Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 10:58

Gayatri Devi, princesse du Royaume de Jaipur, est décédée hier à l’âge de 90 ans.

 

Nous avions publié un article sur elle en parlant du livre qu’elle avait écrit “Une princesse se souvient”. Vous pouvez retrouver cet article en cliquant sur la photo.

 

C’est une figure de l’Inde du siècle passé qui disparaît, c’est aussi une femme de conviction qui quitte cette vie. Il est heureux qu’elle nous ait laissé ce livre, un témoignage vivant et précis d’une époque aujourd’hui révolue, celle d’un Ancien Régime pas si lointain.

 

Ici avec son mari, le Maharadja Man Singh II de Jaipur, en 1956.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 10:00

On le sait les indiens ont de bons médecins et de bons dentistes et de bons hôpitaux !

Aujourd'hui je suis allé voir mon dentiste. Les lieux ressemblent au cabinet dentaire que je fréquentais à Paris et ce n'est pas là qu'il faut chercher des différences. Ce qui est frapant, c'est qu'un cabinet dentaire (avec deux dentistes) cela veut dire aussi une dizaine d'assistant et d'assistantes ! Lorsque vous êtes sur le fauteuil de torture, c'est un défilé constant d'assistants qui viennent poser des questions au dentiste, tantôt en anglais, tantôt en marhati. Bref un va et vient perpétuel auquel on n'est pas vraiment habitué !

Mais tout s'est bien passé ! C'est presque comme à Paris !


Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 11:43

Dupleix est nommé Gouverneur Général des Etablissements français en Inde

 

En 1742 Dupleix est nommé Gouverneur Général de tous les établissements français de l’Inde.

 

Cette nomination n’est pas seulement due à sa réputation, elle est aussi due à sa fortune. Lisons l’analyse qu’en fait Alexis de Saint-Priest : « Cette promotion n'était pas le résultat de la faveur, mais celui de la nécessité; elle constituait un avantage réel pour la compagnie, endettée de plus de cinq millions. Pour remplir ce déficit, elle avait compté sur le dévouement et sur les richesses de Dupleix; elle avait surtout spéculé sur son amour des grandes choses. Dupleix tomba dans le piége; il répondit à l'attente de ses chefs; il paya leurs dettes, et leur envoya des cargaisons à ses frais. C'est dans ce moment qu'il reçut la bizarre défense de relever les fortifications de Pondichéry, et cela à la veille d'une guerre! Il n'écouta que son zèle. Malgré les ordres de la compagnie, il releva de ses propres deniers les murailles de la ville, et la mit en défense contre une attaque imprévue. La compagnie se montra satisfaite, elle ne parla plus d'économie; mais elle consentit au prix que le gouverneur de Pondichéry avait mis à son sacrifice. Tout en jouant contre la fortune de l'Angleterre son temps, sa réputation, sa vie, Dupleix voulut rester maître absolu de ses opérations. Les gouverneurs de Pondichéry étaient forcés de consulter le conseil supérieur de la colonie; ils ne pouvaient agir sans ses avis. Dupleix demanda et obtint d'être soustrait à ce contrôle, et de ne rendre compte de ses actes qu'aux directeurs et aux ministres ».

 

On voit bien que Dupleix, occupant la plus éminente fonction en Inde a les idées claires et une ambition affirmée ; il veut acquérir pour la France de vastes territoires en Inde et profiter de la confusion créée parla dissolution de l’empire moghol.

 

Il entre en relation avec les princes locaux et adopte un style de splendeur orientale dans son costume et son cadre de vie. Dupleix, il faut en convenir, se plaisait dans cette pompe. Souvent, revêtu du costume indien, il donnait audience du haut d'un éléphant richement caparaçonné. Un tel faste lui sera amèrement reproché et peut-être était-il excessif? Accordons cependant aux adversaires de Dupleix qu'il poussa trop loin l'application de ce système et sans doute n’était-il pas essentiel de prendre personnellement les titres de nabab, de bahadour, de kamanssoubdar, de faire frapper des médailles à sa propre effigie ou d'élever une colonne à son honneur.

