Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 00:00

A nos lecteurs,

 

Fin septembre nous quitterons Bombay et rentrerons à Paris !

 

La vie d'expatriés a, par définition, une durée temporaire et Geoffroy prend un nouveau poste au siège de la banque dans un domaine très différent mais qui l'intéresse particulièrement : les Archives et Histoire de la banque. Ceci bien sûr dans le prolongement des deux livres qu'il a écrits sur l'histoire du groupe en Inde puis sur l'histoire du groupe en Australie.

 

Nous sommes à la fois ravis et tristes !

 

Ravis de retrouver Paris, cette ville si belle et si riche de culture, nos familles et nos proches. Ravis aussi de penser que nos élans culinaires ne se heurteront plus à l'étroitesse de la disponibilité de denrées et ingrédients alimentaires...

 

Mais nous sommes tristes aussi de quitter l'Inde, un pays qui nous aura beaucoup marqué. Il y a un peu plus de trois années, sans la connaître réellement, sans la connaître physiquement, nous souhaitions avoir cette opportunité d'y vivre. Nous sentions bien que ce monde indien recélait de grandes richesses à découvrir. Nous n'avons pas été déçus et ce blog est le vivant témoignage de toutes nos découvertes et de nos observations.

 

Aujourd'hui, nous avons le sentiment de compendre ce pays. Certes nous avons beaucoup investi de notre temps pour apprendre à connaître et à comprendre ce monde indien aussi fascinant que paradoxal. Dans le monde d'aujourd'hui, complexe et changeant, l'Inde est une nation finalement assez originale. Géant économique et démographique, l'Inde est toujours une anarchie qui fonctionne, tant bien que mal. Les progrès sont indéniables même si les décalages avec la modernité restent importants. Et cependant, l'Inde redeviendra ce qu'elle a été durant les premiers siècles de notre ère, un pays riche.

 

Pour nous, son originalité tient avant tout à la religiosité de son âme, tout empreinte d'une religion non conquérante et tolérante. Même si nous continuons à nous poser la question de savoir si l'hindouisme est une vraie religion, il n'en reste pas moins que l'Inde est, bien plus que n'importe quel autre pays, le pays des dieux.

 

Il y a sans doute une question que vous vous posez : que va devenir Indiablognote ?

 

Nous n'avons pas encore de réponse précise à cette question. Nous allons continuer à écrire jusqu'à notre départ, même si le rythme en sera ralenti, et nous maintiendrons ce blog encore un certain temps. Nous constatons, ces derniers mois, que nous sommes de plus en plus souvent sollicités pour parler des événements culturels en rapport avec l'Inde, ce que nous faisons toujours volontiers.

 

Nous pensons aussi à créer un autre blog sur Paris : sa culture, la vie à Paris, nos lectures. On verra tout cela à la rentrée.

 

Ce blog nous aura beaucoup apporté et nous avons vraiment beaucoup apprécié la fidélité de nos lecteurs. Un grand merci pour tous vos encouragements et vos témoignages.

 

Ce blog nous aura permis aussi de rencontrer beaucoup de nouveaux arrivants et nous savons que ce blog leur a été utile.

 

Nous adressons un très amical salut à tous les blogueurs francophones de l'Inde; nous avons été en contact avec un certain nombre d'entre eux ; les blogs sont une belle invention permettant des lectures personnelles de la vie et offerts en partage.

 

Que tous nos lecteurs soient assurés de notre immense gratitude pour nous avoir accompagnés dans ce blog.

 

Geoffroy & Olivia

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Nous - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 10:32

 

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Fort de Lalqila ou Red Fort

 

 

Ce fort fut construit au XVII° siècle par l’empereur moghol Shah Jahan dans le vieux Delhi. En 2007 il est classé patrimoine de l’UNESCO.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Jaisalmer

 

Le fort de Jaisalmer est le plus grand fort du monde !

Construit au XII° siècle il a été le témoin de plusieurs batailles. Au moyen-âge il joue un rôle dans les liaisons commerciales avec la Perse. Jaisalmer Fort

 

 

 

pict-jaisalmer_fort_day_view.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Voyages
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 14:12

Voilà longtemps que nous ne vous avons pas donné des nouvelles de Flip.

 

Celui qui a été élu par les neurones d'Olivia le plus beau labrador de Bombay se porte très bien. Si l'on en croit l'arbre généalogique détaillé qui figure au verso de cette superbe feuille en papier glacée émise par l'éminent KCI (Kennel Club of India), papier revétu d'une vignette quasi en or, il a maintenant un an.

