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Lectures

Mardi 1 janvier 2013 2 01 /01 /Jan /2013 18:01

reine_cipayes.jpgLa Reine des cipayes, Catherine Clément

Rien d’étonnant à ce que ce roman nous étonne ! Voilà un petit chef d’œuvre signé Catherine Clément. Ceux, parmi nos lecteurs, qui connaissent l’Inde, connaissent Catherine Clément. Nous avions adoré la « Promenade avec les dieux de l’Inde », et là nous sommes enthousiasmés par ce roman historique.

Nous sommes, dans ce roman, juste avant et pendant la fameuse guerre des cipayes. Une jeune veuve de trente ans dirige le royaume libre de Jhansi dans le centre de l’Inde. Ses proches la surnomment Chabili, « la chérie », mais ses ennemis les Anglais l’appellent Jézabel, ou Jeanne d’Arc.

C’est un roman historique dans lequel presque tout est véridique. Femme impétueuse, Chabili affrontera tous les sorts contraires de la vie, la folie des hommes, les traditions indiennes. Elle finira par affronter, ce qui n’était pas écrit à l’avance, les Anglais.

Catherine Clément, érudite romancière, fait parler la Reine Victoria, Marx et Engels. Car toute l’Angleterre suit ce qui se passe en Inde, lorsque la révolte des cipayes peut tout faire basculer.

A lire et à offrir sans hésitation.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 9 décembre 2012 7 09 /12 /Déc /2012 20:37

jardingange.jpgUn Jardin sur le Gange, Jean-Baptiste Rabouan

Ce livre est écrit par un journaliste photographe hindiphone qui a réalisé plusieurs reportages sur l’Inde et qui a publié un livre de photographies, Mother India, chez Glénat. L’auteur connaît l’Inde, l’Inde réelle, celle des slums de Bombay comme celle des campagnes.

L’histoire est celle d’un jeune homme du Rajasthan qui disparait. Il est parti à Bombay mais on perd sa trace. D’où deux histoires, celle de ce jeune homme devenu un révolté, et celle du sage parti à sa recherche. La sagesse couronnera la rencontre et la fin de ces deux histoires.

C’est bien écrit, c’est vivant et on ne s’ennuie pas. Ceux qui ont vécu en Inde reconnaitront la réalité des décors dans lesquels nous plonge cette histoire. C’est l’Inde de la pauvreté et de la violence, mais aussi l’Inde des traditions et des voyages intérieurs. Ces derniers peuvent être écrits d’avance (le karma), ou difficilement prévisibles.

Un bon roman qui se lit d’une traite.

 

 

Si vous désirez vous procurer ce livre, allez sur Amazon ou sur le site de l'auteur :

www.rabouan-images.com

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 21 octobre 2012 7 21 /10 /Oct /2012 18:45

9782203038042India Dreams

Maryse et Jean-François Charles


Un cadeau fait par des amis nous fait découvrir cette série India Dreams, une BD signée Maryse et Jean-François Charles, scénaristes belges.

C'est très bien dessiné et surtout, le texte est très proche de la réalité historique ; l'album n°7 que nous avons lu porte sur les relations entre les Indiens et les Britanniques, quelques années après la fameuse Révolte des Cipayes de 1858.

Il est incontestable que les Belges ont un talent certain pour les bandes dessinées !

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Histoire
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Mercredi 4 juillet 2012 3 04 /07 /Juil /2012 20:39

jours-pluie-madras-L-1.jpegVoila un roman qui nous plonge dans l’Inde musulmane d’Hyderabad ; c’est un roman contemporain. Le mariage de Layla, revenu de ses études aux Etats-Unis, est le thème de cette histoire. Mais Layla a un secret. L’histoire n’est pas ordinaire. Tout le décor de la société indienne est parfaitement raconté.

Nous sommes aussi dans le choc culturel avec une héroïne qui essaye de conserver ses repères indiens et sa liberté américaine.

Beaucoup de sensibilité dans cette œuvre littéraire, beaucoup de féminité universelle.