 

On trouve, sous la plume de Serge Brelin, une confirmation de l’analyse de Saint-Priest ; « Dupleix a compris qu’en Inde, le seul moyen de s’assurer de l’amitié des Marathes de l’armée du nabab de Carnate — vaste territoire dont Pondichéry n’est qu’une toute petite enclave — est de les combler de somptueux présents et de faire grand étalage de la puissance financière et militaire du roi de France. Pour Dupleix, le commerce indien ne peut prospérer qu’en contrôlant de vastes territoires permettant à la Compagnie de se garantir suffisamment de bénéfices dans le cadre d’un marché exclusif et sans concurrence. Pour ce faire, Dupleix joue sur les rivalités internes des Mogols, soutient militairement l’accession au pouvoir de certains, assure la protection d’autres, en échange de territoires et de revenus... Ses victoires militaires, outre les honneurs et l’autorité qu’elles lui procurent, lui permettent de s’enrichir et, en mettant la main sur de formidables butins, plus vite qu’en faisant du commerce ».

 

L’histoire de Dupleix est aussi marquée par la jalousie amère et  réciproque qui caractérise ses relations avec La Bourdonnais, Gouverneur des Mascareignes (l’île Bourbon –aujourd’hui île de la Réunion- et l’île Maurice). Cette hostilité entre les deux hommes fut dommageable à la France car La Bourdonnais fit un travail remarquable aux Mascareignes. Mais après l'expédition de Madras, extraordinaire par son audace et son succès (1746), il fut dénoncé par Dupleix auprès du gouvernement français comme traître pour avoir cédé Madras aux Anglais pour plus de un million de francs. Emprisonné à la Bastille, La Bourdonnais fut finalement reconnu innocent. Ayant perdu ses biens confisqués, il mourut dans une complète misère.

 

Quand la ville de Madras capitule devant les français en 1747, Dupleix s’oppose à la restitution de la cité aux britanniques, violant ainsi le traité signé par La Bourdonnais en1746.

 

Il envoie alors une expédition contre Fort St David (1747) qui est défaite par la nawab d’Arcot, allié aux britanniques.

 

En 1747, selon ses propres paroles, Dupleix est devenu "un délié politique, connaissant au parfait celle des Maures qui n'est qu'un tissu de fourberies et avec lesquels la bonne foi est inutile; avec de pareils fourbes, il faut l'être plus qu'eux". Aussi, du marchand qu'il était en 1738, Dupleix est devenu en 1747, matériellement et moralement, le plus machiavélique des Nababs. C'est l'action combinée de l'intrigue et du canon qui va lui permettre de conquérir l'Inde.

 

Dans la guerre qui suivit, il montra courage et talent et défendit pendant 42 jours Pondichéry contre une flotte britannique considérable et contre une armée de terre.


A SUIVRE 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : France - Inde : influences, relations, portraits
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 10:45

L’homme qui exauce les vœux est le premier roman de l’anglais Tarquin Hall marié avec une journaliste indienne et qui vit et partage sa vie entre Londres et Delhi. Globetrotteur invétéré, il a été aussi reporter en Inde pour l’Associated Press et a parcouru le monde en tant que journaliste.


Petit coup de coeur pour ce roman policier peuplé de caractères hauts en couleur comme est l’Inde d’aujourd’hui où l’action se déroule.


Vish Puri est à la tête de The Most Private Investigators Ltd, une agence de détective privée et s’autoproclame comme le meilleur privé du pays. Ce personnage atypique originaire du Punjab est rondelet, il n’arrête pas de manger de la nourriture bien grasse tout le temps, il est vaniteux et honnête et est bien convaincu de ses nombreux talents et ressources. Il mène une vie familiale tranquille et avec l’aide de ses employés gagne bien sa vie en pourchassant les criminels de tous poils et résolvant les intrigues les plus diverses.