 

Olivia s'est rendue compte récemment qu'il développait une infection persistente entre ses orteils. Quelques rendez-vous de vétérinaire plus tard, le verdict est tombé dans son implacable logique ; les rues de Bombay sont infectés de tas de mauvaises choses pendant la mousson et les chiens attrapent ces infections ! D'où pommade anti je ne sais quoi régulièrement appliquée aux endroits touchés que le brave Flip s'empresse de lécher. Les médicaments pour chiens doivent avoir un parfum de friandise...

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Mais le secours de la Faculté nétait pas suffisant aux yeux d'Olivia. Encore fallait-il prendre des mesures pour que cela ne se reproduise plus. Et voila donc Olivia de me convaincre que Flip devait porter des chaussons ! Et comme toujours dans ces cas les arguments ne manquent pas : mais tous les chiens en ont (je n'en ai pas encore vu un seul ainsi chaussé!), et çà coutera moins cher que le vétérinaire (certes, mais comme le vendeur de jouets pour chiens continue de tripler son chiffre d'affaires, je m'interroge sur la pertinence de cet argument)...

 

Flip s'est donc vu obligé de porter ces quatre chaussons. Cela a duré un quart d'heure, il a réussi à s'en défaire. Mais le vendeur de jouets qui est aussi vendeur de ces chaussons, ne s'est pas démonté et a expliqué le bon mode d'emploi. Il faut d'abord l'habituer avec un chausson puis deux, puis trois... Heureusement qu'on n'a pas un mille-pattes !

 

Autre moment assez drôle, le rendez-vous avec le photographe. Nous devons en effet faire établir un passeport afin de lui permettre de voyager avec nous. Formalité qui nous effraie un peu et qui est du même niveau de complexité et de frustration que les démarches FRRO pour les visas (pour humains). Donc nous allons chez notre photographe attitré pour faire tirer le portrait de Flip, format 4 x 6 en huit exemplaires ! flip july2011

 

Alors là Flip n'a pas compris quel était le jeu ! Impossible de le faire tenir tranquille et dans la station debout (debout sur ses pattes avant). Et quand Flip a peur, il développe le syndrome de Rantanplan se couchant en s'applatissant par terre ! Difficile dans ces conditions pour le photographe de faire le moindre cliché. A force de patience, nous avons réussi cependant à ce que les photos soient prises !.

 

On peut dire ce qu'on veut, mais notre chien a quand même de la gueule !

 

 

PS: Je rajoute à l'article de Geoffroy que j'ai finalement réussi à trouver les bons chaussons et tous les autres chiens, enfin leurs propriétaires, m'arrêtent pour me demander où je les ai trouvés.

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Nous
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 15:46

PASOLINI-L-odeur-de-l-inde-copie-1.jpgL’odeur de l’Inde

Pier Paolo Pasolini

 

En 1961, Pasolini fit un voyage avec Alberto Moravia et Elsa Morante en Inde. Ils parcourent l’Inde, de Bombay à Aurangabad, Kochi, Calcutta, Bénarès, Delhi et Agra.

 

Ce petit livre est très bien écrit (Pasolini est un littéraire avant d’être un réalisateur) et c’est effectivement l’odeur de l’Inde qui est décrite, une Inde qui compte alors 400 millions d’habitants et 85% d’analphabètes.

 

Beaucoup de belles observations de cet esprit libre. Pasolini est manifestement interpellé par la religiosité de l’Inde : « C’est un fait que, de toute façon, qu’en Inde, l’atmosphère est favorable à la religiosité. Mais, à mes yeux, cela n’implique pas que les Indiens soient vraiment préoccupés par de sérieux problèmes religieux. Certaines de leurs formes de religiosité sont forcées, typiquement médiévales : aliénations dues à l’épouvantable situation économique et hygiénique du pays, véritables névroses mystiques, qui rappellent celles qui eurent lieu en Europe, au Moyen-Age ? Mais plus qu’une religiosité spécifique j’ai observé chez les Indiens une religiosité générale et diffuse : un produit moyen de la religion. La non-violence, en quelque sorte, la douceur, la bonté des hindous. Il sont peut-être perdu contact avec les sources directes de leur religion (qui est évidemment une religion dégénérée), mai sils continuent à en être les fruits vivants. Ainsi, leur religion, qui est la plus abstraite et la plus philosophique du monde, en théorie, est, en fait, en réalité, une religion totalement pratique : une manière de vivre ».

 

Il rencontre à Calcutta Sœur Theresa et en livre cette description : « Sœur Teresa est une femme âgée, à la peu brune, parce qu’elle est albanaise, grande sèche, avec des mâchoires presque viriles, et des yeux doux qui, là où ils se posent, voient ».

