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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:58

L’exploration de l’Amérique du Nord


En automne 1826, pour combattre son désespoir, Victor fait d'abord un premier voyage d'exploration en Amérique du Nord avec une recommandation du marquis de La Fayette, un ami proche de la famille et introduit dans la société américaine.


Ses biographes ont eu de la difficulté à reconstituer entièrement ce voyage, car Jacquemont n’a pas tenu de journal. On s’est basé sur les lettres qu’il a expédiées à sa famille et à ses amis pendant son voyage, et aussi sur les impressions d’Amérique qu’il a évoquées plus tard aux Indes dans sa correspondance. Les dates et les localités relevées sur les herbiers qu’il a constitués et qui se trouvent aujourd’hui à Montréal aident toutefois à préciser son itinéraire. On sait ainsi qu’il remonta le fleuve Hudson le 13 août 1827 et qu’il ira à Niagara. Il sera aussi à Montréal (il fera des récoltes sur le Mont-Royal, bien connu par certains de nos lecteurs), puis au lac Champlain. Les botanistes québécois soulignent aujourd’hui encore la pertinence et le détail des observations que Victor consignaient dans son herbier.


Après une première exploration de l’Amérique, il séjourne chez son frère Frédéric à Haïti. Il y rencontre le professeur Cordier, et c’est lui qui va lui transmettre la proposition des administrateurs du Jardin des Plantes d’un voyage en Inde. Victor accepte et regagne Paris pour préparer ce voyage qui le rendra célèbre. Il se rend à Londres, contacte la Compagnie des Indes et s'intègre dans la bonne société londonienne. Il obtient facilement les autorisations nécessaires à son voyage auprès de la Compagnie des Indes à Londres. Il regagne la France pour embarquer à Brest le 26 août 1828 à bord de La Zélée.


Le départ pour l’Inde


Quand Victor Jacquemont quitte Paris ce 10 août 1828 en direction de Brest, d’où il doit embarquer sur la Zélée pour se rendre à Bombay, il sait qu’une grande aventure débute dont il espère des découvertes et la gloire ; il sait qu’il ne reverra pas certains de ses amis et ses parents, il ne pense pas revenir avant 5 ans voire plus, et il ignore bien sûr le tragique destin qui sera le sien. Il vient de quitter son vieux père, Venceslas Jacquemont, fort âgé et fatigué.


Après une traversée de 8 mois, il fait escale au Cap où il rencontre le capitaine Jules Dumont d’Urville (1790-1842) qui rentre de son premier tour du monde après un long séjour en Polynésie. Pour la petite histoire, en 1837, Dumont d’Urville se verra confier le commandement de cette même goélette « La Zélée ».


Victor accoste l’île Bourbon (aujourd’hui La Réunion) en janvier. Il séjourne chez un riche colon à qui il a été recommandé par son amie Madame Ramond. Il s'offusque contre la barbarie de l'esclavage qui y est pratiquée par la bourgeoisie créole. Un violent cyclone s'abat sur l'île les 10 et 11 février 1829 détruisant toutes les récoltes, engloutissant dans les flots ou brisant sur les côtes plus de vingt navires. La Zélée est malmenée mais reste à flot. Des réparations importantes sont nécessaires, laissant à Victor le temps d'apprécier les beautés de l’île Bourbon.


Les réparations terminées, Victor poursuit sa mission et embarque pour Pondichéry, puis pour Calcutta où il arrive le 5 mai 1829. Parti en août 1828, avec une subvention insuffisante (6 000 F), il attendit vainement à Calcutta durant sept mois un supplément de subsides qu'il avait sollicité du gouvernement français.


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