Ce roman a obtenu le Prix du premier roman étranger en 2005.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 19:44

Sarila_Une-jeunesse-indienne_couv.jpgUne jeunesse indienne, par Narendra Singh Sarila

 

Narendra Singh Sarila, l’auteur de ce livre, est le fils du maharadjah de Sarila - petite principauté située à moins de cinq cents kilomètres au sud de Dehli. Il deviendra l’aide de camp de Lord Mountbatten, dernier Vice-Roi des Indes et premier gouverneur général du jeune dominion indien.

Par la suite, il entame une carrière de diplomate devenant ambassadeur de l’Inde en Espagne, au Brésil, en Libye, en Suisse et enfin en France.

Ce livre est avant tout un livre de souvenirs de cette époque ; de son enfance bien sûr, de l’Inde des princes et maharadjahs, et de sa fonction d’aide de camp de Lord Mountbatten.

On sent à travers ces lignes beaucoup de nostalgie d’une époque disparue ; une perte de repères compensée par l’avènement d’une nouvelle nation. Nehru est bien sûr évoqué, mais l’aide de camp de l’époque n’est pas dans le secret des affaires. Cependant, l’auteur analyse assez finement la relation Nehru-Mountbatten et explique le rôle positif joué par Mountbatten dans cette période très critique de la partition.

Un témoignage supplémentaire sur l’indépendance de l’Inde.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 10:09

varma.jpgOn a lu avec d’autant plus d’intérêt ce livre qu’on avait adoré le « Défi indien » (Pourquoi le XXI° siècle sera le siècle de l’Inde)) du même auteur. Et de fait si on ne devait lire qu’un seul livre pour comprendre l’Inde, ce serait assurément le « Défi indien ».

Le "Devenir indien" ou en sous-titre « la révolution inachevée de la culture et de l’identité » est différent. Nous avons trouvé que toute la première partie consacrée aux conséquences de l’héritage de la langue anglaise en Inde était bien trop longue. L’auteur fait de justes observations qui respirent une nostalgie compréhensible certes mais vaine.

Le paysage s’anime à partir de la page 180 lorsque l’auteur parle de l’art en Inde et rappelle la place prépondérante de la Chine dans le marché de l’art moderne. Ces pages sont fort intéressantes.

Dans les pages suivantes, l’auteur évoque la visite qu’il fait à la Tour de Londres pour voir le fameux diamant Koh-i Nor qui passa de la cour moghole au duc d’Orléans puis à la couronne britannique. Et c’est l’occasion de rappeler toute la richesse indienne pillée par les britanniques. L’auteur avance cette assertion : « Le pillage des matières premières suivi de l’écoulement dans la colonie de ces mêmes matériaux une fois manufacturés en Grande-Bretagne, ont permis au revenu britannique par habitant de connaître une augmentation de 347% de 1747 à 1947 ».

On sent bien sûr l’agacement de l’auteur de voir que son pays a été ainsi pillé, mais on sent aussi un certain esprit de revanche lorsqu’il parle de l’influence et du nombre croissant des indiens en Angleterre que ce soit sur le plan économique ou démographique. Dans certaines villes anglaises, la population blanche est en passe de devenir une minorité et la population « marron » de cesser de l’être.

Nous recommandons ce livre, même si la première partie peut être lue rapidement…

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 10:27

jacques-chirac-memoires.jpgParmi nos lectures de vacances les deux tomes des Mémoires de Jacques Chirac.

 

Dans le tome 1, page 30 : "Vers ma seizième année, en même temps que je songe à me convertir à l'hindouisme, je me mets en tête d'apprendre le sanskrit, une des plus vieilles langues du monde. On m'indique alors l'adresse d'un professeur, du nom de Vladimir Belanovitch, et je m'empresse d'aller lui rendre viiste dans la petite chambre qu'il occupe, au fond d'une cour du XIV° arrondissement. C'est un "Russe blanc" d'une soixantaine d'années, qui a réussi à préserver une grande élégance en dépit de conditions d'existence assez misérables. Ancien diplomate contraint à l'exil par la Révolution, il a dû, comme beaucoup de ses compatriotes arrivés en France, faite tous les métiers pour survivre. D'abord ouvrier chez Renault, puis chauffeur de taxi, il fabrique des "écorchés" en carton-pâte pour les écoles. Il donne également des cours de langue lorsque je fais sa connaissance. "Monsieur Belanovitch" en parle plusieurs sont le latin, le grec et le sanskrit, qu'il va tenter de m'enseigner. Au bout de quelques semaines il me conseille de renoncer. "Ecoute, me dit-il, premièrement tu n'es pas doué et deuxièmement le sanskrit, çà ne sert à rien. Si tu veux apprendre une langue, il vaut mieux que tu apprennes le russe". J'ai accepté et à partir de là nous nous sommes liés d'amitié".