 

A propos de Nehru, il note : « En ce moment, Nehru n’est ni anglais ni indien : c’est un citoyen du monde qui avec une douceur indienne et un pragmatisme anglais, s’occupe des problèmes d’un des plus grands pays du monde. Il y a donc un détachement remarquable entre Nehru et l’Inde : un détachement qui, à certains moments, est un véritable gouffre ».

 

Nous avons été un peu déçus de voir que Pasolini n’a pas vraiment saisi la dimension de Tagore qu’il rabat en une phrase au rang de un simple poète provincial.

 

Mais voilà un livre à lire. C’est très bien écrit, d'un lyrisme sobre mais empli d'odeurs et cela se lit rapidement.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 17:09

Ranthambhore ranthambore-fort.jpg

Construit par la dynastie Chauan, le fort de Ranthambore, situé dans le sud est du Rajasthan, date du X° siècle, En 1301, assiégées par les troupes du Sultan de Delhi, les femmes de Ranthambore, selon la coutume, se jetèrent dans un immense bûcher en entrevoyant la défaite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ranthambore-fort2.jpgPuis au XVI° siècle le fort tombe aux mains de l’empereur Moghol Akbar. Au déclin de l’empire moghol, après la mort de l’empereur Aurangzeb, les souverains de Jaipur récupèrent le site pour en faire leur territoire de chasse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Golconda

Golkonda ou Golconde est une ville en ruines, ancienne capitale du royaume de Golkonda ‘1364-1512), située dans l'État d’Andhar Pradesh,  à 8 kilomètres à l'ouest d’Hyderabad. Elle est construite sur une colline de granit qui domine de ses 120 mètres la plaine environnante.

 

La première forteresse fut construite en 1143 ; à la fin du XVI° siècle les Qutb Shâhi agrandissent le fort, dont la muraille extérieure enferme la ville dans ses 11 kilomètrts.jpges, remplaçant la première construction de brique par des murs de pierre. Le sultanat durera jusqu'à la conquête du Dekkan en 1687. La forteresse résista à cette occasion à Aurangzeb pendant huit mois, ne tombant que suite à une trahison. Après sa chute, elle n'est plus qu'un champ de ruines. Il subsiste cependant la Fath Darwâza, la « Porte de la victoire », la mosquée construite par Qulî Qutb Shâh, une armurerie et les 87 bastions, parmi d'autres structures.

 

Les tombeaux des sultans Qutb Shâhi, des structures gracieuses admirablement découpées et entourées par des jardins paysagers, se trouvent à environ un kilomètre au nord des murs externes de Golkonda.

Dans le territoire autour de la ville se trouvaient des mines qui firent la richesse du sultanat puis des  Nizams d’Hyderabad qui administrèrent la région de 1724 à 1948, en particulier des mines de diamants d'où provient le célèbre Koh-i Nor et qui étaient les seules sources au monde de cette pierre précieuse avec Bornéo jusqu'au XIX° siècle, le marché aux diamants se déroulant tous les vendredis dans un jardin (le « jardin des gemmes ») derrière les murs de la forteresse.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Voyages
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Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 06:31

Ce billet n’a pas de rapport direct avec l’Inde, mais il relève finalement de l’actualité internationale et économique et ce sujet alimente de nombreuses discussions avec mes collègues indiens.

 

Du fait de la dette grecque, l’euro connaît une véritable crise de crédibilité et aujourd’hui de nombreuses spéculations alimentent la morosité générale.

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Je lisais dimanche matin une responsable socialiste, dire qu’il fallait limiter le pouvoir des agences de notation. Ce qui inspira sans doute ce billet fut que la même responsable préconisait une augmentation de 30% du budget de la culture. Il semble que certaines personnes, à droite comme à gauche, aient du mal à comprendre certaines réalités économiques. C’est donc à eux que je dédie ce billet.

 

Commençons par le plus facile, les agences de notations. Les agences de notation sont des équipes de professionnels qui notent les entreprises, certains instruments financiers, les villes, les pays. Ces équipes analysent la situation et traduisent leur évaluation en une note qui est en fait l’expression d’une probabilité de défaut dans un horizon de temps donné. Ayant pratiqué ces agences durant de nombreuses années, je dois reconnaître leur professionnalisme. Vouloir limiter leur pouvoir, je ne sais pas ce que cela veut dire ? On peut être enclin à les supprimer ou à les interdire ce qui reviendrait à casser le thermomètre pour que le malade ne puisse connaître sa température. Il est vrai qu’une dégradation de note a des conséquences financières mais pas plus que la baisse d’un cours de bourse. Si on est dans un système économique ouvert et transparent, il faut en accepter les règles de transparence.

