Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 10:40

Une lectrice parisienne nous signale cette exposition qu'elle organise avec son mari. Cela a l'air superbe !

 

à Paris du 7 au 18 juin

 

 

artsacre.jpg 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 10:23

Aubergines à l'indienne aubergines.jpg

 

Pour 6 personnes

 

Ingrédients 

 

16 petites aubergines

1 morceau de gingembre frais

Une poignée de raisins blonds secs

3 gousses d'ail

1 cuillère à café de curcuma

1 pincée de cumin, coriandre, cannelle, piment

1 cuillère à soupe de miel liquide

2 cuillères à soupe d'huile d'olive

Sel et poivre

 

Préparation

  poele-aubergines.jpg

Faire revenir dans une grande poêle, l'huile d'olive, les gousses d'ail hachées et le gingembre râpé. Ajouter les épices, les raisins secs et le miel. Couper les aubergines en deux en leur laissant la peau et les rajouter à la préparation. Bien mélanger, verser un peu d'eau et couvrir. Faire cuire doucement pendant une trentaine de minutes jusqu'à ce que le jus devienne plus consistant et les aubergines confites. Saler et poivrer.

 

Servir froid avec une viande ou du poisson.

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Cuisine - Communauté : Cuisine indienne
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 10:36

Les maharadjahs de Bharatpur et de Gwalior

 

4-20BharatpurTwenty-20Houdah-20Saloon-20-1925-20-1-.jpgLe Maharadjah de Bharatpur possédait par exemple 22 Rolls-Royce, dont une décapotable en argent massif. Celui de Gwalior adorait jouer avec un incroyable train électrique, monté sur des rails également en argent massif, qui traversait tout le palais et, venant des cuisines chargé de plats, s'arrêtait à la table de réception devant chacun des invités du prince. Il comportait même des wagons-citernes remplis de whisky et de vin. Les Maharadjahs adoraient la chasse au tigre, qu'ils pratiquaient sur des éléphants harnachés avec luxe. Ces aristocrates firent rêver ou scandalisèrent, mais jamais leurs lubies et leur faste ne laissèrent indifférent.

 

 

 

Le nizam d’Hyerabad, Mahbub Ali Khan VI

 

heh-nizam-of-hyderabads-rolls-royce-throne-car_4BrDB_3868.jpgUne des Rolls indiennes les plus admirées est sans conteste la limousine Silver Ghost de 1911. Plus connue sous le vocable Throne Car, cette voiture d'apparat peinte en jaune a été commandée par le nizam d'Hyderabad Mahbub Ali Khan VI. Sa singularité : un chapeau en forme de coupole coiffe l'espace arrière. Elle a été commandée par le nizam en 1911 mais la voiture ne fut livrée qu’en mars 1913 après la mort du nizam. Son fils en héritera. Cette voiture a « régné » pendant 23 ans à Hyderbad mais durant cette période n’a parcouru que 450 km !

 

Cette Rolls vient d'être restaurée par le joaillier Cartier.

 

 

 

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Le Maharadjah Jamsaheb Digvijaysinhji, de Nawanagar

 

 

Ce Marahadjah (1895-1966) fut un joueur de cricket célèbre et aussi un fervent partisan de l’indépendance de l’Inde. On le voit sur la photo avec sa fille, la princesse Harshad Kumari.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Maharadjah de Mysore

Ce Maharadjah n’avait pas moins de 24 Bentleys et Rolls Royce. Sur la photo, une Bentley 1951.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’actuel Maharaja Mandhatasinh Jadeja, petit-fils du Maharaja de Rajkot, a pu racheter la Rolls de son grand-père pour $850,000. Il s’agit de la magnifique Rolls Royce 1934 Phantom II.

 

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 L’an dernier Cartier avait organisé une exposition de ces vieilles voitures indiennes ; cela se passait au Polo Club de Delhi. 52 modèles ont été exposés mai son estime qu’il existe encore en Inde 6000 vieilles voitures anciennes.

