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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 14:33

Vous allez encore dire que l’on voit des indiens partout ! Mais pourtant nous ne faisons que décortiquer l’actualité et la creuser un peu…

 

Donc, voici un fait d’actualité récent puisque cela s’est passé hier en Allemagne. L'Indien Viswanathan Anand, surnommé le "Tigre de Madras", a conservé mercredi à Bonn son titre de champion du monde d'échecs, face au champion 2006, le Russe Vladimir Kramnik, au terme d'un tournoi en 11 parties qu'il a largement dominé.

Anand, âgé de 38 ans, s'est contenté d'un nul dans cette dernière partie, jouée en 24 coups et trois heures. Le tournoi, commencé le 14 octobre, se solde par sept nuls, trois victoires pour Anand et une seulement pour Kramnik - soit un score final de 6,5 points pour l'Indien et 4,5 pour le Russe.

" Vladimir m'a poussé à tout donner. J'ai réalisé ici à Bonn une de mes meilleures performances ", s'est félicité Anand, tandis que Kramnik faisait part avec sobriété de sa déception : " J'ai tout essayé, mais ça n'a pas suffi. La vie est ainsi, et les défaites en font partie".

L'ascension d'Anand dans le monde des échecs a été fulgurante. En 1987, ce jeune garçon de 17 ans devient le premier Indien à remporter le championnat du monde junior. Aujourd'hui, son palmarès a de quoi en faire rougir beaucoup. En plus de ses trois titres internationaux, Anand est aussi champion du monde d'échecs rapides et est le seul joueur à avoir remporté cinq titres au prestigieux championnat d'échecs de Corus.

Jusque là c’est simple et on ne sollicite pas trop vos neurones ! Mais peut-être comme nous, vous vous dîtes : " ah bon, mais les indiens ont-ils un lien avec le jeu d’échecs ? " Vous voyez, nous pensions exactement à la même chose que vous !

En réalité l’origine du jeu d’échecs fait encore débat, mais on admet généralement que son ancêtre connu le plus ancien est le jeu indien le chaturanga ! Bingo ! En sanskrit (langue des textes religieux hindous, autrefois parlée dans le sous-continent indien), le mot chaturanga désigne quatre corps d’armée comportant des chars, des éléphants, des chevaux et des fantassins, et désigne donc un jeu de guerre !

Il existe une bien ancienne légende dont vous allez vous rappeler quant à l’origine de ce jeu ! Cela se passe en Inde toujours, vers 3000 ans avant notre ère et c’est l’histoire du roi Belkib (ou Bathait) qui promit une récompense à qui lui proposerait une distraction qui lui conviendrait. Le sage Sissa lui présenta alors le jeu d’échecs qu’il avait inventé et le roi fut enthousiaste. Prié de dire au roi la récompense qu’il souhaitait, Sissa demanda au roi de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième etc… jusqu’à la 64° case. Le roi lui accorda cette récompense mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort de son royaume (car vous avez tous fait le calcul de tête, 2 puissance 64 donne 9 milliards de milliards de grains !). Les légendes divergent sur la fin de l’histoire car les unes disent que Sissa eut la tête tranchée pour une telle effronterie et les autres disent que le roi, plus malin que ce que l’on pensait, acquiesça à la condition que Sissa compte lui-même les grains de blé ! Ici comme ailleurs il y en a toujours pour penser à se faire du blé !

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos fous et cavaliers !

Le jeu indien passe en Perse vers l’an 600 où il devient le chatrang. Lorsque les Arabes envahissent la Perse (en 642), ils l’adoptent sous le nom de shatranj et un traité daté de 840 en établit clairement les règles ; le jeu est ensuite diffusé dans l’espace méditérannéen. Sa première mention en Europe se situe en Catalogne vers 1020.

Mais le jeu ne fait pas que voyager, il va se transformer.

En effet le jeu indien se jouait à quatre joueurs, chacun avec 8 pièces, alliés deux à deux, et se jouait avec deux dés. Les Persans (ou les Perses) vont modifier le jeu et vont fusionner les équipes pour en faire un jeu à 2 joueurs et vont éliminer le hasard en supprimant les dés.

Il reste cependant une énigme de taille c'est celle de la pièce éléphant qui est devenu le fou ! Les arabes nommaient cette pièce al-fin qui a donné en vieux français "aufin" mais on ne sait pas pourquoi c'est devenu le fou ! Est-ce la trompe d'éléphants de la pièce qui a inspiré ainsi les français ? Toujours est-il que les anglais ont été plus sobres en nommant cette pièce "bishops" car les évêques conseillaient les rois...

Voilà qui nous rappelle un peu l’histoire des origines du zéro dont nous vous parlions il y a quelques semaines.

Décidemment les indiens sont partout, jusque dans les cases du jeu d’échecs !



NDLR : nous nous contentons de jouer au Scrabble !

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