Travailler avec les indiens… Voila quelques temps qu’Olivia m’incite à écrire un
article sur les relations de travail avec les indiens.
Pour situer le champ de mon expérience, je précise que j’ai des relations avec les indiens de la banque, les indiens des sociétés liées à la banque et des indiens de sociétés ou de banques sans
lien avec la banque.
Tout d’abord je dois dire que dans mon environnement professionnel immédiat on ne perçoit pas du tout les différences qui existent entre indiens ; dans la banque il y a des hindous, des sikhs,
des catholiques et cela ne semble poser aucun problème. L’absence quasi-totale de musulmans s’explique par le fait que les musulmans sont très peu présents dans le secteur bancaire.
Par ailleurs, les cadres ne sont pas tous originaires de Bombay et cette différence ne pose pas non plus de probl
èmes. Cela dit, il y a quand même un certain effet de « réseau » entre personnes
originaires du même Etat ou de la même ville. Les relations sont simples, plutôt chaleureuses et directes. Bien évidemment la plupart des cadres travaillent dans la banque depuis de nombreuses
années et sont imprégnés de la culture d’une grande banque française. Les indiens sont plutôt « bon enfant » et on les fait rire facilement.
Il y a une certaine discipline dans la vie professionnelle et cela se voit lors des réunions qui ont lieu à l’heure et où la discipline de parole est respectée. La hiérarchie n’est pas un facteur
inhibant ou poussant à l’autocensure. Dans un univers imprégné de culture « multinationale », les personnes expriment naturellement ce qu’elles pensent et le dialogue n’en est que plus
facile.
Mais la situation est différente dans des univers 100% indiens. Globalement les deux choses qui sont assez différentes sont la communication et la notion de temps.
En matière de communication, les indiens ont assez tendance à peu communiquer, notamment dés qu’il s’agit de faire un « suivi » sur un projet ou une opération. Je suis souvent obligé de relancer
pour avoir des réponses. Par ailleurs, ils n’ont pas tendance lorsqu’ils communiquent à étayer leur position ; c’est parfois très laconique et il faut poser des questions pour avoir tous les
éléments de compréhension. En d’autres termes c’est souvent la moitié de l’histoire qu’on vous raconte…
J’ai aussi observé que les indiens pouvaient très mal communiquer entre eux lorsqu’il s’agit d’indiens de sociétés différentes et surtout de castes différentes. A plusieurs reprises j’ai eu à
gérer des situations entre des représentants de deux sociétés différentes mais plus ou moins liées à la banque, situation dans lesquelles la solution était simple pour parvenir à les mettre
d’accord. Vis-à-vis de moi, et à chaque fois de manière bilatérale, les choses se passent bien, mais lorsque je leur demande de se voir sans moi et de conclure une affaire, la concrétisation ne
se produit pas !
Une autre donnée à prendre en compte est le fait que nous sommes en réalité davantage dans une culture orale que dans une culture écrite. On me racontait une importante négociation entre la
banque et un partenaire indien (pour une JV qui s’est finalement faite) et lors de l’une des ultimes réunions de négociation, le patron français tentait de convaincre son interlocuteur indien sur
un point sur lequel l’indien ne paraissait pas confortable. Le patron français se tourne vers son conseiller (d’une banque d’affaire indienne) et lui fait part de son étonnement en disant « je ne
comprends pas pourquoi il n’est pas confortable sur ce point puisque nous avons donné des garanties dans l’accord des actionnaires » ; son conseiller, bien conscient du gap culturel, lui a alors
dit : « oui vous avez tout écrit, mais ce qu’il attend c’est que vous le lui disiez ! ».
Dans le quotidien, la prédominance de la culture orale sur la culture écrite fait que l’on envoie, à un moment donné un mail sur une problématique donnée et que rien ne se passe ! Assez frustrant
! Aussi maintenant lorsque j’envoie un mail (genre récap d’une problématique avec plan d’action), je téléphone le lendemain pour répéter au téléphone ce que j’ai écrit la veille…
Sur le temps, je pense que la notion du temps n’est pas la même que pour nous. Il y a chez les indiens une espèce de fatalisme du temps qui fait que le temps n’est pas une contrainte. On vous
promet un dossier pour la semaine prochaine, mais celui-ci n’arrivera que deux mois plus tard et on ne voit pas très bien pourquoi vous vous en étonnez ! Les exemples sont nombreux, mais pour
résumer, je dirai que ce qui se fait en 3 mois à Paris se fait en 6 ou 8 mois ici. Et les délais sont presque toujours repoussés… Ceci n’empêche nullement les indiens d’être très réactifs en
situation d’urgence.
