureuse en oubliant qu'il y avait des marches (en briques bien dures!) dans la chambre ! Vendredi matin, Olivia souffrant du coude et du genou, nous allons à l'hôpital de Cessnok. Les infirmières font penser aux hôtesses que l'on croise sur les compagnies aériennes américaines, elles ont toutes entre 65 et 70 ans ! Mais bon, on n'est pas chez nous... Finalement on fait les radios et le radiologue diagnostique une fracture du coude sans déplacement et pas de fracture au genou trés endolori. On a du mal à comprendre l'accent de l'infirmière qui s'occupe de nous. A quelle heure peut-on voir le médecin, demande-t-on, car le diagnostic doit être confirmé par le médecin. Et elle chaise-roulante-300x291.jpgrépète "at lonche tome" à l'envie sauf qu'on ne comprend rien. Finalement la lumière jaillit et on comprend qu'elle voulait dire "lunch time". Pour aller d'un endroit à l'autre dans l'hôpital nous demandons une chaise roulante mais l'hôpital ne semble en avoir que deux ! Il faudra donc s'en passer pour une partie des déplacements. Ce qui nous surprend c'est qu'il n'y a pas de médecins dans cet hôpital ; les médecins sont des pratciens qui exercent ailleurs en tant qu'indépendants et qui viennent quand ils sont appelés. Un hôpital sans médecins, voilà un concept innovateur !

 

Fnalement nous voyons le médecin; il est pakistanais et là pas de problème d'accent pour nous. Il confirme le diagnostic et prescrit une attelle pour le coude et un bandage pour le genou. Un physiothérapiste viendra peu après poser l'attelle.

 

Tout s'est finalement bien passé mais nous serons restés plus de quatre heures dans cet hôpital.  Les infirmières nous ont fait rire en s'adressant à nous en disant "darling"... 

 

Olivia se remettant très vite, samedi nous avons visité les environs et emprunter de petites routes, grimpant coteaux et collines. Magnifiques paysages, très verts. On voit quelques vieilles maisons de bois datant de l'époque des pionniers. Cela fait un peu cow-boy, mais le passé n'est pas loin.

 

 

Et ce matin départ pour rejoindre Sydney en longeant le lac MacQuarie.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 00:00

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Quand on voyage il y a toujours des surprises et des rencontres.

 

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Hier soir nous avons découvert un restaurant français à Byron ; un vrai restaurant français dans cette petite ville de 15.000 habitants, c'est assez incroyable.

 

Igor et sa femme ont monté ce restaurant il y a plusieurs années et presque tout le personnel est français. Et là, on se croit presque en France !

 

 

Cela commence par cette 2CV garée devant le restaurant, une 2CV avec volant à droite achetée sur eBay !

 

La carte est excellente avec des plats vraiment français et la cuisine est excellente. La cuisine est un art, comme nous le savons tous, et là les artistes sont  à féliciter. Merci aussi pour nous avoir conseiller de bons vins australiens que nous voulions goûter même si la carte comporte des vins français.

 

Si jamais vous passez par Byron, ne manquez pas ce restaurant.

 

http://www.thepetitsnail.com.au/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bar.jpg

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:28

Nous sommes toujours à Byron Bay, un endroit magnifique qui porte le nom de l'amiral Byron (grand-père du poète). La météo est très changeante avec un ciel bleu le matin et beaucoup de nuages, et de la pluie, l'après-midi.

 

Voici tout d'abord quelques photos de Byron Bay, de ses plages et de son phare dont nous avons déjà parlé. C'est magnifique !

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Puis cette après-midi nous sommes partis dans la campagne car nous voulions aller à Lismore voir un hôpital pour koalas ; en réalité il s'agit d'un centre de convalescence pour les koalas qui se font renverser par les voitures ou qui sont malades. Ce centre est animé par des volontaires.

 

La campagne est très belle, très verte.

 

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Le koala est un marsupial arboricole herbivore et pour information, est  le seul survivant de la famille des Phascolarctidés !

 

Demain nous regagnons le sud pour découvrir la Hunter Valley, près de Sydney.

 

Le contact avec les Australiens est vraiment très sympa. Mais comme le dit Geoffroy, "le seul problème c'est qu'ils ne comprennent qu'un mot sur deux et que je ne comprends qu'un mot sur trois quand ils me parlent " !  

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 09:16

Nous avons quitté Sydney ce matin pour nous rendre en avion à Balina, une petite ville du nord, sur la côte, située à une petite heure d'avion.

 

En vol, nous admirons cette côte ; que des plages de beau sable. Nous sommes toujours en Nouvelle Galle du Sud (New South Wales), juste au sud du Queensland si durement touché par les innondations.