L’intrigue principale consiste en la disparition de Mary, une humble servante qui aurait été sexuellement agressée et tuée. Les rumeurs vont bon train et tout semble accuser son employeur, un respectueux avocat qui tente par tous les moyens d’enrayer la corruption à l’intérieur du système judicaire. Ne cessant de clamer son innocence, il fait appel à Vish Puri pour découvrir la vérité mais parallèlement ce détective  qui pourrait s’apparenter à Sherlock Holmes doit s’occuper d’autres affaires dont aller à la recherche de la personne qui cherche par tous les moyens de le supprimer.


En dépit de son activité débordante et de toutes ces histoires entremêlées, le lecteur n’est jamais perdu grâce au style concis de Tarquin Hall. A travers cette intrigue policière, j’ai beaucoup apprécié la façon dont Delhi, mégalopole vibrillonnante est décrite avec tous ses excès.  Sans que cela n’alourdisse le récit, nous découvrons beaucoup d ‘informations sur les Punjabis, les castes et religions impliquées dans l’histoire notamment dans les scènes de la vie quotidienne comme la nourriture consommée, l’usage des surnoms toujours teinté de bonne humeur ! Il donne aussi un bon aperçu de la société moderne indienne, une société féodale qui coexiste avec les outils technologiques les plus pointus. Ici, les mariages sont toujours arrangés - les mariages d’amour sont considérés comme irrespectueux envers les ainés – et les parents sont même prêts à chercher des épouses sur internet.  Il dénonce avec vigueur une justice indienne corrompue, ralentie et inerte et nous montre les limites du système où la police est si pauvre qu’elle ne peut payer ses propres factures de téléphone, ni ses rations d’eau quotidienne.


Je vous conseille ce roman bien distrayant tout en nous donnant un aperçu réaliste de ce qu’est l’Inde moderne.



PS : Je compte bien offrir à un célèbre moustachu provençal et grand amateur de roman policier ce livre cet été lors de notre pause estivale !!!

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 10:09
Nous profitons de la période estivale (mais pluvieuse pour nous) pour faire un peu de nettoyage et de relooking du blog !

Tout d'abord, nous avons créé dans la colonne de droite la rubrique "catégories" ce qui vous permettra de retrouver plus facilement certains articles.

Nous avons amélioré certaines pages comme celle consacrée aux bogs et aux sites. Nous en profitons pour préciser que sur cette page nous ne mentionnons que les blogs et sites qui nous paraissent intéressants et qui sont régulièrement actualisés.

Nous faisons aussi désormais apparaître les derniers commentaires dans la colonne de droite.

Nous utiliserons désormais une police de caractère un petit peu plus lisible pour les articles...

Et vous avez vu aussi en haut de cette page cet "encart" sur le Concours de blogs de "Marie-Claire". Pour la catégorie "voyages" la période du concours prend fin début septembre...

Mais si vous avez des suggestions quant à la présentation de ce blog, vos remarques et suggestions sont les bienvenues. N'hésitez pas à nous écrire !

Merci de votre fidélité qui reste assez élevée pour cette période de vacances...

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Blogosphère et sites
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 10:42

Echanges commerciaux et culturels à Pondichéry

 

Les activités dominantes sont d'une part la filature et le tissage du coton – avec des métiers annexes, comme la blanchisserie et la teinturerie – d'autre part le commerce. Européens et Orientaux participent également à celui-ci et les activités négociantes sont fréquemment accompagnées d'échanges culturels.

 




























Un exemple particulièrement étonnant de ces échanges est donné par Ananda Rangapouillé, important négociant hindou dont la demeure est conservée à Pondichéry. Il rédigea durant plus de vingt ans son journal : c'est une source exceptionnelle pour la connaissance de l'histoire de la ville, à la fois par la personnalité du rédacteur et par sa position sociale. En effet il est dubash, autrement dit courtier, intermédiaire commercial entre les Français et les Hindous, passant les commandes de marchandises pour l'Europe auprès des producteurs locaux ou des commerçants de l'intérieur du pays, faisant des avances du tiers environ du montant du prix, puis versant le complément au fur et à mesure des livraisons. Ces opérations sont réglées par des contrats écrits, rédigés par le courtier, approuvés à la fois par les vendeurs hindous et les acheteurs européens. Le courtier est en outre le représentant des habitants auprès du gouverneur, chef de la colonie française. Ainsi Ananda Rangapouillé rencontre-t-il quotidiennement le gouverneur Dupleix, son contemporain, pour lequel il a beaucoup d'admiration : «Lorsqu'on voit l'énergie, l'ardeur et le courage de M. Dupleix, écrit-il, et qu'on les compare à ceux des Anglais, on s'aperçoit que ceux-ci se sont évanouis comme la nuit et la rosée disparaissent à l'aspect du soleil éclatant. ». Son journal est donc une source de première main pour la connaissance des formes de l'expansion française dans l'Inde au milieu du XVIIIe siècle.