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 04:33

 

 

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Les couples amoureux les plus célèbres du monde sont connus : Roméo et Juliette, Clopâtre at Marc-Antoine, Tristan et Yseult, Orphée et Eurydice, Odysée et Pénélope… En Inde, il y eut Arjumand Ban et  l’empereur Shah Jahan, et il y eut aussi Salim (qui deviendra l’empereur Jahangir) et Anarkali. Voici leur histoire.

 

L’histoire se passe du temps de l’empereur moghol Akbar (1542 – 1605). Akbar a un fils, le prince Salim. Le jeune prince Salim, à peine adolescent, est envoyé pendant 14 ans dans l’armée impériale afin d’apprendre la discipline et le maniement des armes. Puis Akbar autorise son fils à revenir et une grande fête est organisée dans le palais à Lahore pour fêter son retour.

 

Le harem d’Akbar décide d’organiser une danse avec une danseuse très belle nommée Nadeera ; et come sa beauté était exceptionnelle, Akbar la surnomma Anarkali ce qui veut dire (grenade en fleurs).

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Le prince Salim tomba aussitôt follement amoureux d’Anarkali et cet  amour fut réciproque. Les jeunes tourtereaux se voient donc régulièrement et assez vite, Salim informe son père qu’il compte épouser Anarkali. Mais Akbar réagit très mal et s’oppose à ce mariage car Anarkali n’est pas noble. Devant l’entêtement de son fils, l’empereur fait arrêter Anarkali et l’emprisonne dans l’un des donjons du palais.

 

Salim, aidé par quelques amis, réussit à faire évader Abarkali et la cache en dehors de Lahore. Il forme également une armée, bien décidé à affronter son père. Mais l’armée de l’empereur est bien plus puissante et Salim doit se rendre. Son père ne lui laisse que deux possibilités, lui rendre Anarkali ou être condamné à mort. Salim choisit de mourir. Anarkali, apprenant cela, se livre à l’empereur et lui demande d’être tuée à la place du prince et elle demande à l’empereur qu’il lui accorde une dernière faveur ; passer une nuit avec le prince avant de mourir.

 

Les amants pAnarkali-1953.jpgassent ainsi une dernière nuit d’étreintes ensemble. Le matin, Anarkali parvint à droguer le prince afin qu’il puisse  supporter son départ ; elle est emmenée par des gardes à l’extérieur du palais où un grand fossé a été creusé. Elle est enfermée dans une petite cage de bois et la cage est descendue au fond du fossé. Le fossé est aussitôt recouvert de terre et de briques. Elle est ainsi enterrée vivante.

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Il  existe cependant une autre version de la fin de ce tte histoire. L’empereur aurait finalement aidé Anarkali à s’enfuir contre la promesse qu’elle quitte l’empire moghol.

 

Anarkali a inspiré plusieurs films; le premier fut Loves of a Moghul Prince, en 1928. Un autre film fut réalisé en 1953, Bina Rai jouant Anarkali.  Un autre film, au Pakistan, fut réalisé en 1958 avec la légendaire Noor Jehan. En Inde en 1960 un nouveau film sortit avec l’actrice Madhubala.  

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 10:34

La légende de la Rolls Royce

 

Point n’est besoin de rappeler ce qu’est Rolls-Royce !

 

Mais la légende Rolls-Royce tient avant toute chose aux qualités et à la finition irréprochables de ses modèles. Les deux tiers des véhicules produits depuis l'origine circulent encore! L'AX 201 - le numéro d'immatriculation d'une des premières Silver Ghost, conservée à l'usine - a dépassé les imagesCAROAC66.jpg800 000 kilomètres. C'est bien connu: une Rolls ne tombe pas en panne, elle «s'arrête de fonctionner»... Le résultat d'un savoir-faire unique. Au siège de la firme, à Crewe, au sud de Manchester - berceau de la sidérurgie britannique - on ignore les cadences infernales. Une fois, alors que l'on demandait à un responsable: «A quelle vitesse avance la ligne de montage?» celui-ci répondit, flegmatique: «Je pense l'avoir vu bouger la semaine dernière.»

 

Il faut ainsi trente jours pour fabriquer une Rolls. Résultat: y compris les Bentley, quelque 127 000 voitures seulement sont sorties des ateliers depuis 1904.