 

Mais revenons à la crise de l’euro, actuellement alimentée par la dette grecque. Faisons d’abord quelques constats puis résumons ce qu’il convient de faire.

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Ce qui se passe n’est pas très compliqué à comprendre ; l’Etat grec a accumulé une dette bien supérieure à ses capacités de remboursement. Qui est responsable de cette situation ? C’est simple c’est l’Etat grec et l’Europe mais aussi les prêteurs. Pensez aux situations qui frappent certains français en situation de surendettement. On peut reprocher à l’Etat grec, aidé en cela par une banque américaine sans scrupule, d’avoir lors de son adhésion à l’euro maquillé sa comptabilité publique. On peut surtout lui reprocher de n’avoir pas su équilibrer ses comptes.  Les règles d’endettement, comprises dans le Traité de Maastricht (Pacte de stabilité et de croissance) prévoient que la dette publique ne peut excéder 60% du PIB. En 1999, pour la France on était à 59%, et on atteint aujourd’hui à 78%. La Grèce est à 113%, l’Italie à 115%.

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Le constat est que l’Europe a laissé filer la dette publique de la zone euro. On peut bien sûr débattre du lien entre accroissement de l’endettement et relance économique car dans certains cas, il faut savoir oser s’endetter pour relancer l’économie, mais cet exercice trouve ses limites dans la croissance mondiale. Le vrai constat est que l’Europe n’a pas aujourd’hui les moyens de contraindre les Etats à la rigueur budgétaire. Il ne peut y avoir de réussite de l’euro sans discipline financière. Sa crédibilité est à ce prix. Cela vaut pour la Grèce autant que pour la France.

 

Le deuxième constat est que l’euro dans sa construction implique l’idée qu’il existe une solidarité monétaire à l’intérieur de la zone euro. Le non règlement de la situation grecque serait à juste titre interprété comme la faillite du système euro.

 

Ce qu’il faut faire n’est pas très compliqué à énoncer, mais cela semble hélas plus compliqué à réaliser.

 

Il faut d’abord sauver la Grèce. Restructurer cette dette en l’allégeant, le fardeau devant être porté par les grecs et l’Europe. Nous ne sommes pas convaincus par l’idée qu’un abandon partiel de créance de la part des prêteurs soit vraiment dans l’intérêt de l’Europe, car de défaut (même partiel) de paiement serai107_0_3131299877.gift analysé comme un défaut de solidarité; et n'oublions pas que ici la solidarité signifie confiance.

 

Nos amis grecs doivent ensuite réduire leur déficit public; les règles du Traité de Maastricht limitent à 3% du PIB ce déficit. On est depuis plusieurs années en Grèce entre 8 et 10% ! A titre de comparaison, le déficit est de 7% en france et à 11% aux Etats-Unis.

 

Il faut surtout revenir à la discipline financière européenne. Comme le dit Jean Peyrelevade dans son excellent blog http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/, il faut centraliser la gestion de la dette publique des Etats et imposer la discipline. Mais bien sûr cela suppose que dans les Etats de la zone euro, les responsables politiques aient le courage de tenir un discours de vérité sur l’endettement et le déficit.

 

 

 

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On voit bien, dans cette construction européenne, qu’il manque un leadership politique. Et c’est vraiment dommage car l’Europe constitue non seulement une grande zone économique de ce monde mais aussi une zone du monde qui porte de manière durable de grandes valeurs démocratiques qui nous sont enviées. Et c’est enfin un ensemble culturel homogène ayant atteint un niveau de développement assez remarquable. Il serait d’ailleurs paradoxal que la Grèce berceau culturel de l’Europe ne soit pas sauvée par elle.

 

Au fond, avec cette crise grecque, je me sens davantage européen.

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Economie
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 13:30

Merci à tous ceux et celles qui ont laissé des commenaires ou nous ont envoyé des mails au sujet des attentats de mercredi soir. Vos pensées venant d'aussi loin que le Brésil nous ont touchées.

 

Cest toujours une situation difficile à vivre. Et surtout dés le moment où l'on apprend qu'un attentat vient d'avoir lieu; car alors, les informations sont très limitées, le réseau de téléphonie devient vite congestionné.

 

Jeudi matin nous avons, à la banque, vérifié que personne n'était victime de ces attentats. Beaucoup de personnes sont arrivées tard au bureau car elles avaient peur d'emprunter lles transports en commun et on les comprend. Fort heureusement, parmi mes collègues et parmi nos amis, personne ne s'était trouvé aux mauvais endroits à la mauvaise heure.