 

Ananda Rangapouillé nous livre des détails intéressants sur la personnalité de Dupleix qu’il juge « autoritaire, emporté » et confirme la haine viscérale qu’il éprouvait pour La Bourdonnais qu’il traitait de « chien ».

 

Dupleix nommé à Chandernagor

 

En 1730 Dupleix est nommé Superintendant des Affaires Françaises à Chandernagor qu’il releva de la ruine. Sous son administration la ville prospère et devient plus importante. On trouve dans un article publié par la « Revue des deux Mondes » en 1845 un article très intéressant sur les ambitions de Dupleix en ce qui concerne Chandernagor : « Après dix années de stage, le jeune conseiller fut nommé directeur du comptoir de Chandernagor dans le Bengale, dépendant du gouvernement général de l'Inde française. Dès que Dupleix sortit de tutelle, son génie parut. L'influence de la métropole était depuis longtemps perdue dans ces contrées; à peine en conservait-on le souvenir. Dupleix la releva soudain il fit renaître, comme par magie, le nom français dans l'Indostan. Il n'avait trouvé à Chandernagor ni une habitation commode ni un bateau bien construit. En peu d'années, deux mille maisons en brique sortirent de terre, et quinze vaisseaux furent lancés en mer. Ce n'était pas assez; les soins d'une administration sage ne suffisaient pas à son activité. Jusqu'alors on s'était borné au commerce officiel de la compagnie; il n'y avait pas, dans des voyages si bornés et si peu fréquents, les éléments d'une haute prospérité commerciale; on ne pouvait demander un tel résultat qu'aux spéculations particulières appelées commerce d'Inde en Inde, ou, en d'autres termes, au cabotage sur une grande échelle. Personne n'avait osé le tenter. Dupleix n'hésita pas ».

 

En 1739, Dupleix a une idée géniale : solliciter du Grand Mogol le titre de Nabab qu'il obtient suite à des événement politiques. Devenu Nabab, Dupleix ne fait plus une politique de marchand européen, mais une politique de nabab, qui consiste à créer des troubles dans le pays et à profiter du désordre pour s'agrandir.

 

En 1741 il épouse Jeanne Albert de Castro veuve de l’un de ses amis Jacques Vincent, conseiller de la Compagnie. Cette métisse intelligente, au fort caractère, fut connue par les Indiens sous le nom de « Joanna Begum » et se montra d’une grande utilité pour son époux dans les négociations avec les princes locaux. Elle mourra en 1756 et Dupleix se remaria en 1758.

 
A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : France - Inde : influences, relations, portraits
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 10:00

Naan aux olives

Grande première, Geoffroy et moi avons testé plusieurs recettes de naan et de cuissons de naan. Les naans sont de petites galettes présentes dans toutes les régions d’Inde et qui remplacent nos pains traditionnels. Avant goût de nos vacances provençales, nous les avons garnis d’olives et les proposer tièdes en apéritif, c’est un véritable petit régal !

N’ayant pas de tandoor (four en terre cuite), nous avons quand même voulu essayer de faire cuire les naans au four très chaud comme nous l’avions vu dans plusieurs recettes mais le résultat a été très décevant. Finalement, la cuisson à la poêle est la meilleure option.

 Pour 4 à 6 naans

Ingrédients

100 g de farine
15 g de sucre
100 g d’olives noires coupées en petits morceaux
10 g d’huile d’olive
5 g de sel
20 ml de lait

Préparation

Incorporez dans un grand bol tous les ingrédients sauf les olives, formez une pâte homogène. Faire chauffer une poêle à feu vif, verser à l’aide d’une louche, un peu de la préparation  puis parsemer d’olives, retournez à mi cuisson. Il faut compter environ une douzaine de minutes de cuisson pour chaque naan ! Servez tiède !