 

Crewe reste le temple du fait-main et chaque voiture embarque à son bord ce qui se fait de mieux sur le marché - de la marquetterie de buis au tapis en laine d'agneau... Il faut ainsi 12 peaux de vache, livrées par le célèbre tanneur londonien Connolly, pour garnir l'intérieur d'un véhicule. Toutes proviennent de Scandinavie et principalement du Danemark, là où il n'existe pas de fils de fer barbelés susceptibles d'abîmer le cuir des bêtes. De même, la ronce de noyer, utilisée pour confectionner le tableau de bord, provient de Californie. Les glaces sont polies avec une pierre ponce dont le degré de finesse ne s'emploie qu'en optique. Il faut encore une journée pour fabriquer, sans aucun instrument de mesure - juste à l'oeil - une calandre et cinq heures de polissage pour lui donner son éclat: chaque pièce - qui reproduit la façade du Parthénon, dont Royce était tombé amoureux - est unique et frappée des initiales de son artisan.

 

Le début de la passion indienne pour les Rolls

 

Cette passion pour ce que l’on surnommait à ses débuts le carrosse sans cheval, a duré des décennies. Elle a donné lieu à des créations incroyables, pour honorer des commandes spéciales. La première, passée directement par un Indie7100d92e-61f2-11e0-93c7-a6474c7e0ea7.jpgn, remonte à 1901. Elle émanait de l’industriel Parsi Jamsetji Tata. Toutes les marques étaient représentées: Alfa Romeo, Bentley, Bugatti, Cadillac, Crossley et Duesenberg, Hispano-Suiza, Humbers, Lanchester, Maybach, Mercedes- Benz, Minerva, Napier, Pierce Arrows… Mais c’est la Rolls-Royce, surnommée «The best car in the world», qui a eu incontestablement la faveur des Indiens. Les maharadjahs suivaient en fait les goûts de la famille royale britannique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre collectionneur le Maharadjah Jai Singh

 

Alwar_Lanchester_Delhi_rally_magnum_photos.JPGUn des collectionneurs les plus célèbres était le maharadjah Jai Singh. Il gouverna l’Etat de l’Alwar au Rajasthan de 1922 à 1933 et mourut à Paris en 1937, après avoir été exilé par les Britanniques. Il possédait une quinzaine de modèles Hispano Suiza, tous différents. Mais sa voiture favorite était le H-6B series. Hindou strict et végétarien, il ne voulait pas de cuir dans les aménagements intérieurs. Des plaques sur les deux côtés du capot indiquaient à quoi servaient les voitures, qui étaient équipées aussi de puissants phares pour pouvoir chasser de nuit. Et elles avaient même des cloches que l’on actionnait pour ne pas effrayer le bétail sur la route. On raconte qu’il achetait ses voitures par trois et qu’il enterrait les précédentes au cours d’une cérémonie.

 

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Il ne devait pas être toujours facile de traiter avec les Maharadjahs et plusieurs histoires circulent à ce propos. Ainsi, un maharadjah, vexé de s'être vu refuser l'achat d'une Rolls-Royce, s'est rendu directement à l'usine où il commanda dix châssis. Arrivés en Inde, ils furent carrossés en bennes à ordures !

 

 

 

 

 

 

A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 09:03

Le Times of India publie aujourd’hui un article intéressant sur de récentes déclarations faites par Ratan Tata. Nous avons un peu raccourci cet article que nous avons laissé en anglais. Ratan Tata évoque tout d’abord l’opulence de Mukesh Ambani mais évoque surtout JLR ( Jaguar Land Rover) en Angleterre.

 

LONDON: Tat Ratan Tata a group chief Ratan Tata has said he is surprised why fellow tycoon Mukesh Ambani wants to live in the opulence of a billion-dollar home in south Mumbai.