Lorsqu’on descend plus bas dans l’échelle hiérarchique, dans les fonctions d’exécution, les problèmes sont plus nombreux et l’un d’eux est le fait que l’on ne fait qu’une partie du travail qui
est demandé… Ou lorsque vous posez une question sur une procédure, on ne vous donne qu’une partie de la réponse ; il faut donc reformuler et multiplier les questions pour être sûr d’être sur la
bonne piste. Un peu épuisant…
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angulaire de sa politique. Il veille à ce que les conquérants n'imposent pas leur
religion. Il accueille et même attire les
Une des plus belles réussites d'Akbar, et la plus durable si
jamais l'art est immortel, est la création de cette école. Humayun a ramené d'Iran des miniaturistes. Son fils les installe dans un atelier impérial, les comble de dons et leur rend visite chaque
semaine. Ainsi naît la grande école moghole de peinture. D'abord sous influence iranienne, elle acquiert en quelques années sa personnalité propre. Renonçant à illustrer les textes classiques,
les artistes se tournent vers l'observation de la vie quotidienne dans ses aspects les plus brillants – réceptions, chasses, batailles – mais aussi familiers – rêveries dans un jardin,
conversations sur une terrasse… Ils prennent pour sujet les fleurs, les plantes, les animaux, traités avec naturalisme, même si parfois ils servent à réaliser des compositions allégoriques, voire
fantastiques. Ils s'engouent pour le portrait sans complaisance des puissants, que les empereurs obligent à poser. Très tôt, les femmes servent de modèles et au XVIIIe siècle, en réaction
contre l'austérité d'Awrengzeb, dans des ateliers régionaux, la peinture pénètre l'intimité des gynécées : la femme à sa toilette devient un sujet favori comme les scènes amoureuses, parfois
galantes, parfois osées, qui ramènent l'Inde à ses antiques traditions de sensualité. Dès Akbar, passionné des œuvres apportées par les Portugais, l'influence européenne est sensible. On copie,
on imite, et le goût pour l'exotisme met à la mode les Vierges à l'enfant, les Nativités, les Méditations du rosaire, les figures des saints chrétiens et les visiteurs
étrangers.
Il est nommé moghol, c'est-à-dire mongol, parce qu'en Asie centrale
tout chef de guerre de quelque envergure se réfère au souvenir de Gengis Khan. Il est pourtant turc, plus exactement turc timouride. Babur, descendant de Tamerlan à la cinquième génération, a
d'abord cherché à régner dans la capitale de son aïeul, Samarcande. En vain. Il se résigne, en 1504, à devenir roi de Kabul pour cependant, dernier de sa famille, prendre trois ans plus tard le
titre de padichah, empereur. Il y a là une double promesse : Babur devient un héritier légitime et – l'histoire l'a appris – Kabul, par sa position, invite à descendre en Inde.
D'ailleurs, il le dit : il y a déjà longtemps que les Turcs n'y sont pas allés et, puisque l'empire de Delhi, l'empire du Nord des Indes, est aux mains d'Afghans, les Lodi, il est nécessaire
et juste de les remplacer. Après quatre campagnes exploratoires, Babur, en novembre 1525, en commence la conquête. Rien n'est plus surprenant que de lire dans ses Mémoires, un des
chefs-d'œuvre de la littérature turque, avec quelle simplicité il note cet événement.
Humayun a alors toutes les chances : non seulement l'Iran le reçoit royalement et met une
armée à sa disposition, mais en 1545 Chir Chah meurt accidentellement, ne laissant qu'un fils médiocre et un merveilleux tombeau qui se dresse sur un îlot à Sassaram. C‘est long, mais Humayun
reconquiert son empire. À Delhi en 1555, il se tue six mois plus tard en tombant dans un escalier. Sa veuve lui élève dans cette ville un grandiose mausolée, le premier de ces palais funéraires
qui, malgré la loi de l'islam, étaient de mode en Asie centrale.
accidents ont été évités de justesse ! Le premier l'avant-veille
lorsque trois hélicoptères (de la flotte présidentielle) se sont posés sans autorisation sur l'une des pistes ! La tour de contrôle les a bien averti de ne pas se poser mais ils étaient sur une
autre fréquence radio ! Du coup la tour ordonne à un autre vol Air India de ne pas décoller; mais les moteurs sont lancés et ce n'est que 18 secondes plus tard que le pilote interrompt le
décollage freinant brutalement son appareil !
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