 

Le pilote descend son avion pour l'atterissage mais, alors qu'il fait un ciel bleu magnifique, alors que nous sommes à une vingtaine de mètres, remet les gaz et décolle à nouveau ! Il a mal apprécié la distance et était "too short" pour se poser... Il fait un large tour et se pose normalement.

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Nous louons une voiture et partons pour Byron Bay, une toute petite ville située à 30 km au nord de Balina. Byron Bay est connu pour son phare qui est tout d'abord situé sur le point le plus à l'est de l'Australie et qui est ensuite, avec une portée de 40 km, le phare le plus puissant du pays.

 

Revenons sur l'immigration ; comme le Canada, l'Australie est un pays qui a toujours accueilli les immigrants. Environ 100.000 immigrants rejoignent l'Australie par an, soit un million d'australiens de plus tous les dix ans. Depuis quelques années, le nombre d'immigrants est plutôt de 120.000 par an.

 

Comme au Canada, 25% des australiens sont nés hors d'Australie. La majorité des immigrants viennent de Grande-Bretagne, mais les choses changent progressivement. Au départ et notamment après la deuxième guerre mondiale où l'Australie avait pris conscience que le pays ne pouvait pas tenir en étant aussi peu peuplé (il fallait une ligne de défense locale suffisante), l'immigration a été encouragée par tous les partis politiques et syndicats (rare consensus sur ce genre de sujet) avec cependant un ordre de préférence non cachée : les britanniques d'abord, puis les européens du nord, enfin les européens du sud.

 

Les choses ont changé et évolué et les pays d'Asie (Chine, Vietnam) occupent maintenant une place plus importante dans les statistiques de l'immigration.

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 09:07

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Nous sommes partis ce matin voir la fameuse plage de Bondi, une plage appréciée des surfeurs. Le ciel était couvert, mais beaucoup de surfeurs guettant les vagues.

 

 

Au cours de la journée (et comme hier), nous prenons souvent le taxi. A chaque fois nous parlons avec les chauffeurs de taxis ; ils sont tous immigrés ! un hong-kongais présent ici depuis 25 ans, un libanais présent depuis 45 ans, un serbe de Novi Sad (près de Belgrade), un tunisien de Sfax ! Tous nous disent combien ils aiment ce pays et qu'ils n'envisagent pas de retourner chez eux. Et en fin de journée, nous tombons sur un chauffeur de taxi de Goa qui est ici depuis 10 ans ; il nous explique qu'ici tout est mieux organisé et que tout fonctionne ! Hier soir nous parlions avec une française qui travaille dans le restaurant où nous dinions; elle est arrivée ici il y a quatre ans et est devenue l'adjointe du patron du restaurant. Elle avait obtenu un premier visa de travail d'un an, renouvelé puis a obtenu la résidence permanente et peut devenir maintenant australienne. Elle ne comprend plus les français qui se plaignent tout le temps et qui font grève. Ici, dit-elle, on bosse, il n'y a pas de chômage et si on veut de l'argent il faut bosser  !

 

A déjeuner, dans un autre restaurant, la serveuse est une jeune française d'Aix-en-Provence présente ici depuis 4 mois. Elle est heureuse et pense qu'elle va rester ici.

 

poisson.jpgDans ce même restaurant, Olivia commande un poisson inconnu de moi. "Mais si, c'est très connu !" me lance-t-elle comme pour me convaincre. Ledit inconnu arrive dans un état... voir la photo.  J'avais pour ma part opté pour un tenderloin irréprochable !   

 

Ceci se passe à Rose Bay, un des endroits chics de Sydney. Nous sommes frappés par la végétation abondante, l'espace, l'ordonnancement des rues et habitations. Beaucoup de bateaux à voile, de ferries et d'hydravions qui décollent et se posent en douceur.

 

 

 

aquarium.jpgEn fin d'après-midi nous allons voir le grand aquarium de Sydney. Alors que j'ai toujours pensé que tous les aquariums de la terre se ressemblaient, Olivia est toute réjouie de voir les grandes tortues planer dans l'eau, les requins repus nageant sans conviction, les hippocampes qui semblent avoir des notions très précises de la verticale, les méduses transparentes et translucides qui ne doivent l'intérêt qu'on leur porte qu'aux spots rouges et bleus qui les éclairent, les autres poissons aux formes bizarres qui auraient quand même du mal à prétendre figurer au menu d'une bonne brasserie parisienne, bref nous nageons dans cet aperçu aquatique au grand régal d'Olivia... (finalement, en relisant ce paragraphe, c'était plutôt été sympa...).

 

Après ces délices, nous empruntons le petit monorail dont le trajet circulaire parcourt le centre ville. Très sympa ce petit monorail, discret et pratique.

 

Voilà, nous avons quand même quelques petits problèmes avec notre décalage horaire, mais on fait des efforts.

 

Demain nous partons dans le nord ; nous ne savons pas si nous aurons une connexion internet.

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Voyage Tourisme
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