"It makes me wonder why someone would do that," Tata said in an interview published on Saturday in The Times newspaper of London. "The person who lives in there should be concerned about what he sees around him and (ask) can he make a difference," Tata said when asked about Antilla, the 27-storey Ambani home on Altamount Road. "If he is not, then it is sad because India  needs people to allocate some of their enormous wealth to finding ways to mitigate the hardship that people have." Expressing concern about the rich-poor gap, Tata said, "We are doing so little ab
out the disparity. We are allowing it to be there and wishing it away."

The tycoon, who bought steel maker Corus and car manufacturer Jaguar Land Rover in 2006 and 2008 to become the biggest manufacturing employer in Britain, also questioned the work ethic of British managers, saying they did not "go the extra mile" unlike their Indian counterparts. "It's a work ethic issue. In my experience, in both Corus and JLR, nobody is willing to go the extra mile, nobody. I feel if you have come from Mumbai to have a meeting and the meeting goes on till 6pm, I would expect that you won't, at 5 o'clock, say, 'Sorry, I have my train to catch. I have to go home."

Stating that things were different back home, Tata added, "If you are in a crisis (in India), it means working till midnight, you would do it. The worker in JLR seems to be willing to do that; the management is not." He said earlier, JLR's entire engineering group would be empty on Friday evenings. But that had changed. "The new management team has put an end to that. They call meetings at 5 o'clock."

Tata, who is a member of British Prime Minister David Cameron's business advisory group and co-chairman of the UK-India CEO Forum, said India was lucky to have Barack Obama in the US and Cameron in the UK. "Both of them are open to ideas; they are very pragmatic in their views. Each of them feels that India is a land of some opportunity for themselves. I think he (Cameron) is doing something quite far-sighted because we really have long traditional ties with England."

Tata was the only person outside the government to have had two private meetings with the British PM during his first three months in office.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 10:33

rajagari.jpgOn l’a souvent écrit dans ce blog, l’Inde a eu dans le passé beaucoup de richesses. Ainsi l’Inde a acheté un grand nombre de Rolls Royce au cours des 50 premières années du siècle précédent. Retour sur ces voitures de légende…

 

Quand les britanniques régnaient encore en maître sur les Indes (sur plus de 400 millions d’habitants au moment de l’indépendance, en août 1947), il y avait en fait deux Indes :

D’une part l’Inde des provinces et des territoires directement administrés depuis New Delhi par les Anglais (soit 310 millions d’habitants, répartis sur les 2/3 du territoire) et, d’autre part, l’Inde des Principautés autonomes, en tout 565 Etats princiers semi-indépendants (soit 100 millions d’habitants, : un quart de la population totale, répartie sur environ 1/3 du territoire de l’Empire des Indes).

 

Il s’agissait là de principautés dont les souverains héréditaires (et souvent absolus) s’étaient montrés loyaux envers les britanniques sur les champs de bataille (on se souvient - par exemple – de la loyauté de l’Hyderabad durant les guerres marathes ou contre les établissements français - à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles - ou de la vaillance des Maharadjahs rajpouts de Bikaner, de Jodhpur et de Jaïpour, Rajasthan lors des campagnes de la Somme, de Palestine et d’Italie – notamment à Monte cassino – lors des deux guerres mondiales), honoraient régulièrement ou avaient recherché l’alliance britannique ou avaient formellement fait acte d’allégeance à la couronne britannique.

 

Tous propriétaire de palais luxueux et somptueux, d’haras immenses et d’énormes troupeaux d’éléphants de parade, collectionneurs de voitures de luxe, de trains privés et de diamants de taille et de valeur inestimables (la plus grosse topaze du monde, propriété du maharadjah sikh de Kapurthala.

 

Ils formaient là une aristocratie hors du commun qui fit dire à Rudyard Kipling que ’’ces hommes avaient été créé par la providence afin de pourvoir le monde en décors pittoresqueRTEmagicC_503b3da868_jpg.jpgs, en histoires de tigres et en spectacles grandioses’’ : excentricités, prodigalités, exotisme et rêve d’une époque féérique alors sur sa fin. Comptant parmi les hommes les plus riches du monde, chacun des 565 membres de cette vaste confrérie princière possédait en moyenne 11 titres, 6 femmes, 12 enfants, 10 éléphants, 3 wagons de chemin de fer privé, 3 Rolls-Royce et un palmarès de 23 tigres abattus.

