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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 05:50

Considéré comme l'un des pionniers de la photographie couleur, Raghubir Singh a su réinventer l'usage de la couleur, à une époque où la photographie couleur était encore largement ignorée. Connu pour sa technique d'organisation de l'espace, le travail de Raghubir Singh reflète les multiples facettes de l'Inde contemporaine.

 

 

Né à Jaipur, Raghubir Singh, photographe autodidacte, il travaille en Inde tout au long de sa carrière et vit à Paris, Londres et New York. Dans les années 1970 il est un des premiers photographes à réinventer l'usage de la couleur à une époque où celle-ci reste encore une forme d'expression marginale.

 

Raghubir Singh est né dans une famille royale de Jaipur, Rajasthan en 1942. Après des études à Jaipur et à l'université hindoue de Delhi, il part à Calcutta faire carrière dans l'industrie de thé. C'est aussi à ce moment là qu'il commence la photographie en amateur. On raconte que Satjajit Ray, tombant sur ses photos à l'époque, les avait trouvées "sans tripes". Le Jeune Raghubir prit cette critique comme un défi et continua la photographie avec encore plus de coeur et de passion.

 

Pour lui, l'essence de la vie et du paysage indiens ne pouvait être "capturée" seulement par les nuances infinies des couleurs qui changent, s'unissent et transmutent dans un spectre de couleurs infinies. Il disait "À la différence des Occidentaux, les Indiens ont toujours vu et contrôlé intuitivement la couleur. Nos théories, depuis l'antiquité sont devenues un courant et une entité rythmique sur le fleuve de la vie de l'Inde - son fleuve de couleur…les yeux de l'Inde voit seulement en couleurs."

 

Raghubir rencontrera Henri Cartier-Bresson à Jaipur en 1966 et l’accompagnera dans ses voyages en inde.

 

Dans un premier temps, Singh s'attache à la topographie des lieux et retrace l'anatomie sociale des grandes villes et des régions de l'Inde. Son travail sur Bombay au début des années 1990 marque un tournant dans son œuvre, au contact de la mégalopole le langage visuel de Singh acquière une nouvelle complexité. Singh joue avec l'organisation de l'espace et le fractionnement de la lumière. Il enseigne également à New York à la School of Visual Arts, à Columbia University et à Cooper Union. En 1998 l'Art Institute of Chicago organise une rétrospective de son œuvre, encore exposée au moment de sa mort. Le livre River of Colour (Fleuve de couleurs) est publié à cette occasion.

 

Dans son dernier ouvrage, A Way into India, publié à titre posthume, Singh se sert de la voiture comme d'une camera obscura, il cadre et divise ses images avec le pare brise ou les portes du véhicule. Dans le texte qui accompagne ce livre, John Baldessari compare Raghubir Singh à Orson Welles pour sa juxtaposition du proche et du lointain et à Mondrian pour sa fragmentation de l'espace. Ce livre paru 3 ans après sa mort prématurée en 1999, rend un hommage à l'Ambassador, la voiture indienne par excellence devenue objet emblématique. Dans ces photographies, prises essentiellement dans les dernières années de sa vie, Raghubir Singh cadre ses images à travers les vitres et le pare-brise de la voiture qui le conduisait sur les routes de l'Inde, réalisant en quelque sorte un équivalent photographique du road movie. Ces photographies, conceptuelles dans leur approche, nous font relire l'oeuvre de Raghubir Singh sous son angle le plus abstrait.

 

Ses oeuvres font partie des collections permanentes de nombreux musées internationaux tels que la Tate Modern à Londres, le Museum of Modern Art (MOMA) à New York ou encore l’Art Institute of Chigago.

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