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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:08

1974, l’année de la bombe nucléaire indienne


Cette année là, l’Inde procède à une série de 6 essais nucléaires souterrains dans le désert de Thar. La bombe nucléaire indienne utilise la technologie et le plutonium achetés aux pays occidentaux (Canada, Etats-Unis, France, Allemagne et d’Angleterre). La course au nucléaire entre l’Inde et le Pakistan en retard technologique a alors débuté. Dès 1980, le Pakistan, aidé par la Chine, sera à son tour soupçonné de détenir la bombe. L’Inde et le Pakistan signent alors un traité de non agression de leurs sites nucléaires respectifs. Ces 2 pays qui n’ont pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) sont rentrés dans le club très fermé des pays nucléarisés par la petite porte.

juillet 1977, coup d’état au Pakistan

Le général Mohammad Zia ul-Haq renverse le Premier ministre Zulfikar Ali Bhutto. Il devient président en septembre 1978 et fait exécuter Ali Bhutto par pendaison en 1979. C’est sous le régime militaire du général Zia (1977-1988) que le Pakistan connaît une véritable islamisation, il fait de l’application de la charia sa priorité principale pendant ces onze ans de dictature.


1989-1990,  attaques des séparatistes cachemiris et répression indienne


Au Jammu-et-Cachemire,  la rébellion séparatiste islamiste lance un mouvement de lutte armée, soutenu officieusement par le Pakistan. En 1990, l'Inde et le Pakistan sont au bord d'un affrontement majeur. Les violences  font plus de 35 000  morts.


1996, élections au Cachemire


Le taux de participation élevé de 30% marque ces élections. La population marque par ce vote, son refus de la guerre et affirme sa volonté d’autonomie. Ce nouvel acteur autonomiste introduit une difficulté politique dont l’Inde et le Pakistan se seraient bien passés, surtout pour l’Inde qui refuse toujours de prendre en compte l’identité cachemirie dont l’autonomie est pourtant prévue par l’article 370 de la constitution indienne mais qui n’a jamais été mise en oeuvre.


1998, la prolifération nucléaire en marche

En juillet 1998, une tentative de réconciliaition des deux pays se concrétise par des pourparlers entre le président pakistanais Nawaz Sharif et le premier ministre indien AB Vajpayee, mais l'Inde et le Pakistan procèdent à une série d'essais nucléaires qui vont miner ces efforts. L'Inde refuse en 1996 de ratifier le Traité de Non prolifération Nucléaire et procède à 5 essais souterrains le 11 mai 1998. Le Pakistan réplique par une série d'essais nucléaires. On soupçonne alors la Chine d'avoir aider le Pakistan à fabriquer sa bombe.

En mai de cette année, des indépendantistes cachemiris soutenus par les forces armées spéciales de l’armée Pakistanaise s’infiltrent au-delà de la ligne de contrôle en aval du glacier de Siachen, au cours de manœuvres militaires menées et à la barbe de l’armée Indienne. Cette crise est au début manoeuvrée par le Pakistan suite aux évènements lointains du Kosovo : le Pakistan qui contrairement à l’Inde à toujours voulu un débat international sur la question du Cachemire tente alors d’allumer la mèche dont il pense que l’issue est un règlement Onusien comme au Kosovo. L’ONU peut alors faire pression sur l’Inde pour organiser un référendum sur le rattachement du Cachemire dont on sait qu’il serait favorable au Pakistan s’il était organisé. Mais cette stratégie est la stratégie du désespoir quand on sait le faible rôle que l’ONU a pu jouer dans le règlement du conflit des Balkans. Ces manœuvres désirées par le général Musharaf sont condamnées par la communauté internationale, l’Inde réagit fermement en engageant d’importants moyens militaires sur le terrain, 20 000 soldats sont déployés, des dizaines d’avions et bombardiers volent sur une ligne de front qui s’étend sur 120 kms de long, pilonnant les positions Pakistanaise juchées sur les hauteurs. Le 10 juillet 1999, les 2 pays s’entendent sur un retrait mutuel des zones de combat. Mais ce retrait des troupes provoque une grave crise dans les rangs de l’armée pakistanaise qui ne pardonne pas au président M. Sharif d’avoir cédé à la pression des Etats Unis. En octobre, Pervès Musharraf renverse le pouvoir sans effusion de sang et décrète l’état d’urgence. Ce putsch suscite une grande inquiétude en Occident. Le coup de semonce est venu du directeur du Fonds monétaire international (FMI) qui assure qu'Islamabad ne percevrait aucun acompte sur le prêt de 1,6 milliard de dollars. A Londres, le Commonwealth annonce qu’il interdit à la junte militaire de participer à ses sommets, la bourse de Karachi plonge de 7,36%, Wall Street de 2,7%. Kofi Annan exhorte les militaires pakistanais "à essayer de revenir à un gouvernement civil dès que possible". L’Inde place à nouveau ses forces en état d’alerte maximum mais P. Mousharraf averti publiquement l’Inde sans la nommer de ne pas tenter de profiter de la situation de faiblesse du Pakistan pour s’attaquer aux intérêts pakistanais.

La crise comportant d’importants risques d’escalade entre les 2 pays nucléarisés n’est pourtant qu’une crise et non pas une guerre. Il semble que la dissuasion nucléaire ait eu une influence sur l’absence d’escalade et le règlement rapide du conflit entre les 2 pays, la réaction de la communauté internationale et notamment des Etat Unis (aidé par la neutralité affichée de la Chine) a joué un grand rôle en ce sens. Cependant, on sait aujourd’hui que l’utilisation de l’arme nucléaire ait été sérieusement envisagée par l’armée Pakistanaise durant ce conflit.









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