Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 10:14

bonvin.jpgNous avons déjà évoqué dans ce blog la personnalité de Louis Bonvin, gouverneur des Etablissements français de l’Inde en 1940.

http://www.indiablognote.com/article-26347588.html

On se souvient qu’il s’était immédiatement rallié au Général de Gaulle.

 

Mais, même si les responsables français de l’Inde, tous fonctionnaires étaient proches des anglais, il leur a été demandé très tôt de se prononcer. Nous avons trouvé ce texte qui est le procès-verbal d’une réunion tenue en septembre 1940 par Louis Bonvin.

 

Le compte-rendu de cette réunion montre la difficulté de la situation dans laquelle ces fonctionnaires se sont trouvés ; et on peut saluer l’attitude claire mais compréhensive de Louis Bonvin.

 

 PROCÈS-VERBAL

 

L'an mil neuf cent quarante, le samedi sept septembre à dix heures du matin, se sont réunis dans le bureau du Gouverneur des Etablissements français à Pondichéry tous les chefs de service, les élus, et les notables de la ville. Tous avaient été convoqués individuellement par le Chef de la colonie pour entendre une communication très importante.

 

A dix heures, tout le monde étant présent, le Gouverneur Louis Bonvin ouvre la séance et procède à la lecture d'une lettre à lui envoyée par le Consul général de Sa Majesté britannique et dans laquelle le Gouvernement britannique invite le Gouverneur à se prononcer sur l'attitude qu'il compte prendre vis-à-vis du Général de Gaulle ou du Maréchal Pétain.

 

Après la lecture de ce message, le Gouverneur prononce une courte allocution. Il déclare que devant cette mise en demeure, sa décision est prise. Il se range ouvertement aux côtés du Général de Gaulle. Son geste est dicté pour éviter à l'Inde française une mainmise de son puissant voisin sur son territoire et apporter l'aide indispensable à la vie économique et financière de la Colonie, et même à la vie tout court de ses habitants.

Il a foi en la victoire finale de la Grande-Bretagne, qui libérera la France de l'oppression allemande.

Son geste n'engage que lui. Que ceux qui ne veulent pas le suivre le disent en toute liberté. Il ne leur sera fait aucune contrainte et ils pourront regagner la France ou l'Indochine à leur convenance.

 

Il demande à tous de se prononcer en Français libres et les invite à prendre la parole.

 

Monsieur Callard, Directeur de la Banque d'Indochine, se range à la décision du Gouverneur et déclare que se prononcer en faveur du Général de Gaulle signifie vouloir le relèvement futur de la France. Il ajoute également que l'intérêt de sa banque est dans une collaboration étroite avec la Grande-Bretagne. Si les fonds de son établissement sont bloqués à Londres et dans l'Inde britannique les billets de la B.I. ne vaudront plus rien.

 

Monsieur Laudrin, Trésorier-Payeur, dit que cette affaire étant politique, il ne peut, en tant que fonctionnaire, se prononcer. Il est fonctionnaire français et le restera.

 

Me David, Président de la Commission Coloniale, se lève à son tour et déclare qu'il veut collaborer étroitement avec les autorités britanniques mais qu'on ne connaît pas ou peu le Général de Gaulle. Nous voulons, dit-il, rester en rapports amicaux et étroits avec nos voisins britanniques parce que nos intérêts matériels et moraux sont autant dans l'Inde française que dans l'Inde britannique. Nous préférerons recevoir directement du Gouvernement britannique des instructions plutôt que de les recevoir du Général de Gaulle.

 

Monsieur Jouveau-Dubreuil, professeur au Collège et qui représente M. Delemar, Chef de l'Instruction publique en congé, s'inquiète de savoir, en tant que soldat de réserve, la position de son Chef militaire, le capitaine Petignot.

 

Le capitaine Petignot lui répond qu'en tant que militaire de gendarmerie, il est lié par le serment d'obéir à ses chefs, que le Gouverneur étant son Chef immédiat, il lui obéira.

 

Le Gouverneur reprend la parole. Il déclare que, si l'Indochine était attaquée par le Japon, il mettrait tous les hommes disponibles et les ressources de l'Inde française à la disposition de cette Colonie. Et ceci en plein accord avec le Consul Général britannique.

