Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:09

Le gouvernement français facilita son retour (en 1836) à Calcutta sur un bâtiment de la marine nationale. Lors de sa réception officielle à la cour de Lahore, Allard remit une lettre du roi Louis-Philippe adressée au Maharaja Ranjit Singh.

 

A partir de 1835, Feuillet de Conches s'emploie à réunir des dessins venant d'Égypte, d'Abyssinie, de Perse, d'Inde, de Chine, du Japon. Sa profession favorise ses missions à l'étranger et les relations avec les ambassadeurs. Les miniatures indiennes, l'un des plus beaux ensembles cohérents de miniatures indiennes du XIXe siècle, sont exécutées par Imam Bakhsh, grand artiste du Panjab protégé par le Maharaja. Leur origine est liée à l'histoire : appelés à l'organisation d'une puissante armée par le Maharaja Ranjit Singh (1780-1839), fondateur du royaume sikh du Pendjab, Jean-François Allard et Jean-Baptiste Ventura, anciens officiers de l'armée napoléonienne, s'installent à la cour de Lahore. Dans le cadre de relations diplomatiques avec la France, Feuillet de Conches se lie d'amitié avec eux et ils accèdent à sa demande. En 1837-1838, Allard surveille lui-même l'exécution des peintures que Feuillet de Conches définit comme chefs-d'oeuvre, où les ciels sont d'or et les eaux d'argent.

 

C’est à Peshawar que la mort surprit le général Allard, en janvier 1839. Sa tombe est située à Lahore, dans le jardin de sa résidence d'Anarkali, où son corps fut inhumé.

 

Son corps, rapporté à Lahore par les vétérans du Fauj-i-khas, infanterie et cavalerie réunis, reçut les honneurs militaires dans toutes les villes du royaume qu’il traversa. Il fut enterré à Lahore au cours de funérailles que l’on pourrait qualifier de nationales, six régiments formant dans la capitale du Penjab la haie d’honneur entre sa résidence officielle d’Anarkali et le jardin de son baradari où allait se dérouler l’inhumation. Le général français fut déposé entre deux de ses enfants morts en bas âge. Il y repose encore aujourd’hui.

 

Bannou Pan Deï assura seule, avec l’aide de sa belle-famille, des amis de son mari et du général Ventura, l’éducation des cinq enfants. Elle vécut dans le souvenir extraordinairement fidèle à la mémoire de son époux. Elle s’éteignit dans sa bastide de Saint-Tropez le 13 janvier 1884, et elle repose toujours dans le caveau de la famille Allard, dans le cimetière marin de Saint-Tropez.

 

Lorsque Ranjit Singh meurt (en 1839), quatre de ses épouses officielles et sept de ses concubines esclaves se feront ''satî'' (elle se feront brûler vives) sur son bûcher funéraire. Son Etat paraissait solide mais ne survivra pas bien longtemps à la mort de son fondateur. Sa succession sera difficile (ses quatre premiers successeurs décédant dans les six années suivantes...), si bien que les Britanniques annexeront finalement le Pendjab et l'essentiel de ses Etats, dès 1846-1849.

 

Sources

 

Article : « Les Fables de La Fontaine aux Indes, Imam Bakhsh Lahori et L’école artistique de Lahore « de Jean-Marie Lafont

 

Article : « Les Mille et une Fables de la Fontaine ou Le Baron Félix Feuillet de Conches au Pays du Mogol » de Christiane Sinnig-Haas, Conservateur du Patrimoine

 

Gazette Politique et Littéraire de Toulouse et de la Haute-Garonne (19/10 135 et 12 nov 1835)

 

Note : le portrait de R Singh qui figure sur cette page est tiré du Livre " Maharaja Ranjit Singh, Lors of the five rivers" de Jean-Marie Lafont.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Blog Translation

English

Recherche

Meteo

click for Bombay, India Forecast

Archives

Visiteurs depuis avril 2010

free counters

 nrinumero02