Partager l'article ! Ravi Shankar, le prince du sitar !: Dans notre blog Geoffroy et moi essayons d’avoir toujours un regard ouvert et de ne pas trop nous laiss ...
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"Le voyage est une espèce de porte par où on sort de la réalité comme pour
pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve."
G de Maupassant
Dans notre blog Geoffroy et moi essayons d’avoir toujours un regard
ouvert et de ne pas trop nous laisser envahir par les désagréments que l’on peut vivre à Bombay, mais depuis quelques jours il m’est impossible d’apprécier cette ville ... Alors ce soir après une
journée si mal vécue je n’avais qu’en tête me retrouver un peu au calme et écouter de la musique ! Faire découvrir à mes petites oreilles et à vous, lecteurs si précieux et toujours plus
nombreux, l’envoutante musique de Ravi Shankar, le maître du sitar indien ! Dès les premiers morceaux, j’ai pu ressentir un apaisement bien nécessaire et salutaire !
A 89 ans, Ravi Shankar est toujours considéré comme le meilleur ambassadeur et musicien sitariste. Il donne encore des concerts dans le monde entier accompagné depuis quelques années par sa
dernière fille Anoushka Shankar. Son autre fille, la talentueuse Norah Jones aura choisi une autre voie musicale, le jazz où elle compose et chante.
Le père de Ravi Shankar, fait partie de la haute caste, des brahmanes,
il est avocat pour la Société des Nations et s’expatrie avec sa femme et ses deux fils à Paris.
Contrairement à d’autres familles ils ne descendent pas d’une dynastie de musiciens.
A dix ans, le voilà qui vit à Paris une vie facile, proche de son frère qui dirige une troupe de danseurs. Quelques années plus tard, lorsque Ravi a quinze ans son père meurt
; Ravi rencontre par son frère et par l’influence de sa maman, à Paris, son gourou Ustad Alludin Khan qui le prit sous son aile pendant sept années où il a vécu dans des conditions parfois
très difficiles et douloureuses. Avec le recul, cette expérience a été une bénédiction pour lui.
Il collabore par la suite à la musique des films de la trilogie de Satyajit Ray : Pather Panchali (La complainte du sentier 1955), Aparajito (L’invaincu 1956) et Apu Sansar (Le monde d’Apu
1959). C’est également à cette époque qu’il commence à se produire aux Etats-Unis et à faire connaître la musique indienne. Le son envoutant et si caractéristique du sitar avec tous ses effets de
résonances attire les musiciens rock des années 1960 et début 1970 qui sont en pleine quête d’originalité, d’exotisme et de psychédélisme. Georges Harrison devient son élève et depuis il ne
cessera d’enseigner, d’enregistrer et d’être sur scène. En 1982, il signera la musique du film Gandhi, de Richard
Attenborough.
A noter trois magnifiques beaux albums à découvrir, d’abord un double album Concertos pour
sitar n°1 et n°2 dirigé par André Prévin, Une vie en musique avec comme invité le violoniste Yehudi Menuhin et le flûtiste Jean-Pierre Rampal, neuf morceaux choisis
entre 1958 et 1976 qui illustrent toute l’attirance, les couleurs pour le raga, un très bel échange entre autres le flûtiste et le sitariste. L’intensité est à son apothéose avec le morceau de
musique Dhun qui fusionne musique traditionnelle et rock. Egalement, un autre album Chants of India consacré à de chants religieux, sorti
en 1997, produit par Georges Harrison. Mais malgré tout ces invités o combien talentueux, j'ai une petite préférence pour ces sublimes solos.
Ravi Shankar incarne parfaitement le symbole contemporain de l’ouverture à l’autre, du brassage, du partage des cultures et de la compréhension entre les peuples.
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