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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 09:54

L’Inde a aussi attaché son nom à quelques diamants célèbres et voici les histoires de 4 diamants célèbres dont vous avez déjà entendu parler.

 

Le diamant Hope

 

Voici tout d’abord l’histoire du diamant Hope ce grand diamant d’un bleu intense est peut-être la pierre qui a la plus mauvaise réputation. Un grand nombre de ses possesseurs furent malmenés par le sort si bien que l’on croit à un maléfice. Le Hope fut découvert en Inde ; non taillé, il pesait 112 carats. Il parvint en France en 1668 avec la réputation de porter malheur, un voleur l’ayant dérobé à une statue de Siva, déesse hindoue et épouse de Rama. Tavernier, qui avait rapporté ce diamant des Indes, le vendit à Louis XIV qui le fit tailler en une pierre de 67 carats, en forme de cœur, et l’appela le Diamant de la Couronne. A son retour en Inde, Tavernier fut, dit-on, déchiré par des chiens sauvages. Louis XVI et Marie-Antoinette héritèrent ce Bleu de France, comme on l’appelait familièrement.

 

En 1792, cette pierre fut volée avec tous les autres joyaux de la Couronne de France. On en retrouva quelques-uns, mais point le Diamant Bleu. En 1830 à Londres, on vit apparaître sur le marché un diamant de 44,5 carats d’un bleu intense, de forme ovale ; les experts s’accordèrent à déclarer que c’était le Bleu de France retaillé pour dissimuler son identité. Il fut acheté par Henri Hope et connu depuis lors sous le nom de diamant Hope ; il est porté par la reine Marie-Louise d’Espagne dans un portrait que Goya fit d’elle en 1800. Des bruits courent, selon lesquels le diamant volé aurait été taillé sous sa forme nouvelle par Wilhelm Fals, diamantaire hollandais. Fals serait mort de chagrin en apprenant que son fils Hendrick lui avait dérobé la pierre. Pour finir, Hendrick se suicida. Le Hope fut vendu chez Christie’s en 1867, et depuis lors, changea plusieurs fois de mains. Un prince d’Europe orientale l’offrit à une actrice des Folies-Bergère, qu’il tua plus tard d’un coup de revolver. Un Grec, possesseur de la pierre se tua avec toute sa famille dans un accident d’automobile. Le sultan Abdulhamid II n’était que depuis quelques mois en possession de ce diamant quand une révolte de l’armée le chassa du trône en 1909. Evelyn Walsh McLean, riche excentrique américaine de Washington, acheta le Hope en 1911. Son fils fut tué par une automobile, son mari mourut à l’hôpital psychiatrique et sa fille décéda en 1946, pour avoir absorbé une trop forte dose de somnifères. Après la mort de Mrs. McLean en 1947, le bijoutier new-yorkais Harry Winston acheta ses bijoux, y compris le Hope. Il fit don de ce diamant à la Smithsonian Institution, à Washington, en 1958.

 

Le Sancy

 

L'histoire du Sancy est longue et compliquée, d’une part en raison du manque de données, d’autre part parce que deux diamants connus sous le nom de Sancy ont été confondus dans plusieurs relations historiques. Découvert aux Indes et taillé selon les techniques de l’époque, ce diamant de 55 carats parvint en Turquie où Nicolas Harlai de Sancy, ambassadeur de France, l’achète en 1570, et l’emporte en France. Le seigneur de Sancy devient plus tard surintendant des Finances. Le roi Henri III lui emprunta le diamant puis le lui rendit.