 

Mémorables et légendaire prince de Bharatpur (avec sa collection de tapis faits en perles d’ivoire et sa Rolls-Royce - réputée d’influence ’’aphrodisiaque’’ - en argent massif...), prince de Mysore (dont le trône en or massif pesait plus d’une tonne, qui célébrait chaque année avec ostentation le ’’roi’’ de son troupeau d’un millier d’éléphants, prince de Bénarès (qui se faisait réveiller chaque matin par les meuglements d’une vache sacrée hissée, pour l’occasion, jusqu’à la chambre du royal dormeur...), prince marathe de Junagadh ou rajah de Dhenkanal (qui invitaient toute l’Inde princière aux mariages - en grande pompe - de leurs chiens ou éléphants domestiques respectifs, lesquels vivaient en écuries dorées ou en appartements avec électricité et téléphone...), prince d’Alwar (dont la voiture « Lancaster » plaquée or - en intérieur comme en extérieur - était alors une réplique exacte du carrosse de couronnement-3BU76-201937-20PIII-20Barker-20Sedanca-20de-20Ville-20Maha.jpg des rois d’Angleterre...), prince sikh de Kapurthala, Pendjab (qui s’était fait construire la réplique d’un petit Versailles aux pieds de l’Himalaya...), excentrique prince marathe de Gwalior, Malwa (chasseur-tueur d’environ 1400 tigres, prince dont un train miniature faisait le service à table... ou qui fit vérifier la solidité des toits de son palais en y faisant promener l’un de ses éléphants...), heureux prince sikh de Patiala, Pendjab (goinfre au vingt kilos de nourriture par repas, qui mangeait deux à trois poulets entiers à son quatre heure, propriétaire d’environ cinq cent chevaux et aux près de 350 épouses et concubines...).

Pingre prince d’Hyderabad, propriétaire du légendaire diamant ’’Koh-i-noor’’ des anciens souverains moghols, vivant dans la plus extrême dénuement apparent (s’habillant en pyjama et sandales...) avec ses cent quarante épouses et concubines peuplant son harem (et autant d’enfants...) et sa collection de plusieurs centaines de voitures de luxe, à proximité d’une douzaine de camions enfoncés dans le sol jusqu’aux essieux puisque bourrés de lingots d’or et de malles dont le contenu représentait - en petites coupures dévorées par les rats.

Certains d’entre eux brillant également par leur humanité, leur modernisme et leur implication dans les oeuvres humanitaires, charitables, éducatives et sociales : les maharadjahs de Bhopal et de Baroda ayant beaucoup oeuvré pour les femmes et pour la condition des intouchables (les loger, les vêtir, les instruire...), le maharadjah de Bikaner, Rajasthan ayant beaucoup fait pour l’irrigation du Rajasthan, celui de Mysore et de Jaïpour, Rajasthan y ayant respectivement ouverts un observatoire d’astronomie et une université scientifique de renom (et beaucoup fait pour le développement de industries locales), celui de Kapurthala, Pendjab ayant également beaucoup fait pour le développement des infrastructures (hopitaux, voies ferrées, écoles) de sa principauté, etc... si bien que les conditions de vie dans les Etats princiers étaient très souvent beaucoup plus favorables aux populations locales que ce n’était alors le cas dans les territoires de l’Inde des provinces, territoires directement placés sous la ’’gouvernance’’ coloniale britannique.

 

C’est vers cette Inde que 900 Rolls-Royce seront livrées entre 1907 et 1947.

 

A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 10:16

Nous avions déjà abordé  cette cruciale question des singes qui posaient des tas de problème à la gare de Lucknow : attaque de passagers, vol d’objets, banquettes arrachées, bref une panoplie de nuisances provoquée par des hordes de singes en liberté.

 

Jusqu’au jour où un chômeur a eu l’idée de se déguiser en langur pour effrayer les singes; et le langur c’est aussi un singe mais un singe réputé féroce et dont les autres singes ont peur.

