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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 13:34

Voilà un sujet pas encore abordé directement dans ce blog et pourtant majeur !


Qu’est ce que l’hindouisme ?


L’hindouisme est avant tout un ensemble de pratiques religieuses et l’une des caractéristiques de l’hindouisme, par apport aux autres religions, est qu’il est étroitement associé au sous-continent ; l’hindouisme domicilie en effet la mise en oeuvre idéale de ses préceptes en Inde ; au siècle dernier, l’hindou qui quittait le territoire s’exposait à son retour à de sévères mesures de purification.


Autre caractéristique majeure, l’hindouisme n’a pas de fondateur ! Sa plus ancienne manifestation connue est un corpus de textes écrits en sanskrit par des Indo-Aryens (peuple de nomades de langue indo-européenne qui ont pénétré le nord-ouest de l’Inde au milieu du second millénaire avant notre ère) entre 1500 et 500 avant notre ère, le Veda, qui centre la pratique religieuse sur la célébration de rites sacrificiels offerts aux dieux.


Bien que les hindous récitent encore des formules du Veda, d’importantes transformations culturelles ont été nécessaires pour aboutir à ce qu’on appelle l’hindouisme. On ne sait pas comment l’hindouisme est devenu la religion dominante de l’Inde mais on admet qu’il y a eu la rencontre entre la tradition brahmanique fondée sur le Veda et incarnée par la classe sacerdotale des brahmanes et les traditions non védiques propres au sous-continent indien.


Vers 500 avant notre ère, la religion connaît une réorientation dont témoignent les Upanishads, les plus récents textes du Veda. La doctrine de la transmigration des êtres (samsara) et la loi de rétribution des actes (karma) fournissent pour longtemps une justification conceptuelle de l’ordre social établi. Les règles de conduite sont codifiées et les enseignements sur le dharma sont nombreux. Le dharma possède deux dimensions inséparables : la préservation de l’ordre social et la condition qui rend ce maintien possible. Suivre son dharma c’est se comporter de manière appropriée dans le domaine qui est le sien de façon à maintenir l’ordre cosmique. Mais il n’y a pas de façon universelle d’être hindou et la société est divisée en quatre varna ou classes héréditaires.

 

Dés les Upanishads on trouve l’idée d’une existence divine qui sous-tend tout ce qui existe. Dans les deux siècles qui précèdent notre ère les tendances théistes se concentrent sur le culte des dieux védiques devenus des figures majeurs : Vishnou et Shiva comme en témoignent les épopées du Ramayana ou du Mahabharata.


Entre les IV° et XI° siècle une nouvelle bhakti (dévotion) apparaît avec la Bhagavad Gita ; puisant dans la tradition populaire, elle use d’un langage amoureux exalté et encourage chez le dévot des sentiments de compassion et d’humilité en l’invitant à vivre au sein de fraternité de condisciples.


Pendant les siècles suivants des sectes théistes s’organisent et vont durer jusqu’à nos jours ; ces sectes ne rejettent pas le Veda (alors que le bouddhisme ou le jaïnisme rejettent le Veda) et sont en fait des modalités de l’ordre social hindou. Ces sectes répandent l’exaltation du gourou, une tendance qui ira en croissant.


Au XIX° siècle on assiste à un nouveau discours religieux, issu sans doute de la vision qu’ont les hindous de leurs obligations sociales au moment où se met en place la colonisation britannique. Ce réformisme s’accompagne d’une activité missionnaire inédite qui crée des tensions avec les musulmans et les chrétiens.


Vers 1920, alors que les Indiens s’approprient le concept d’Etat-nation importé par les Britanniques, l’hindouisme va se politiser. La construction nationale passe, pour certains, par le renforcement de la cohésion religieuse, avec l’idée d’une seule religion unifiée. C’est dans ce contexte que naitra le fameux RSS (fondé en 1925) organisation militante nationaliste hindoue, tout comme en 1964 l’Association hindoue universelle (Vishwa Hindu Parishad).


Pour les 800 millions d’hindous, que veut dire aujourd’hui l’hindouisme ?


Chaque hindou doit respecter ses devoirs de caste  et maintenir son identité religieuse afin d’accomplir son dharma. Dans la société hindoue, la notion de pureté est omniprésente et la manifestation de cette conception reste bien vivante avec l’observation de rites afin de ne pas être pollué ; on pense bien sûr aux règles alimentaires mais il ya aussi les règles relatives au mariage et on ne se marie pas en dehors de sa caste.


Mais l’hindouisme n’est pas un dogme. Le respect des règles est important mais le chemin individuel n’est pas dicté. Il ya donc mille façons d’être hindou.


Une des caractéristiques de la pratique de l’hindouisme est le culte rendu aux dieux. La multiplicité des images divines frappe le visiteur et les hindous vouent une dévotion  à toutes les divinités du panthéon, tout en manifestant une préférence pour l’une d’elles. L’hindouisme compterait jusqu’à 300 millions de divinités et chaque famille a son dieu préféré.


La croyance en de forces surnaturelles malveillantes et en la possibilité d’endiguer leurs effets nuisibles par le port de talismans, la célébration de rites de purification et de sacrifices sanglants est très répandue. On a aussi recours à des techniques d’entrée en contact avec les esprits ainsi qu’à la divination et à l’astrologie.

Nombre d’hindous enfin ont foi dans la force purificatrice du  bain dans les rivières sacrées comme le Gange.




Source : Dictionnaire de l’Inde - Larousse





Nous publierons prochainement, en plusieurs articles, un dialogue entre un chrétien et un hindou. Ce texte, d'une lecture facile, permet de mieux comprendre les particularités de l'hindouisme par différence avec les religions chrétiennes.

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commentaires

séraphin 01/06/2016 13:22

Merci pour le texte.

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