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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 14:11

Tout d’abord pardonnez le titre que nous avons donné à cet article ; Geoffroy a eu du mal à résister à ce facile jeu de mots, mais il ne colle pas forcément très bien avec le contenu de l’article et le sujet de l’article, quoique…


Vous avez deviné que nous allions vous parler de Sai Baba. Bien, bon début !

 

Pour nous tout commence chez le fleuriste d’Olivia.

Lorsqu’on vous dit fleuriste vous pensez  immédiatement au fleuriste de votre quartier, mais ici c’est différent. Voici d’ailleurs une photo de ce fleuriste, petite échoppe au sud de la ville (Colaba).  L’intérieur du  « magasin » est minuscule et nous y sommes allés souvent. Et la première fois que nous avons vu Sai Baba c’est là ! Oui une photographie collée comme une image sur le mur du magasin, tiens là voila. Et puis peu à peu nous avons vu cette photographie ici et là, collée sur un mur, un pare brise etc… Et même en affiche peinte sur un mur dans la ville. Nous avons ensuite appris que cet homme était mort en 1918.

 

Bien sûr, nous fûmes intrigués par ce personnage qui semblait occuper une place importante.

 

Nous apprîmes ensuite qu’il y avait une réincarnation de Sai Baba, nommé Sathya Sai Baba ! Voilà qui commençait à être intéressant ! Il n’en fallait pas plus pour lâcher Sherlock Holmes et Arsène Lupin sur les traces de Sai Baba…


Tout commence en fait vers 1835 lorsque nait un homme dont le nom n’est pas connu. Le fait de n’avoir pas nom et d’avoir une date de naissance incertaine ne l’empêchera pas de devenir un guru, un saint indien très connu et hautement respecté jusqu’à nos jours. 


Pour être plus précis le futur Sai Baba est un enfant abandonné qui sera déposé dans un bois, et recueilli par un fakir musulman et sa femme qui n’ont pas d’enfant. Il passera les 4 premières années de sa vie avec ce couple puis sera confié à un guru. On raconte qu’à l’âge de 4 ans le futur Sai Baba se mettait à adorer les dieux hindous à la mosquée et à parler du Coran dans le temple hindou.


Celui qui ne sait pas encore qu’il va s’appeler Sai Baba arrive à l’âge de 16 ans dans le village de Shirdi (Maharashtra) et habite sous un arbre où il vit comme un ermite. Il lit le Coran et les textes hindous et va devenir très vite un guru aussi populaire chez les musulmans que chez les hindous. Un villageois le surnomme d’abord Sai (Saint), puis plus tard on ajoutera Baba qui veut dire père. Idéal pour un destin quasi papal !


Sai Baba va être vite connu et reconnu. Un grand saint indien, saint Anandnath, alors âgé de 95 ans, rencontre Sai Baba en 1885 et s’exclame : « Celui-ci brille comme un vrai diamant ». On vient voir Sai Baba, on sollicite son aide, il fait des miracles et les témoignages sont nombreux.


Nous l’avons dit, Sai Baba se situe entre l’hindouisme et l’islam et sa philosophie est presque une synthèse des deux religions. Ses disciples sont convaincus que Sai Baba peut faire des miracles et qu’il peut faire des miracles même en étant mort.


Ce qui est étonnant c’est que Sai Baba prêche peu. Il ne voyage presque pas. On vient le voir, le consulter et il agit. Il n’écrira rien. Le livre qui se réclame de ce mouvement est le livre écrit en 1910 par Govindrao Raghunath Dabholkar avec l’accord de Sai Baba qui lui donnera le titre de « Hemadpant ».


Sai Baba meurt en 1918. La ville de Shirdi est depuis un lieu important de pèlerinage pour tous les disciples de Sai Baba.