 

A Delhi, les nuisances causées par les singes sont quotidiennes. A Bombay nous avons les corbeaux, mais à Delhi ils ont les singes… Vous rigolez, mais c’est sérieux et à tel point qu’en 2007 un adjoint au maire s’est tué en tombant 0523-dmonkey-dispatches-india-Monkey-Trainer_full_380.jpgde sa terrasse pendant une attaque de singes, comme quoi l'adjoint au maire aurait du avoir des gorilles pour le protéger !

 

Et Thomas nous signale un article de journal rapportant l’histoire de Badal, un indien qui promène à vélo un langur tranquillement assis à l’arrière du vélo. Et à sa seule vue, les singes décampent…

 

Le problème est toujours le même ; on ne peut tuer les singes car le dieu Hanuman, représenté par un singe, est vénéré par les hindous. Il faut donc trouver d’autres moyens.  Il faut dire qu'Hanuman n'est pas n'importe qui dans la mythologie hindoue; son nom vient du sanskrit et veut dire pourvu (man) de mâchoirs (hanu). C'est un héros de l'épopée Ramayana et il est très populaire dans les villages. lord-hanuman2.jpg

 

Quant à Badal, il a dressé son langur pour faire fuir les singes et sans même descendre de vélo. Badal pédale donc quelques heures par jour dans la ville et est payé 5 dollars par jour.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Vie quotidienne - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 04:12

chhatrapati-shivaji-international-airport-mumbai-L’aéroport de Mumbai, nommé Chhatrapati Shivaji (fondateur de l’empire marathe), est un peu un cauchemar même si des améliorations continuent d’intervenir.  Et lorsqu’on est un habitué de cet aéroport et de celui de  Roissy, le contraste est saisissant.  

 

Que se passe-t-il lorsqu’on arrive dans cet aéroport de Mumbai ?

 

A l’entrée de l’aéroport un premier contrôle est fait, billet et passeport. Puis on va s’enregistrer au comptoir de la compagnie. Après cela, on remplit la fiche d’immigration et on passe le contrôle de l’immigration. Puis on suit, dans la queue, la direction du security check qui se fait toujours très lentement, souvent dans la cohue. Un mot en passant sur les indiens qui vous passent devant de la manière la plus naturelle qui soit ! Là, un militaire met un tampon sur l’étiquette de votre bagage à mains.

Puis on passe un autre contrôle où on vérifie que votre étiquette est bien tamponnée.

Enfin on arrive dans la zone d’embarquement.

Au moment d’embarquer, le personnel de la compagnie aérienne vérifie votre billet. Avant de monter dans l’avion, un militaire vérifie votre billet et votre passeport (il ya donc trois vérifications de votre billet et de votre passeport en tout !).

 

Ce qui frappe, quand on compare cet aéroport à d’autres aéroports de grandes villes, c’est cette impression de cohue qui règne. Beaucoup de gens critiquent Roissy mais à notre avis, le grand mérite de Roissy c’est cette conception modulaire des terminaux ce qui fait que les passagers se répartissent d’emblée en des lieux différents. A Bombay, tout converge vers deux points centraux (immigration) d’où ces queues impressionnantes.

 

Mais ce qui a le don de nous énerver, c’est le vol du retour. Trois fois sur quatre, l’avion doit patienter avant d’obtenir l’autorisation d’atterrir. Cela dure de 20 à 50 minutes, on tourne…

  mumbai.jpg

Pendant longtemps nous ne connaissions pas la raison de ces attentes récurrentes. On a fini un jour par comprendre qu’en fait l’aéroport international et l’aéroport domestique n’était qu’un seul et même aéroport, les bâtiments étant situés à l’opposé, donc avec des chemins différents pour s’y rendre. Et ce grand aéroport de Mumbai n’a, en réalité, qu’une seule piste ! En fait, on pourrait dire une piste et demie et nous résumons ci-après les explications techniques trouvées sur internet…

 

L’aéroport a deux pistes qui se croisent : la piste 09/27 (3445 m) et la piste 14/32 (2925m).