 

En ce qui concerne les usines, le Gouverneur ne cache pas aux industriels présents à la séance : MM. Valot et Ehny, que du fait du ralliement de l'Inde française au Général de Gaulle, les marchés de Madagascar, Indochine et A.O.F. risquent d'être perdus pour les exportations de textiles ce qui ne modifie en rien les faits présents. Reste le marché intérieur de l'Inde britannique disponible pour les usines de Pondichéry par suite de l'établissement éventuel de la douane maritime anglaise, dans les ports français de l'Inde. Là encore, il y aura de grosses difficultés parce que les toiles tissées à Pondichéry ne peuvent satisfaire la clientèle hindoue. Ce sont presque tous les pagnes destinés à la clientèle africaine moins raffinée. Il faudrait de ce fait modifier le matériel. Néanmoins les Anglais ont promis de faire leur possible pour que les usines travaillent au moins au ralenti ; le trafic maritime sera rétabli sur l'Indochine.

 

Monsieur Ehny, Directeur de l'usine de Modéliarpeth, est en faveur de la douane maritime, mais espère que cela sera provisoire et qu'après les hostilités, on reviendra au statu quo. Le Gouverneur lui répond que la douane serait évidemment à titre provisoire et que les industriels reprendraient leurs anciens marchés après la guerre.

 

Monsieur Verdoni, Chef du Service des Contributions, s'inquiète de savoir ce qu'il adviendra des fonctionnaires qui ne voudraient pas suivre le Gouverneur. Pourront-ils revenir en France librement ? Le Gouverneur lui répond que, dans son allocution de début, il a traité la question. Chacun de vous, dit-il, peut se prononcer en Français libre. Ceux qui veulent regagner la France ou l'Indochine pourront le faire en toute liberté et sans qu'aucune contrainte ne leur soit imposée.

 

Me David demande s'il y aura des touchées de bateau à Pondy. Le Gouverneur lui répond affirmativement. Un bateau de la British India Company est attendu prochainement dans notre port.

Me David s'inquiète de savoir si l'Inde française participera à la guerre aux côtés du Général de Gaulle. Faudra-t-il envoyer en Angleterre des hommes et de l'argent ?

Non, répond le Gouverneur, je ne le pense pas, excepté pour l'Indochine, bien entendu. D'ailleurs le Général de Gaulle ne fait appel qu'aux volontaires, et l'Angleterre n'a pas établi la conscription en Inde à ce que je sache. Elle en est même bien éloignée.

 

Me Gnanou Ambroise voudrait savoir si le gouvernement local relève désormais du Général de Gaulle. Pourra-t-il nous forcer à la mobilisation en sa faveur. Non, répond le Gouverneur, je vous ai déjà répondu à ce sujet. Me Gnanou Ambroise se déclare partisan d'une collaboration avec l'Inde britannique mais pas avec le Général de Gaulle qu'il ne connaît pas.

 

Monsieur Collard fait observer que le Général de Gaulle n'a pas formé un Gouvernement mais un Comité français qui s'adresse uniquement aux volontaires. Il n'émane de lui ni décrets, ni lois mais seulement des directives.

 

Plus personne ne prenant la parole, le Gouverneur remercie tous ceux qui ont exposé leur point de vue. Il leur demande de bien réfléchir et de prendre leur décision en toute liberté. Il insiste là-dessus. Mon geste, dit-il, n'engage que moi et moi seul en supporterai la responsabilité pleine et entière.

 

La séance est levée à onze heures un quart.

Fait à Pondichéry, le samedi sept septembre mil neuf cent quarante.

Louis Bonvin                 

 

 

 

 

Source :

http://cidif.go1.cc/index.php?option=com_content&view=article&id=170&Itemid=3

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Histoire - Communauté : Histoire
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 10:01

Le "Monde", dans son édition du 24 avril, a publié un long article assez passionnant sur la restauration du fameux rhinocéros indien de Louis XV. De quoi s’agit-il  et quelle est cette histoire ?

 

Il s’agit d’un rhinocéros indien mâle offert à Louis XV en1769, par Chevalier, gouverneur du comptoir français de Chandernagor ; l’animal débarque à Lorient après un périple de deux ans, à bord du Duc-de-Praslin, commandé par le capitaine François Magny.

 

Lors d'une escale à l'Île de France (aujourd’hui Ile Maurice) le public fut admis à bord pour venir le voir. L'écrivain Bernardin de Saint-Pierre, qui faisait partie des visiteurs, remarqua que si le rhinocéros était « fort et méchant», comme le note François Magny sur le journal de bord, il tolérait comme amie une petite chèvre qui partageait son foin entre ses pattes.