 

Chirac évoque de nouveau l'Inde dans le tome 2 (page 222) :

"De mes années de jeunesse, j'ai gardé l'amour et la passion de l'Inde, berceau d'une civilisation cind fois millénaire qui n'a cessé de me fasciner. L'Inde, comme la Chine, est à mes yeux une des meilleures illustrations qui soient de la permanence des grandes cultures du monde et de tout ce qu'elles ont apporté à l'humanité d'intelligence, de connaissance, de sagesse et de spiritualité".

 

Que l'on aime ou pas Jacques Chirac, force est de reconnaître qu'il est un des rares hommes d'Etat français à s'être intéressé très tôt aux grandes cultures du monde.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 05:21

306x500_couvertures_arlucii1.jpgUne certaine idée de l’Inde

Alberto Moravia

 

Alberto Moravia fera ce voyage en Inde en 1961 en compagnie de Pier Paolo Pasolini dont nous avons parlé tout récemment.

 

Le livre de Moravia sur l’Inde est vraiment très différent de celui écrit par Pasolini. Il est d’ailleurs assez amusant de penser que ces deux hommes ont fait ensemble ce voyage alors que beaucoup de choses les séparent.

 

Avec Moravia on n’est pas dans le lyrisme, mais tout de suite dans la vitalité de l’action, la forte intellectualité. Moravia a bien réfléchi à l’Inde et il s’exprime volontiers sur le mode affirmatif ou provocateur.

 

Le livre commence par un dialogue musclé sur la religion ; on évacue d’emblée les incompréhensions des Européens qui ignoreraient tout de l’Inde. « L’Inde n’est pas le pays d’une religion historiquement définie, avec un fondateur, un développement, un passé, un présent, un futur. L’Inde est le pays de la religion comme situation existentielle. De la religion sans rien d’autre. Disons que même dans l’hypothèse absurde où, en Inde,  il n’y aurait pas de religions, l’Inde serait quand même le pays de la religion ». Et encore, dans ce même dialogue : « Bon, je vais te dire ce par quoi j’aurais pu commencer : l’Inde est une conception de la vie ».

 

Moravia a, comme Pasolini, beaucoup d’observations justes sur l’Inde. Il note : « Mais pour un Européen, ce qui distinguera toujours l’humanité indienne, ce sont avant tout ces visages ouverts, expressifs et avenants. En ce sens, l’Indien est beaucoup plus proche des Européens que de ses frères asiatiques de race mongole ou sémite, lesquels, selon une réputation un peu facile et conventionnelle, passent pour des gens mystérieux et d’un abord difficile ».

 

Moravia évoque aussi bien sûr les bûchers de Bénarès et la mort. «  La conception indienne de la vie représente pour l’Européen à la fois un paradoxe et une tentation. En effet, si elle est contraire à la sienne, elle est aussi la voie unique à laquelle, dans un moment de lassitude et de dégoût, il puisse recourir avec quelque utilité ».

 

Nous avons lu avec un fort intérêt le chapitre consacré à sa rencontre avec Nehru. Moravia cherche à décrypter ce personnage qu’il admire. Pour Moravia, Nehru est un intellectuel, un libéral et un introspectif. « Le peuple indien s’es reconnu dans cette sagesse du doute de Nehru bien mieux que dans le sectarisme violent d’un Chandra Bose ; si bien que Nehru, après Gandhi, est l’homme le plus aimé du sous-continent ». Ce chapitre consacré à Nehru est vraiment très intéressant.

