Mercredi 7 janvier 2009

Le ton monte entre l’Inde et le Pakistan.

 

Le 6 janvier, l’Inde a rendu public son dossier de « preuves » sur l’implication pakistanaise dans les attentats du 26 novembre.

Les éléments de ce dossier sont constitués des équipements utilisés par les terroristes, y compris les armes, qui proviennent du Pakistan, de la déposition du seul terroriste capturé vivant et des enregistrements de plusieurs conversations téléphoniques entre les terroristes et leurs donneurs d’ordre situés quelque part au Pakistan.

 

La publication de ces « preuves » suscite beaucoup d’émoi en Inde comme on l’imagine ; le souvenir de ces attaques est encore très présent et surtout, le contenu de ces conversations téléphoniques confirme, si besoin était, la froide détermination des terroristes.

 

Quelques extraits de ces conversations :

 

Donneur d’ordre pakistanais : « n’éteignez pas votre téléphone portable, nous voulons entendre les rafales de mitraillette ».

 

Donneur d’ordre pakistanais : « Tout est filmé par les média. Infligez le maximum de dégâts. Continuez à tirer. Ne vous faites pas prendre vivant ».

 

Un autre échange téléphonique :

 

Donneur d’ordre pakistanais : « Frère Abdul, les media comparent votre action à celle du 11 septembre. Un des chefs de la police a été tué »

Un terroriste : « nous sommes au 10° et 11° étage ; nous avons 5 otages »

Donneur d’ordre pakistanais : « Tuez- les tous, sauf les musulmans ».

 

Les terroristes semblaient devoir attendre des instructions avant de tuer les otages ; c’est ce que laisse penser une autre conversation téléphonique :

Terroriste : «  On a 3 étrangers, dont 2 femmes de Singapour et de Chine »

Donneur d’ordre pakistanais : « Tuez-les ».

 

Ce dossier a été rendu public lors d’une conférence de presse tenue par Mr Mukherjee, le Ministre Indien des Affaires Etrangères ; il a précisé que l’Inde attendait maintenant que le Pakistan prenne les mesures appropriées afin de permettre de traduire devant la justice les auteurs de ces crimes.

 

Dans le même temps, il semble établi que l’un des responsables du groupe Lashkar-e- Taiba (LeT),  dénommé Zarar Shah ait reconnu que son groupe était impliqué dans ces attentats. Ce dernier a été arrêté en décembre par la Sécurité Pakistanaise.

 

Pour l’Inde, il n’est pas possible qu’une telle action, nécessitant une longue préparation (sur le sol pakistanais) et beaucoup de matériel, n’ait pas été connue des services de renseignements pakistanais (ISI).  Mais bien entendu cela est difficile à prouver.

Le Ministre de l’Intérieur indien résume bien la situation en disant : « Quelqu’un qui est un familier des opérations commando et quelqu’un qui est un familier des services de renseignement a dirigé cette opération ; et cela ne peut pas être entièrement un acteur non-étatique ».

 

L’Inde a réitéré sa demande pour que tous ceux qui sont impliqués dans cet attentat soient traduits devant la justice indienne ; le Pakistan se refusant à toute extradition.

 

La situation est pour l’instant bloquée.

 

Une réaction militaire ciblée indienne reste une option ouverte et l’Inde reste froidement déterminée à maintenir la pression. Elle fait monter la pression sur le Pakistan et est aidé en cela par plusieurs grandes puissances. Cela étant, une radicalisation ou une militarisation du conflit n’est pas dans l’intérêt des USA qui savent que la situation en Afghanistan est étroitement liée à celle du Pakistan.

 

Néanmoins, il nous paraît évident que si le Pakistan ne fait pas un geste envers l’Inde, le risque d’une réaction militaire indienne « frappes aériennes ciblées » augmentera sérieusement.  Au lieu de se demander si l'Inde ripostera ou non, on peut se demander comment l'Inde agirait si elle était décidée à une riposte militaire ; l'Inde prendrait le temps de réunir les évidences, communiquerait ces évidences au Pakistan et à tous ses alliés, demanderait et insisterait auprès du Pakistan pour qu'il coopère et livre les suspects à la justice indienne, mettrait à plusieurs reprises le Pakistan en demeure de répondre positivement... et ne réagirait qu'à l'issue de ce long processus. 

Cela ressemble étrangement à ce qui est en train de se passer.


 
 

par Olivia et Geoffroy
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Mardi 6 janvier 2009

Les deux « faits divers » que nous rapportons ont été publiés dans les journaux indiens ; tous les deux se passent dans l’Etat du Bihar.