 Versailles_M2.jpg

L'animal débarqua à Lorient le 4 juin 1770 et dut attendre deux mois et demi que l'on prépare une charrette à bœuf spéciale pour le transporter jusqu'à la ménagerie royale de Versailles, sa destination finale. Rappelons que cette ménagerie, située dans la partie sud-ouest du parc de Versailles, fut le premier grand projet de Louis XIV à Versailles. C'est la première ménagerie construite dans un style baroque, style ensuite copié par de nombreux autres monarques à travers l'Europe.

 

Notre animal y parvint après bien des péripéties le 11 septembre. Ce rhinocéros fut exposé au public pendant 22 ans, bien que la ménagerie royale ait commencé à décliner à partir de 1785.

 

Il rejoint en char à boeufs la ménagerie de Versailles, où le public peut l’admirer pendant vingt-deux ans. Le naturaliste Buffon estime alors son âge à 3 ans.

 

Pendant les troubles de la Révolution, des sans-culottes (et, dans ce cas, sans cervelles) bien intentionnés auraient un moment vu dans la ménagerie royale une autre Bastille, mais la perspective de relâcher dans la nature un rhinocéros et un lion les aurait fait renoncer à leur projet. Plus sérieusement il fallait fermer cette ménagerie que plus personne ne visitait et qui n'abritait plus en 1792 qu’un lion du Sénégal et une demie douzaine d’autres animaux et le vieux rhinocéros qui allait vers son quart de siècle (record à l'époque pour un rhinocéros en captivité et hommage aux soins apportés par le personnel de la ménagerie). L'intendant écrivit donc à Bernardin de Saint-Pierre, qui était à l'époque le directeur du Jardin National des Plantes à Paris, pour lui suggérer de transférer les animaux dans la capitale qui ne possédait pas encore de zoo. Bernardin de Saint-Pierre fit le déplacement à Versailles, reconnut notamment le rhinocéros qui venait chercher les caresses à travers les barreaux de son enclos, et rédigea à son retour un Mémoire sur la nécessité de joindre une ménagerie au Jardin national des plantes de Paris, adressé au ministre de l'Intérieur de l'époque.

 

Le projet fut mené à bien (la ménagerie du jardin des Plantes existe toujours aujourd'hui). Mais le rhinocéros n'y arriva pas vivant, tué par un coup de sabre. Une note de Georges Cuvier (1769-1832) signale qu'on le retrouva mort dans son bassin de Versailles le 2 Vendémiaire an II (23 septembre 1793). Sa dépouille fut transférée à Paris, au tout nouveau Muséum d’Histoire Naturelle, où elle fut disséquée et naturalisée (rien à voir avec le débat sur la citoyenneté !) par Jean-Claude Mertrud et Félix Vicq D’Azyr qui réalisèrent ainsi la première opération de taxidermie moderne sur un animal de cette taille. Cette naturalisation eut lieu sous une tente dressée devant l'amphithéâtre du Muséum, fin septembre, dans des conditions telles que lorsque Félix Vicq D’Azyr mourut l'année suivante en à 46 ans, certains attribuèrent sa mort à cette opération.

 

Au cours de cette opération, son squelette est retiré puis monté dans la galerie d'Anatomie comparée, ses organes répartis dans les laboratoires et sa peau préparée pour être tendue sur une armature en bois. A l'époque, les techniques sont rudimentaires. L'armature se résume à une cage en noisetier pour le corps et des chevrons en chêne pour les pattes. Il n'y a même pas de paille ! Croyant que la corne a été brisée, le taxidermiste la remplace par une corne bien pointue de rhinocéros noir africain... Ce n'est qu'en 1992, lors de la restauration du spécimen, que l'on s'aperçoit de l'erreur et que l'on échange cette corne par le moulage d'une vraie corne isolée d'un rhinocéros de la même espèce.

 

A SUIVRE

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 10:29

image001.jpgDimanche, Sai Baba, 85 ans, est mort.

 

Sai Baba est un gourou dont nous avons déjà parlé, un gourou qui apris le nom du « vrai » Sai Baba (1835-1918) lequel fut un vrai gourou, c'est-à-dire un vrai saint vénéré tant par les hindous que par les musulmans.

 

Le Sai Baba qui vient de s’éteindre était aussi un gourou comptant des millions d’adeptes en Inde et à la tête d’une fortune conséquente. De fait, Sai Baba a créé nombre d'organisations charitables et a oeuvré pour l'amélioration du sort des pauvres ; et trés nombreux sont ceux qui en Inde ont tenu à lui rendre hommage à commencer par le premier ministre. Plusieurs Etats indiens ont proclamé des jours de deuil en son hommage.