 

Ce livre nous permet surtout de comprendre comment l’Inde pouvait être vue par ces intellectuels européens des années 60. Et  on sent dans ce livre la puissance intellectuelle de Moravia. Il serait sans doute très surpris de voir, cinquante ans après ce voyage, que les castes, même abolies, sont toujours là.

 

Oui, un excellent livre que l’on recommande volontiers.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 15:46

PASOLINI-L-odeur-de-l-inde-copie-1.jpgL’odeur de l’Inde

Pier Paolo Pasolini

 

En 1961, Pasolini fit un voyage avec Alberto Moravia et Elsa Morante en Inde. Ils parcourent l’Inde, de Bombay à Aurangabad, Kochi, Calcutta, Bénarès, Delhi et Agra.

 

Ce petit livre est très bien écrit (Pasolini est un littéraire avant d’être un réalisateur) et c’est effectivement l’odeur de l’Inde qui est décrite, une Inde qui compte alors 400 millions d’habitants et 85% d’analphabètes.

 

Beaucoup de belles observations de cet esprit libre. Pasolini est manifestement interpellé par la religiosité de l’Inde : « C’est un fait que, de toute façon, qu’en Inde, l’atmosphère est favorable à la religiosité. Mais, à mes yeux, cela n’implique pas que les Indiens soient vraiment préoccupés par de sérieux problèmes religieux. Certaines de leurs formes de religiosité sont forcées, typiquement médiévales : aliénations dues à l’épouvantable situation économique et hygiénique du pays, véritables névroses mystiques, qui rappellent celles qui eurent lieu en Europe, au Moyen-Age ? Mais plus qu’une religiosité spécifique j’ai observé chez les Indiens une religiosité générale et diffuse : un produit moyen de la religion. La non-violence, en quelque sorte, la douceur, la bonté des hindous. Il sont peut-être perdu contact avec les sources directes de leur religion (qui est évidemment une religion dégénérée), mai sils continuent à en être les fruits vivants. Ainsi, leur religion, qui est la plus abstraite et la plus philosophique du monde, en théorie, est, en fait, en réalité, une religion totalement pratique : une manière de vivre ».

 

Il rencontre à Calcutta Sœur Theresa et en livre cette description : « Sœur Teresa est une femme âgée, à la peu brune, parce qu’elle est albanaise, grande sèche, avec des mâchoires presque viriles, et des yeux doux qui, là où ils se posent, voient ».

 

A propos de Nehru, il note : « En ce moment, Nehru n’est ni anglais ni indien : c’est un citoyen du monde qui avec une douceur indienne et un pragmatisme anglais, s’occupe des problèmes d’un des plus grands pays du monde. Il y a donc un détachement remarquable entre Nehru et l’Inde : un détachement qui, à certains moments, est un véritable gouffre ».

 

Nous avons été un peu déçus de voir que Pasolini n’a pas vraiment saisi la dimension de Tagore qu’il rabat en une phrase au rang de un simple poète provincial.

 

Mais voilà un livre à lire. C’est très bien écrit, d'un lyrisme sobre mais empli d'odeurs et cela se lit rapidement.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 10:24

racines.jpg

 

L'Association les comptoirs de l'Inde nous informe que la dédicace du livre de Prithwindra MUKHERJEE, Les racines intellectuelles du mouvement d’indépendance de l’Inde (Editions Codex) aura lieu samedi 4 juin au siège de l'association à 16h.

 

Cet événement est organisé en liaison avec GOPIO France et le groupe de réflexion franco-indien.

 

Entrée libre pour tous.

 

 

Nous avions parlé de cet excellent livre récemment :

http://www.indiablognote.com/article-les-racines-intellectuelles-du-mouvement-d-independance-de-l-inde-1893-1918-59987605.html

  

  

Association les Comptoirs de l’Inde

60 rue des Vignoles

75020, Paris

Tél. : 01 46 59 02 12

Mail : comptoirs-inde@wanadoo.fr

Site : http://www.comptoirsinde.org

 

 

 

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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