On a retrouvé les corps de 10 personnes dans un village du district de Vaishali ! Selon des témoignages, ces personnes ont été lynchées par une foule de plusieurs milliers de villageois au motif qu’il s’agissait de voleurs.

Mais l’article met en avant le fait que seuls 2 des corps retrouvés auraient été incinérés (ce qui est le rite hindou) les autres ayant été purement et simplement jetés dans la rivière par des policiers. Les autorités de l’Etat ont donc sanctionné le chef local de la police et organisé une incinération pour les 8 corps repêchés dans la rivière. Les autorités ont également nommé une commission d’enquête pour essayer d’identifier les coupables et ont indiqué que le village serait tenu collectivement responsable.

 

Le second fait divers se passe dans le même Etat, dans un village nommé Musepur-Jurabganj. Le village s’est transformé en une communauté de voleurs organisée ; le village est ainsi administré par les anciens qui apprennent aux plus jeunes les techniques du pick-pocket, du cambriolage etc… Les jeunes, au lieu d’aller à l’école, sont ainsi envoyés dans les villes avoisinantes. Les objets ou l’argent volés sont obligatoirement remis aux Anciens qui décident de leur répartition entre les gens du village et qui utilisent une partie de ces fonds pour payer les avocats chargés de défendre ceux qui se font prendre.  Dans le village, aucun vol n’est commis cependant.

 

On imagine ce qui se passerait si les habitants du premier village rencontraient ceux du second !

 

Ainsi va la « Rural India » qui rassemble plus de la moitié de la population indienne !

par Olivia et Geoffroy
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Lundi 5 janvier 2009

Pour faire suite à l'article précédent, j’invite tous les lecteurs y compris mon cher et tendre à découvrir ou à redécouvrir le merveilleux film de Blake Edwards réalisé en 1961, Diamants sur Canapé (Breakfast at Tiffany’s) avec  l’irrésistible Audrey Hepburn qui est diffusé ce lundi soir sur Arte.

Holly jeune femme fantasque aux gouts de luxe vient s’installer à New York où elle acquiert des manières et un langage raffiné et mène grand train de vie, en apparence mais doit se contenter de regarder chaque matin les bijoux désirés devant les vitrines du grand joaillier Tiffany. Aussi a-t-elle décidé de ne faire qu’un mariage d’argent ..., je vous laisse le plaisir de (re)découvrir ce film où la mise en scène du génial Blake Edwards est subtile, légère et brillante …

Prévu pour être dirigé par John Frenkheimer  qui aurait voulu Marilyn Monroe pour incarner Holly, Diamants sur Canapé échut à Blake Edwards, il remagne le scénario inspiré d’une nouvelle magnifique de Truman Capote et s’éloigne de l’esprit de la comédie sophistiquée que le film devait originellement être pour explorer une voie plus acide, plus personnelle. Première œuvre achevée du cinéaste et c’est aussi l’une de ses plus belles d’un point de vue formel.

Petite comédie magique à voir et à revoir !!!

par Olivia et Geoffroy
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Lundi 5 janvier 2009

L’Inde a aussi attaché son nom à quelques diamants célèbres et voici les histoires de 4 diamants célèbres dont vous avez déjà entendu parler.

 

Le diamant Hope

 

Voici tout d’abord l’histoire du diamant Hope ce grand diamant d’un bleu intense est peut-être la pierre qui a la plus mauvaise réputation. Un grand nombre de ses possesseurs furent malmenés par le sort si bien que l’on croit à un maléfice. Le Hope fut découvert en Inde ; non taillé, il pesait 112 carats. Il parvint en France en 1668 avec la réputation de porter malheur, un voleur l’ayant dérobé à une statue de Siva, déesse hindoue et épouse de Rama. Tavernier, qui avait rapporté ce diamant des Indes, le vendit à Louis XIV qui le fit tailler en une pierre de 67 carats, en forme de cœur, et l’appela le Diamant de la Couronne. A son retour en Inde, Tavernier fut, dit-on, déchiré par des chiens sauvages. Louis XVI et Marie-Antoinette héritèrent ce Bleu de France, comme on l’appelait familièrement.