 

Et jeudi soir, cette tristesse impuissante se faissait sentir lors de la célébration du 14 juillet organisée par le Consulat à l'Hôtel Trident. Un spectacle Bolywwod était  programmé mais a été à juste titre annulé. L'esprit n'était pas à la fête, loin de là, juste la joie de retrouver amis indiens et français. Avec en plus la joie de voir beaucoup d'indiens sincèrement amis de la France.

 

Et vendredi on sentait déjà que ces attentats s'étaient éloignés. C'est le côté incroyable, stupéfiant, de Bombay : ville trépidante qui enterre très vite ses morts et qui parait panser en une journée ses plaies.

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Bombay - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 17:10

 Trois attentats simultanés à la bombe viennent de se produire ce soir à Bombay, un dans le centre et deux dans le sud de la ville. Les première sestimations font état de 3 morts et de 100 à 200 blessés.

 

Au moins un des trois attentats a eu lieu avec un taxi bourré d'explosifs; les tris attentats se sont déroulés dans des lieux très fréquentés.

 

Le ministère de l'intérieur a confirmé qu'il s'agissait d'attentats terroristes et certains organes de presse font remarquer que ces attentats se produisent le jour de l'anniversaire du seul rescapé des attentats de 2008, Kasab, actuellement emprisonné et condamné à mort.

 

Nous n'en savons pas beaucoup plus.

 

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Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 17:05

Chittorgah Chittorgarh_Fort.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chittorgah (ou Chittor) est une ville du Rajasthan, ancienne capitale du clan Sisodia des Rajputs du Mewar.

 

Il y a dans cette ville le plus grand fort de l’Inde (2820 hectares) ; ce fort fut assiégé trois fois aux XIV° et XVI° siècle et est connu parce qu’à chaque fois les défenseurs pratiquèrent le Jauhâr des femmes et des enfants ; selon cette coutume, les défenseurs tuent leurs femmes et enfants avant de mourir au combat.

 

Aussi ce fort symbolise-t-il l’essence de l’esprit Chattari, la caste supérieure des Rajputs : fierté, romantisme et panache plutôt que de se rendre à quiconque. Son histoire d'héroïsme et de sacrifice résonne encore aujourd'hui dans les chansons des bardes du Rajasthan. Son énorme citadelle en ruine est un symbole du courage et de la noblesse des traditions rajpoutes, en même temps que de l'aspiration de l'Inde tout entière à la liberté.

 

La construction de ce fort remonte au VII° siècle et Chittor fut l’une des villes les plus disputées d’Inde.

 

 

Chittorgarh.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle fut d'abord attaquée par le sultan de Delhi en 1303 prétendument par amour pour la beauté de la princesse Padmini, qu'il ne connaissait que par ouï-dire. Rani Padmini préféra la mort au déshonneur et accomplit le jauhâr (elle s'immola par le feu) en même temps que les autres femmes du fort. Tous les hommes revêtirent des robes safran et quittèrent le fort pour mourir au combat. Les vieillards restèrent seuls pour élever les enfants.

 

Au XVI° siècle, Mewar était devenu l'état Rajpoute le plus important. Son prince conduisit les forces Rajpoutes contre l’empereur moghol Babur en 1527, mais il fut vaincu.). En 1635, le sultan du Gujarat Bahadur Shah assiégea le fort, ce qui se solda par un carnage : Comme en 1303, les 32 000 hommes du fort auraient revêtu la robe safran du martyre pour trouver la mort au combat, tandis que leurs épouses commettaient le jauhar sous l'impulsion de la princesse Rani Karnawati.

 

L'empereur moghol Akbar s'empara à son tour de Chittor en 1568,  le 25 février, donnant lieu au jauhâr pour la troisième fois. La capitale du Mewar fut alors transférée plus à l'ouest, à Udaipur.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 06:34

Nous sommes allés dimanche dernier au Musée Guimet voir les deux expositions consacrées à Lucknow, l'ancienne capitale artistique de l'Inde du nord.

 

Ces deux expositions sont à voir. Mais pour la première "Une cour royale en Inde : Lucknow (XVIIIe – XIXe siècle)", elle ferme lundi ! Allez-y ce dimanche, cela vaut le coup !

 

La seconde exposition "Lucknow, au miroir du temps", ouverte jusqu'au 25 juillet, juxtapose des photos prises dans les années 1865 avec des photos réalisée en 2009. Les monuments et sites sont photographiés sous le même angle. C'est bien le miroir du temps...

 

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Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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