Mais la piste 14/32 n’a pas de zone circulaire à l’arrive et l’avion doit quitter la piste avant sa fin sinon il faut le tracter. De plus en raison de travaux de maintenance la piste 09/27 n’est pas tout le temps utilisable. Et en réalité, depuis 2006, les deux pistes ne peuvent être utilisées simultanément qu’entre 5h30 et 8h30 le matin.

Mais ce n’est pas tout.

 

La construction en 1996 de la nouvelle tour de contrôle trop près des pistes limite les possibilités d’approche aux instruments et d’approche visuelle. Ceci augmentant la probabilité de mauvaises manœuvres à l’atterrissage. Mais, bonne nouvelle, une nouvelle tour va être construite et située à un endroit ne posant pas de problèmes techniques.

 

Depuis pas mal d’années, les autorités envisagent deux alternatives. La première consisterait à créer une nouvelle piste de 3800 m parallèle à la piste 09/27 et à 240 m de celle-ci ; mais cela nécessiterait de démolir et de déplacer le hub d’Air India et le site de maintenance. La deuxième alternative serait une nouvelle piste parallèle à la piste 14/32, mais là il faudrait enlever et déplacer le poste de police vers une zone occupée par des bidonvilles ! Ces bidonvilles ont constitué des associations de défense et les autorités discutent depuis des années; elles ont même mis au point un plan de "relocation" mais on vient de se rendre compte que les critères d'ancienneté de résidence dans ces lieux excluaient 50.000 personnes ! Ceci rappelle évidemment les 15 années de perdues pour la construction du Sea Link bridge dont les promoteurs ont du bataillé dur avec les association de pêcheurs du coin...

 

Un autre problème vient du retard technologique pris dans les systèmes d’aides à l’atterrissage ; en effet les systèmes actuels obligent à maintenir une grande distance entre les avions qui attendent pour se poser. Résultat, à Mumbai il y a entre 32 et 34 atterrissages par heure contre 55 à l’aéroport de Londres-Gatwick.

Et actuellement il y a un trafic annuel de 26 millions de passagers et on en prévoit bientôt 40 millions.  Et pour mémoire, il y a à Roissy un traffic de près de 60 millions de passagers.

 

En novembre, les autorités indiennes, après 10 ans d’hésitation, ont donné leur feu vert à la construction d’un aéroport supplémentaire à Bombay ; il sera situé à Navi Mumbai. Le nouvel aéroport est toutefois plus que nécessaire. Chhatrapati Shivaji International, l’actuel aéroport de Bombay, est l’un des plus congestionnés du sud asiatique. Il devrait atteindre la limite de sa capacité de 40 millions de passagers annuels d’ici 2013.

 

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Bombay - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 10:24

a-montek-5.jpgMontek Singh Ahluwalia, 67 ans,  est un sikh indien très connu et son nom est cité comme un successeur possible de DSK à la tête du FMI.

 

En Inde, il est connu non seulement comme un haut fonctionnaire et un économiste brillant mais aussi comme l’un des artisans des réformes économiques entreprises en 1991 qui ont permis le décollage de l’économie indienne.

 

Montek Ahluwalia est né à Delhi ; il a fait ses études à Delhi puis à Oxford en économie. Il est aussi docteur en droit de l’Université d’Oxford.

 

Il rejoint le Fonds Monétaire International en 2001.

 

Avant de rejoindre le FMI en 2001, il a successivement été un très jeune secrétaire d’état aux Finances, secrétaire d’état au département des affaires économiques, secrétaire d’état au commerce, conseiller spécial du premier ministre et Conseiller économique du ministre des finances.

De 1968 à 1979, il travaillera au sein de la Banque Mondiale.

En 1985, il est ministre d’Etat, chargé de la planification, dans le gouvernement de Rajiv Gandhi.

 

Il continue à occuper un poste important au sein du gouvernement indien comme n°2 de la commission de planification. C’est l’une des personnalités économiques les plus influentes d’Inde.

 

Montek Ahluwalia vient d’indiquer à la presse qu’il n’était pas candidat à ce poste car il était très satisfait de ses fonctions actuelles. Mais, il a, à l’évidence, toutes les qualités requises pour cette fonction.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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