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Cuisine - Communauté : Cuisine indienne
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 11:45

L'assemblée Législative de l'Etat d'Orissa a connu une séance mouvementée ce mercredi.

Tellement mouvementée qu'elle n'a pas eu lieu ! L'opposition a crié au scandale car la séance devait démarrer à 10 h 30 par une séance de question au Chief Minister sur la violence qui existe dans l'Etat d'Orissa. Le Chief Minister a indiqué que la séance aurait lieu une heure plus tard, puis l'a à nouveau reportée en début d'après-midi, puis en milieu de journée, puis l'a annulée. En soirée il a indiqué qu'il ne savait pas quand la séance pourrait avoir lieu.

On imagine des manoeuvres politiques évidentes...

Hé bien pas du tout !

Le matin, avant le début de la séance, les huissiers ont en effet aperçu un cobra de 90 cm sous le fauteuil du Chief Minister. Bigre, un serpent, il fallait tirer la sonnette ! Ils ont aussitôt averti la police, les autorités forestières de l'Etat et même une ONG, "Snake helpline" qui a envoyé des volontaires afin de retrouver le serpent.

Ne trouvant pas le serpent, ils ont fait venir des chiens renifleurs qui n'ont rien reniflé. L'opposition a alors accusé le gouvernement d'avoir inventé cette histoire de serpent.
 
Mais vendredi le Chief Minister a convoqué les députés... dans la même enceinte.

On cherche encore le cobra qui doit croire que les députés sont des langues de vipère. Ou que ces débats de politiciens de l'Orissa sont comme un serpent qui se mord la queue.

Mais nous nous disons que ce serpent souffle sur nos têtes un peu de poésie et que certainement il a voulu envoyer un message politique aux députés de cette noble assemblée et que c'était une façon de leur rappeller ces beaux vers de Shakespeare :

"Tu es comme le serpent
Comme lui, ta langue est double"
(Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été)

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Insolite
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Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /Juil /2009 10:33

Si le XVIIe siècle a été, pour la France en Inde, le siècle de la conquête commerciale, le XVIIIe sera, en revanche, celui des abandons et du repli. C'est de Pondichéry, dont il est gouverneur depuis mars 1742, que Joseph François Dupleix (1697-1763), administrateur colonial, lance une véritable offensive en Inde. Prenant appui sur les comptoirs de Mahé, Chandernagor, Karikal, Yanaon et Surat, Dupleix tente de « faire rendre gorge » à l'éternel ennemi de la France, l'Angleterre. Fort du soutien de la Compagnie des Indes qui lui fournit deux mille quatre cents fantassins, il s'attaque aux comptoirs anglais puis s'empare de Madras et enfin, il étend l'influence française jusqu'à l'intérieur des terres. Mais l'Angleterre résiste, contre-attaque et le conflit s'éternise. Aussi, en 1754, Dupleix est-il rappelé en France et sa politique désavouée. L'année de sa mort, en 1763, le traité de Paris efface son oeuvre, d'un trait de plume, en cédant à l'Angleterre l'empire français des Indes. La politique de Dupleix, que le gouvernement de Louis XV n’a pas su comprendre, aurait pu installer durablement une suprématie française en Inde et procurer à la France les ressources considérables dont les Anglais ont su largement profiter.

Nous espérons que nos lecteurs seront intéressés par cette histoire passionnante...

 

 

Né à Landrecies (département du Nord) le 1er janvier 1697, Joseph François Dupleix est le fils de François Dupleix, Contrôleur Général des Domaines du Hainaut et de Anne-Louise de Massac. Dès l'âge de 9 ans, il est placé au collège de Quimper. Son père, un fermier général prospère, souhaite qu’il devienne marchand et, pour le distraire de son goût pour la science, l’envoie voyager en Inde. En 1716, il embarque pour l'Inde comme Enseigne de Vaisseau sur un navire de la Compagnie de St Malo. Cette compagnie possède des comptoirs en Inde et fait beaucoup de commerce (bois, café, huile, épices, tissus, etc.).