En Inde, Saï Baba est un des saints les plus célèbres, et un flux ininterrompu de pèlerins viennent de toute la péninsule indienne se recueillir sur sa tombe. Il est complètement divinisé, et son image est présente partout. Il est évidemment connu pour ses nombreux " miracles ". Mais il fut aussi un maître qui donnait un enseignement profondément non-dualiste à quelques disciples choisis. Il représentait une spiritualité libre, dans la lignée de Kabir (poète indien né en 1440, mort en 1518, qui fur un grand guide spirituel et qui chercha à concilier hindouisme et islam) au-delà de l'islam et de l'hindouisme. Une spiritualité qui fut toujours très présente dans cette région du Maharashtra.

Ce fut aussi un saint au comportement étrange, qui semblait connaître tous les êtres intimement, qui commandait au feu ou à l'orage, et vivait manifestement dans une réalité très différente de l'univers commun. Il avait une énergie radieuse et apportait le réconfort à ceux qui venaient le voir. Il ne demandait jamais rien et ne parlait jamais des castes. Son mysticisme trouvait racine dans un humanisme modèle. Hindous et musulmans le prenaient pour un des leurs. Des parsis, des chrétiens et des bouddhistes vécurent le même phénomène.

Son origine et beaucoup d'événements de sa vie demeurent entourés de mystère. Il semblait être un pauvre fakir musulman, mais ses parents étaient vraisemblablement des brahmanes hindous. Il avait reçu des connaissances de Nath Yogis (les Nath Yogis, disciples de Gorakhnat, thaumaturges et adeptes du hatha yoga), mais il citait souvent la parole des soufis persans.


Nous le disions au début, Sai Baba a un avatar !

Dans l’hindouisme, un avatar est l'incarnation d'un dieu sur Terre. Cet avatar se nomme Sathya Sai Baba et c’est aujourd’hui un grand leader spirituel indien qui compterait 30 millions d’adeptes !

L’homme, qui se distingue par sa coupe afro et ses tenues orange, est né le 23 novembre 1926. A l’âge de 13 il déclare être la réincarnation de Sai Baba.

 

Sa philosophie tient en une phrase : « Il n'y a qu'une religion, celle de l'amour ; une seule caste, celle de l'humanité ; un seul langage, celui du coeur ; un seul Dieu, omniprésent. »

 

Son credo : « Aider l'individu à prendre conscience de sa propre divinité, à pratiquer l'amour désintéressé, et à rendre les fidèles de toutes les religions plus sincères et dévoués dans la pratique de leur culte d'origine. » Le gourou tient régulièrement des séances spirituelles dans son ashram de Puttaparthi, où de nombreux occidentaux vivent à l’année.

 

L’homme s’est également fait connaître pour ses actions caritatives. Là, il fait construire un hôpital. Ici, une école.

 

Des actions financées essentiellement par les dons des fidèles : l’organisation de Sai Baba est à la tête d’une fortune de 170 millions de dollars. Ses adeptes sont en général avocats, psychiatres, écrivains, journalistes, enseignants, physiciens ou businessmen. L’homme peut également se targuer d’avoir séduit certaines des plus influentes personnalités politiques indiennes.

 

Mais dans le reste du monde, son mouvement fait l’objet de nombreuses critiques pour ses dérives sectaires. En 1996 il est classé par la France sur la liste des sectes dangereuses. En 2000, c’est l’Unesco qui lui retirait son soutien, notamment en raison des soupçons d’abus sexuels qui planaient au-dessus de l’organisation.

 

Il ne faut donc pas se tromper de Sai Baba…

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commentaires

pondi 02/06/2009 20:38

J'ai vécu en Inde du sud ces dernières années. Savez-vous que le Sai baba actuel est poursuivi non seulement en Inde (ou il est également protégé) mais aussi aux USA pour pédophilie, entre autres chefs d'accusation,

Amicalement, Pondi

Olivia et Geoffroy 07/06/2009 09:30


Merci de votre commentaire. Oui ces accusations ne sont pas suprenantes, hélas !


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