 

Mais cet homme-là est controversé et la presse qui le pleure aujourd’hui omet de rappeler qu’il est accusé de pas mal de choses ; en 1996 il est classé par la France sur la liste des sectes dangereuses. En 2000, c’est l’Unesco qui lui retirait son soutien, notamment en raison des soupçons d’abus sexuels qui planaient au-dessus de l’organisation.

 

Toujours est-il que sa mort fait la une de la presse et même de la presse économique. Des milliers de fidèles se sont massés à l'hôpital de Puttaparthi (Etat d'Andhra Pradesh, sud), situé dans sa ville natale. La police a dû ériger des barrières pour contrôler la foule. Sai Baba, adulé par environ dix millions de fidèles dans le monde, avait été hospitalisé pour un problème cardiaque, une congestion pulmonaire et une défaillance rénale.

 

Sai Baba avait prédit qu’il mourrait à 96 ans, mais il semble s’être trompé de quelques années. Il disait qu’il était la réincarnation du « vrai » Sai Baba et qu’un autre Sai Baba naitrait après sa mort. Les avatars font partie de la mythologie de l’hindouisme.

 

En Inde, les gourous occupent une place importante que l’actualité se charge de nous rappeler.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 18:49

18173_pic_288x384_q85.jpgCela avait échappé à notre vigilante attention, mais le célèbre Barbapapa a voyagé en Inde !

 

Cela ne dure que quelques minutes certes, mais il va bien en Inde.

 

A montrer aux tout petits... et un clien d'oeil à un ami qui est resté un grand enfant.

 

 

http://www.replay-tv.fr/revoir-programme/42326-m6-replay-barbapapa-linde-lamerique

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 04:23

Julien et France avaient trouvé, un peu trop aisément, la réponse à la dernière devinette que le "Signe des 4" de Conan Doyle nous avait inspiré.

 

Voici donc une devinette plus difficile que nous emprunterons également à la littérature.

 

Voilà trois photos. Elles évoquent un chef d'oeuvre de la littérature française qui a un lien avec l'Inde...

 

On vous laisse le week end de Pâques pour trouver la réponse.

 

Joyeuses Pâques à toutes et à tous !

 

2225378957_7a5e37f601.jpg

  statue.jpg

  auteur.jpg

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 10:55

miracle-indien.jpgCe livre est un témoignage personnel d’un français qui a passé cinq années en Inde avec sa famille, un français expatrié.

L’introduction nous annonce que ce livre traite du miracle indien, pas celui qui fait la une des journaux, mais de toutes les facettes de la réalité indienne. Mais Bernard Golstein aborde les vrais sujets de l’Inde d’aujourd’hui : la violence,  la corruption, la spiritualité, le développement et l’espoir indien.

Nous avons aimé ce livre qui sonne juste.

 

L’auteur évoque avec justesse les étrangers habitant en Inde qui sont écartelés entre deux référentiels différents quand à l’Inde, pays qu’ils ont parfois du mal à comprendre. Et de fait, c’est aussi notre expérience, ce n’est pas parce que l’on vit dans un pays qu’on le comprend, surtout lorsqu’il est difficile à comprendre comme l’Inde peut l’être. Car l’Inde donne le vertige avec son développement effréné, ses contrastes, sa spiritualité profonde et mystérieuse, et ses criantes injustices.

Bernard Golstein évoque, dans quelques pages très émouvantes, les attentats de novembre 2008. La réalité du récit détaillé qu’il en fait, nous replonge dans ce drame. Les événements de novembre 2008 ne doivent jamais être considérés comme de simples événements tragiques, mais comme une tuerie sauvage minutieusement orchestrée du Pakistan. Il fallait rappeler cette cruauté afin qu’elle ne puisse tomber dans l’oubli.
 
Les pages sur la corruption sont également très justes. C’est la corruption, profondément enracinée dans la vie indienne, qui est ici racontée ; on a parfois l’impression que la plume de l’auteur est une caméra qui a su se glisser dans les profondeurs de la vie indienne.

 

Belles pages également sur la spiritualité, cette spiritualité indienne qui peut frapper à l'improviste. L'auteur évoque dans ce chapitre la superstition et le surnaturel. Il n'omet pas de parler des gourous (souvent évoqués dans ce blog) qui font aussi partie du paysage spirituel de l'Inde.

 

Le livre se termine par un chapitre initulé "espoir" qui contient des observations pertinentes sur la réalité indienne. Dans ce pays qui inspira à J K Galbraith la fameuse formule "l'Inde est une anarchie qui fonctionne", l'auteur fait remarquer que l'Inde est aussi capable d'ordre et de discipline. Un contraste de plus qu'un certain nombre d'entreprises indiennes ,qui ont fait le choix de la rigueur et de l'organisation, illustre.