 

De retour en France, il est nommé, grâce à son père, conseiller au Conseil Supérieur de Pondichéry : il repart en Inde le 29 juin 1721 et démarre ainsi son épopée indienne qui durera 33 ans.

 

Le nouveau membre du Conseil Supérieur de Pondichéry et aussi commissaire des guerres. Même s’il n’a pas un rôle prédominant, il fait preuve d’un sens réel des affaires publiques et s’acquitte de ses fonctions avec un talent certain. Il administre et fait aussi du commerce pour son propre compte (pratique assez habituelle à cette époque) ce qui lui permet d’acquérir rapidement une fortune importante.

 

Pondichery principal établissement français

 

Que représente une ville comme Pondichéry en ce début du XVII° siècle et de quelles activités vit-elle ?

 

En matière d’implantation en Inde, les Français sont en retard par rapport aux autres nations européennes déjà implantées en Inde et ressentent rapidement la nécessité d'avoir une « place de retraite » qui leur soit propre, semblable à celle de Goa pour les Portugais, Cochin pour les Hollandais, Bombay pour les Britanniques. En 1672, ils saisissent l'occasion offerte par un seigneur du pays, qui leur propose de s'établir sur son domaine, à Pondichéry, port de pêche situé à quarante lieues au sud de Madras et à douze lieues au nord de Porto-Novo, sur la côte de Coromandel, région productrice de coton, où de nombreux tisserands fabriquaient les étoffes recherchées par les Français pour leurs envois en Europe. Le prince local concéda aux nouveaux venus un « logis tout en terrasses, entouré de deux grandes cours et flanqué d'une grosse tour », édifié par des commerçants danois qui avaient dû se retirer à la suite de la faillite de leur entreprise. Ceux-ci bâtirent des logements et des magasins qu'ils entourèrent d'un mur vaguement fortifié surtout destiné à décourager les voleurs.

 

Progressivement le comptoir prend de l'importance, tant pour le commerce, que pour affirmer la présence française dans le pays. En 1702, le gouvernement royal décide, après avoir obtenu l'autorisation du Moghol, d'y faire édifier, sous la direction d'ingénieurs de l'armée, une forteresse, analogue pour le plan et les dimensions à celle bâtie par Vauban à Tournai. Les contemporains hindous y voient la plus importante et la plus forte installation militaire européenne dans leur pays.

 

La défense est complétée ensuite par la construction d'une enceinte fortifiée, renforcée par des bastions portant des pièces d'artillerie. Cette réalisation militaire est accompagnée d'un aménagement d'urbanisme. À l'intérieur de l'enceinte, il est ordonné de construire les maisons en briques, et non en terre comme auparavant, avec une couverture en tuiles et non en essentes, et de suivre un plan d'alignement régulier, avec des voies rectilignes, plantées d'arbres, dont le Pondichéry actuel conserve encore l'organisation. On y édifie aussi des bâtiments publics civils comme l'hôpital ou la monnaie, ainsi qu'un temple hindouiste, une mosquée et des églises catholiques, dont la plus importante est celle des Jésuites, la cathédrale actuelle. La population augmente rapidement, et l'abbé Guyon, auteur d'une Histoire des Indes Orientales publiée en 1740, assure : « Suivant le dénombrement qui en a été fait dans les années dernières, on a compté dans Pondichéry cent vingt mille habitants, Chrétiens, Mahométans ou Gentils [Hindous]. »

A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : France - Inde : influences, relations, portraits
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 15:47

Aujourd'hui à 14h30 c'était la grande marée, la marée du siècle. Les inquiétudes des autorités étaient vives car s'il avait plu, l'eau aurait eu du mal à s'écouler et le centre de la ville aurait été innondé. Mais aujourd'hui pas une goutte de pluie !
Il y avait vraiment beaucoup de monde en ce début d'après-midi sur Marine Drive pour regarder la mer et ses grosses vagues inhabituelles venir finir leur course en grandes gerbes d'écume !

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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