Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 17:39

Toutes les catastrophes aériennes ne se ressemblent pas ; la plupart du temps, une catastrophe aérienne est un événement instantané qui ne se prolonge que dans le souvenir des vies humaines qu’il a fait disparaitre. La catastrophe aérienne du Malabar Princess  est différente et nous a fortement inspiré. Vous comprendrez mieux en lisant cet article.  Voila donc un récit qui, nous l’espérons vous passionnera, et comme ce récit est un peu long, nous l’avons fractionné en plusieurs articles.

Le 3 novembre 1950, le "Malabar Princess", un Lockheed Constellation de la compagnie Air India immatriculé VT-CQP, effectue la liaison Bombay- Londres via Le Caire et Genève, la prochaine escale.  C'est un vol réservé au transport de quarante marins de l’Indian Navy qui, de retour de permission, rejoignent leur navire, basé à Newcastle upon Tyne en UK. 

L'équipage comprend : le Commandant de bord Alan R. Saint 34 ans, Britannique (1745 heures de vol), le copilote V.Y. Korgaokar (4052 heures de vol), le navigateur S. Antia (965 h/v), le mécanicien naviguant F. Gomes (2267 heures de vol), le radio P. Nazir (2263 heures de vol), le mécano naviguant supplémentaire D. Ranghuram, le steward S. Ganesh et l' hôtesse Mrs. Grostate. Il s’agit donc d’un équipage expérimenté volant sur un avion moderne et bien équipé. Le Lockheed L-749 Constellation est un avion de ligne long courrier fabriqué par la firme américaine Lokheed. Il est propulsé par quatre moteurs à pistons de 18 cylindres Wright Cyclone développant chacun une poussée de 1866 kW. Il fait partie de la troisième génération de Constellation. Son premier vol date du 1er décembre 1947. Il a été produit à 111 exemplaires dans cette version. Sa vitesse maximale de vol est de 525 km/h, son envergure de 37.49 mètres et il emporte 12804 litres de carburant. Equipé de son radar météo il mesure 29.67m pour 7.21 mètres de haut et pèse 27280 kilos. Il peut accueillir 43 passagers.

Les liaisons radio entre l’appareil et la tour de contrôle de Genève ont été conservées et l’on en sait davantage. A  9H 37 le Radio-naviguant Nazir entre en liaison avec la tour de contrôle de Genève pour lui communiquer sa position : "45º22'N & 5º44' E , Verticale Nord/Ouest de Grenoble- France"

L'aiguilleur annonce la météo : « Couvert neige, nimbo-stratus de 1000 à 7000 m, visibilité de 4 à 6 km, vents de 35 nœuds à 5000 m ».

Le commandant de bord Alan R. SAINT à son copilote se rend compte que le vent est plus fort que prévu, plus fort que ce qui est annoncé. Il dit  "Prévenez derrière, ça va tabasser!"

A 9H 39 le radio-naviguant confirme la situation : "Vents beaucoup plus forts que prévisions, environ 50 à 60 noeuds avec rafales à 75".

A 9H 40 l'aiguilleur de la tour de contrôle de Genève demande : "Quelle est votre altitude ?"

9h 40 Radio-naviguant Nazir : "14500 pieds"

Tour de Contrôle de Genève : "Montez impérativement à 15500 pieds."

Genève ajoute : "Quel est votre cap ?"

9h 41 Radio-naviguant NAZIR : "Pas de cap (no Q.T.I) essayons de grimper à 15500 pieds !"

La tempête redouble de violence; secoué par les turbulences, l'avion fait des embardées invraisemblables...
Le Commandant Saint, la sueur perlant au front, lutte avec le manche pour maintenir le cap.
Soudain, l'avion est happé par une ascendance dynamique.

Horrifiés, les pilotes découvrent droit devant, auréolé d'une lumière blafarde, le sommet du Mont-Blanc qui vient de surgir des nuages...

Le Commandant Saint:

" Nom de Dieu! Montes... montes!"

Les marins sont plutôt blêmes. Le nez de l'avion passe l'arête de roc et de glace...  Ouf! il y a au moins trois mètres de distance...  Un dixième de seconde plus tard, lorsque les ailes franchissent l'arête à leur tour, la masse d'air s'inverse en une dépression descendante; quelques pilotes de la région connaissent bien ce phénomène aérologique appelé "le rabattant de la Tournette". L'avion est brutalement plaqué sur la montagne! L'aile droite accroche le rocher et s'arrache dans l'explosion de ses deux moteurs droits. La carlingue de l'avion se déchire en deux, l'arrière basculant instantanément en se fracassant dans la pente, côté Italien tandis que l'avant poursuit sa course dans un embrasement total.... Les deux moteurs gauche explosent à leur tour, propulsant dans les flammes et la fumée, un panache de neige noire....

Le cockpit sectionné au niveau de la porte avant part en tonneau dans la pente, se rétablit, poursuit en luge pour finir sa course en basculant dans une énorme crevasse qui l'engloutit ! Un drôle de silence succède au fracas, mêlé au sifflement de la tempête, au crépitement du brasier de la carlingue et des moteurs... mais on n'entend aucun cri, aucune plainte... La neige recouvre inexorablement les traces de la tragédie, les quelques corps éparpillés sont bientôt recouverts d'un linceul immaculé...seul dépasse un bras arraché, l'index pointant le ciel...

Plus loin, peinte sur un morceau de la carlingue ayant échappé aux flammes, une drôle de danseuse Indienne exécute une danse macabre...

La tour de contrôle de Genève lance un appel: « Allo Air India 245 m'entendez-vous? » Plus aucun contact radio avec le Malabar Princess. Sur l'écran circulaire du radar, le petit point vert représentant le vol Air-India 245 venait de disparaître!

A SUIVRE

Partager cet article

Repost 0
Published by Olivia et Geoffroy - dans Divers
commenter cet article

commentaires

robert antoine 07/01/2016 16:25

cette histoire est tres bisart il devait savoir qu'il fallait voler a 1550

François DAVIN 02/10/2008 20:56

Mais où trouvez-vous toutes ces infos ?? Vite la suite !!!
:-)
Bravo et merci les cousins

Olivia et Geoffroy 03/10/2008 04:59


Merci François. Tu comprendras mieux, en lisant la suite de ce "feuilleton" pourquoi cette histoire "remonte à la surface"... Patience cousin !


Blog Translation

English

Recherche

Meteo

click for Bombay, India Forecast

Archives

Visiteurs depuis avril 2010

free counters

 nrinumero02