Au fond, on peut juste se demander pourquoi le livre s’intitule « J’ai vécu le miracle indien » ? En effet, le livre n’est pas réellement un essai économique sur les causes du miracle indien. Il est bien plus que cela. C’est un livre qui raconte l’Inde de l’intérieur, l’Inde réellement vécue par un cadre d’entreprise qui a su profiter de ses années indiennes pour observer, analyser et comprendre ce monde indien. Nous le répétons, les observations sonnent juste.

 

Ce livre, enfin, a le grand mérite d’avoir été écrit avec une passion que nous saluons volontiers et qui est facilement contagieuse.

 

On peut se procurer ce livre sur Amazon.frsur la section BoD SHOP du site de l’éditeur www.bod.fr  ou en le commandant à votre libraire.

 

 

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 10:57

maharaja-4.jpgBhawani Singh, le Maharadjah de Jaipur est mort le 17 avril à 79 ans.

 

Il est le dernier de la lignée à avoir porté le titre de Maharadjah de Jaipur, puisque les privilèges nobiliaires ont été abolis par Indira Gandhi en 1971.

 

Bhawani Singh a suivi une carrière militaire et s’est illustré pendant la guerre indo-pakistanaise  de  1971 par plusieurs actions d’éclats qui lui vaudront plusieurs décorations. Il prendra sa retraite, comme colonel, en 1974. Très populaire au sein de l’armée indienne, le premier ministre Rajiv Gandhi lui demande, en 1980, d’aller au Sri Lanka soutenir le moral des troupes indiennes alors engagées sur ce théâtre d’opérations. Cela lui vaudra une nomination au grade de général de brigade alors qu’il était déjà en retraite.

 

Il était le fils aîné du fameux Sawai Man Singh II dont la troisième épouse était Gayatri Devi dont nous avons évoqué la personnalité à plusieurs reprises dans ce blog.

 

Ce décès rappelle qu’une époque pas si lointaine s’en va. Aux Maharadjahs sont associées les richesses de l’Inde. Lors de l’indépendance de l’Inde en 1947, les autorités durent négocier avec une centaine de royaumes (car les Maharadjahs sont des rois) fin de les convaincre de les rejoindre dans l’Union Indienne. En échange de ce ralliement indispensable, les Maharadjas obtinrent de conserver leurs titres et surtout obtinrent des privilèges fiscaux qui leur étaient indispensables pour maintenir leur niveau de revenus provenant dans la plupart des cas de très importants patrimoines fonciers. Mais cela prit fin en 1971 quand Indira Gandhi mit unilatéralement fin à ces privilèges, genre nuit du 4 août.

 

Il n’empêche que les maharadjahs ou leurs descendants continuent à être très respectés en Inde ; ils symbolisent l’ancien pouvoir royal, l’indépendance et la richesse de ces royaumes. Ils étaient surtout perçus comme des souverains créant de la richesse pour leurs sujets.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 07:44

9782253098126-G.jpgLes amateurs de Sherlock Holmes aimeront le " Signe des 4" dont l'intrigue se situe en Inde. En effet, si cette enquête de Sherlock Holmes se déroule sur les bords de la Tamise, l'intrigue prend sa source dans les îles Andaman. On le sait, Conan Doyle n'est pas anglais pour rien, et d'où que viennent les motifs profonds et exotiques des drames, l'enquête ne peut se dérouler qu'à Londres.

Mais là le lecteur a droit à une véritable intrigue dont les fils sont tirés peu à peu !

 

Et, une fois n'est pas coutume, le fidèle Dr Watson va tomber amoureux et demander en mariage l'héroïne de cette aventure aux couleurs indiennes...

 

Mais bon, on eut aimé que notre célèbre concurrent d'Arsène Lupin, pour une fois, prenne un steamer pour se rendre aux Indes...

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 17:26

L'Inde des Maharadjahs, le fort d'Agra cerné par les Cipayes révoltés et le bagne des îles Andaman sont le décor d'un roman policier que vous avez déjà probablement lu. Mais si vous ne l'avez pas lu, vous connaissez forcément son auteur.

 

Alors de quel livre s'agit-il ?

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Divers - Communauté : Mes livres préférés
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 16:05

Les présentes élections dans l'Etat du Tamil Nadu inspirent cet excellent dessin à Hemant Morparia.

 

tamil-nadu-india-elections-democracy-bribe-corruption.jpg

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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