 

En 1792, cette pierre fut volée avec tous les autres joyaux de la Couronne de France. On en retrouva quelques-uns, mais point le Diamant Bleu. En 1830 à Londres, on vit apparaître sur le marché un diamant de 44,5 carats d’un bleu intense, de forme ovale ; les experts s’accordèrent à déclarer que c’était le Bleu de France retaillé pour dissimuler son identité. Il fut acheté par Henri Hope et connu depuis lors sous le nom de diamant Hope ; il est porté par la reine Marie-Louise d’Espagne dans un portrait que Goya fit d’elle en 1800. Des bruits courent, selon lesquels le diamant volé aurait été taillé sous sa forme nouvelle par Wilhelm Fals, diamantaire hollandais. Fals serait mort de chagrin en apprenant que son fils Hendrick lui avait dérobé la pierre. Pour finir, Hendrick se suicida. Le Hope fut vendu chez Christie’s en 1867, et depuis lors, changea plusieurs fois de mains. Un prince d’Europe orientale l’offrit à une actrice des Folies-Bergère, qu’il tua plus tard d’un coup de revolver. Un Grec, possesseur de la pierre se tua avec toute sa famille dans un accident d’automobile. Le sultan Abdulhamid II n’était que depuis quelques mois en possession de ce diamant quand une révolte de l’armée le chassa du trône en 1909. Evelyn Walsh McLean, riche excentrique américaine de Washington, acheta le Hope en 1911. Son fils fut tué par une automobile, son mari mourut à l’hôpital psychiatrique et sa fille décéda en 1946, pour avoir absorbé une trop forte dose de somnifères. Après la mort de Mrs. McLean en 1947, le bijoutier new-yorkais Harry Winston acheta ses bijoux, y compris le Hope. Il fit don de ce diamant à la Smithsonian Institution, à Washington, en 1958.

 

Le Sancy

 

L'histoire du Sancy est longue et compliquée, d’une part en raison du manque de données, d’autre part parce que deux diamants connus sous le nom de Sancy ont été confondus dans plusieurs relations historiques. Découvert aux Indes et taillé selon les techniques de l’époque, ce diamant de 55 carats parvint en Turquie où Nicolas Harlai de Sancy, ambassadeur de France, l’achète en 1570, et l’emporte en France. Le seigneur de Sancy devient plus tard surintendant des Finances. Le roi Henri III lui emprunta le diamant puis le lui rendit.

Sancy voulut transférer son diamant à l’étranger, un messager fut chargé de porter la pierre mais ne parvint jamais à destination. Sancy se mit à sa recherche, trouva son cadavre : des voleurs avaient assommé le messager, le diamant avait disparu. Connaissant la loyauté du messager, Sancy pensa qu’au moment du danger celui-ci pouvait fort bien avoir avalé le diamant pour ne pas le laisser aux mains des brigands. Sancy fit disséquer le cadavre et rentra en possession de son bien. Sancy parvint à envoyer le diamant à son frère, ambassadeur à Londres, qui le vendit à Jacques Ier en 1604. Il sera mentionné dans l’inventaire des joyaux de la couronne britannique en 1605, comme “un diamant féerique, taillé en facettes, acheté à Sancy”. En 1722, il est placé au faite de la couronne du roi Louis XV. Depuis 1979, le Sancy fait partie des collections du Musée du Louvre.

 

Le Régent


Le Régent, un des plus beaux diamants du monde, a une histoire intéressante et bien documentée. Il fut trouvé en 1701 à Golconde, dans la mine Partial ; à l’état brut, il pesait 410 carats. Il fut vendu tel quel à Thomas Pitt, alors gouverneur de Madras, pour environ cent mille dollars. U

En 1717, Pitt le vendit, toujours brut, à Philippe, duc d’Orléans et régent de France. Son prix s’était élevé à plus de six cent cinquante mille livres sterling. Il fut ensuite taillé en brillant à Londres et réduit à 140,5 carats. Il prit depuis ce moment le nom de Régent et fit partie du Trésor royal de France. Il figurait sur la couronne que Louis XV arbora lors de son sacre en 1722, et Marie-Antoinette le porta fréquemment comme bijou. En 1792, le diamant fut volé avec le Bleu de France et d’autres joyaux de la Couronne. Contrairement à bon nombre d’entre eux, on le retrouva rapidement.

En 1797, il fut mis en gage par le gouvernement, mais racheté cinq ans plus tard. Pour son sacre en 1804, Napoléon Bonaparte fit sertir ce grand diamant dans la garde de son épée. Lors du couronnement de Charles X en 1825, le Régent ornait la couronne royale et il y resta jusqu’au jour où on le plaça sur le diadème de l’impératrice Eugènie. En 1887, les joyaux de la Couronne française furent vendus aux enchères, à l’exception du Régent qui prit le chemin du Louvre, où il se trouve encore aujourd’hui. Pendant la seconde guerre mondiale, on le dissimula dans du plâtre, derrière le marbre d’une cheminée du château de Chambord.