Sancy voulut transférer son diamant à l’étranger, un messager fut chargé de porter la pierre mais ne parvint jamais à destination. Sancy se mit à sa recherche, trouva son cadavre : des voleurs avaient assommé le messager, le diamant avait disparu. Connaissant la loyauté du messager, Sancy pensa qu’au moment du danger celui-ci pouvait fort bien avoir avalé le diamant pour ne pas le laisser aux mains des brigands. Sancy fit disséquer le cadavre et rentra en possession de son bien. Sancy parvint à envoyer le diamant à son frère, ambassadeur à Londres, qui le vendit à Jacques Ier en 1604. Il sera mentionné dans l’inventaire des joyaux de la couronne britannique en 1605, comme “un diamant féerique, taillé en facettes, acheté à Sancy”. En 1722, il est placé au faite de la couronne du roi Louis XV. Depuis 1979, le Sancy fait partie des collections du Musée du Louvre.

 

Le Régent


Le Régent, un des plus beaux diamants du monde, a une histoire intéressante et bien documentée. Il fut trouvé en 1701 à Golconde, dans la mine Partial ; à l’état brut, il pesait 410 carats. Il fut vendu tel quel à Thomas Pitt, alors gouverneur de Madras, pour environ cent mille dollars. U

En 1717, Pitt le vendit, toujours brut, à Philippe, duc d’Orléans et régent de France. Son prix s’était élevé à plus de six cent cinquante mille livres sterling. Il fut ensuite taillé en brillant à Londres et réduit à 140,5 carats. Il prit depuis ce moment le nom de Régent et fit partie du Trésor royal de France. Il figurait sur la couronne que Louis XV arbora lors de son sacre en 1722, et Marie-Antoinette le porta fréquemment comme bijou. En 1792, le diamant fut volé avec le Bleu de France et d’autres joyaux de la Couronne. Contrairement à bon nombre d’entre eux, on le retrouva rapidement.

En 1797, il fut mis en gage par le gouvernement, mais racheté cinq ans plus tard. Pour son sacre en 1804, Napoléon Bonaparte fit sertir ce grand diamant dans la garde de son épée. Lors du couronnement de Charles X en 1825, le Régent ornait la couronne royale et il y resta jusqu’au jour où on le plaça sur le diadème de l’impératrice Eugènie. En 1887, les joyaux de la Couronne française furent vendus aux enchères, à l’exception du Régent qui prit le chemin du Louvre, où il se trouve encore aujourd’hui. Pendant la seconde guerre mondiale, on le dissimula dans du plâtre, derrière le marbre d’une cheminée du château de Chambord.

 

Le "Koh - i - Noor" ( montagne de lumière )

 

Au XV° siècle pillé parmi les trésors du rajah de Gwalior par le premier empereur mogol, il est la propriété en 1707 à Mohamed Shah dernier empereur mogol. Nadir Shah roi de Perse, après la prise de Delhi cherche ce fameux diamant mais ne le trouve pas ; il ignore que l’empereur le cache dans son turban. Mais sans doute l’apprend-il car il convie l’empereur à un festin ; Nadir, selon la coutume orientale, propose à son invité l'échange de turbans en signe de réconciliation ; il découvre alors le diamant et s'écrie émerveillé : "Koh-i-Noor". Par la suite le diamant passant de Perse en Afganistan, se retrouve finalement vers 1810 aux mains du Maharadja Ranjit Singh de l'état du Penjab ; à sa mort en 1839, la guerre civile éclate et permet aux anglais d'annexer toute la province. Le traité de 1849 entre autres offre à la reine Victoria le "Koh-i-Noor" pesant 186 carats ; il est exposé a Hyde Park où la presse soutenue par l'opinion publique, ne manque pas de signaler la médiocre qualité de la taille. La reine charge alors son joaillier Garrard de trouver le maître compétent pour un re-taillage.

Le 17 juillet 1852, Voorsanger le tailleur renommé d'Amsterdam, commence l'opération en présence du prince Albert et du Duc de Wellington ; trente huit jours après le koh-i-noor réapparaît sous la forme d'un magnifique brillant ovale de 106 carats. La reine Victoria porta souvent le diamant en broche ; il sera monté en 1902 après sa mort, sur la couronne royale.

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