 

Le "Koh - i - Noor" ( montagne de lumière )

 

Au XV° siècle pillé parmi les trésors du rajah de Gwalior par le premier empereur mogol, il est la propriété en 1707 à Mohamed Shah dernier empereur mogol. Nadir Shah roi de Perse, après la prise de Delhi cherche ce fameux diamant mais ne le trouve pas ; il ignore que l’empereur le cache dans son turban. Mais sans doute l’apprend-il car il convie l’empereur à un festin ; Nadir, selon la coutume orientale, propose à son invité l'échange de turbans en signe de réconciliation ; il découvre alors le diamant et s'écrie émerveillé : "Koh-i-Noor". Par la suite le diamant passant de Perse en Afganistan, se retrouve finalement vers 1810 aux mains du Maharadja Ranjit Singh de l'état du Penjab ; à sa mort en 1839, la guerre civile éclate et permet aux anglais d'annexer toute la province. Le traité de 1849 entre autres offre à la reine Victoria le "Koh-i-Noor" pesant 186 carats ; il est exposé a Hyde Park où la presse soutenue par l'opinion publique, ne manque pas de signaler la médiocre qualité de la taille. La reine charge alors son joaillier Garrard de trouver le maître compétent pour un re-taillage.

Le 17 juillet 1852, Voorsanger le tailleur renommé d'Amsterdam, commence l'opération en présence du prince Albert et du Duc de Wellington ; trente huit jours après le koh-i-noor réapparaît sous la forme d'un magnifique brillant ovale de 106 carats. La reine Victoria porta souvent le diamant en broche ; il sera monté en 1902 après sa mort, sur la couronne royale.

par Olivia et Geoffroy
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Dimanche 4 janvier 2009

L’histoire du diamant passe par l’Inde et même commence avec elle ! L’Inde a été en effet le premier pays à exploiter le diamant ; aujourd’hui la production diamantaire indienne est marginale, mais l’Inde est devenue un acteur majeur dans la taille des diamants. Nous racontons tout cela dans ce premier article, et dans un deuxième article nous vous raconterons l’histoire de 4 diamants célèbres venus d’Inde et dont vous avez déjà entendu parler.

 

Tous les historiens s’entendent pour l’affirmer : c’est en Inde que mention est faite du diamant pour la première fois — en un terme qui, déjà, l’associe à l’éclat et à la puissance.

Le sanskrit désigne le diamant par le mot vajra, « foudre, » ou par indrayudha, l’« arme d’Indra » — ce dieu guerrier hindou qui bataille éclair au poing. Dès le IVe siècle avant notre ère, un manuscrit sanskrit décrit par le fin détail ce qui caractérise le vajra idéal, à savoir un bel octaèdre. Déjà, l’objet est considéré comme étant de très grande valeur.

À quand remonte l’emploi du mot grec adamas pour désigner le diamant ? Difficile à dire, même si l’on sait que l’Inde antique est déjà en contact avec des peuples méditerranéens. Quoi qu’il en soit, la présence de diamants à Rome vers l’an 100 est confirmée par des écrits de Pline l’Ancien, par les gravures de certains saphirs et par des bagues à diamant portées en guise de talismans.

À partir du IVe siècle, la reconnaissance du christianisme va peu à peu faire disparaître les diamants de l’Europe : la jeune religion officielle voit d’un mauvais œil ces talismans romains et pierres magiques orientales! En outre, à la même époque, le commerce du diamant passe sous le contrôle de la Perse et des états du Moyen-Orient — lesquels détournent tout diamant sortant de l’Inde.

L’éclipse européenne du diamant durera près de mille ans... sans pour autant l’effacer des esprits ! Car le Moyen-Âge redécouvre les textes anciens sur les pierres. Des lapidaires médiévaux décrivent ainsi à leur tour avec force détails, les pouvoirs des pierres comme remèdes, antidotes ou poisons!

Le diamant a probablement été découvert en Inde vers l’an 800 av JC. Jusqu’en 1725, les fameuses mines indiennes de Golconde, en fait ville du marché des diamants, les pierres provenaient de nombreuses différentes exploitations de la région, était la seule source connue de cette gemme, avec une petite quantité extraite à Kalimatan (Bornéo). La source volcanique primaire de ces diamants n’a jamais été découverte, malgré cela, pendant près de 2500 ans, le sous-continent indien a été le seul producteur, ses gisements alluvionnaires étant assez riches pour fournir le marché mondial jusqu’au XVIIIe siècle.





En matière de production de diamants, l’Inde n’est plus maintenant qu’un petit producteur. En revanche, h
éritière d'une tradition millénaire, qui maintenait une petite activité de taille des diamants, l'Inde est devenue, en une quarantaine d'années, le plus grand centre de taille et de polissage de diamants du monde, devant Israël, bien que sa production minière actuelle soit très faible (81 400 carats en 2000, 60 100 en 2005).






Structurellement, le secteur indien de la taillerie est resté pulvérisé, voire inorganisé selon un point de vue non indien : il est constitué d'environ 100 000 petites entreprises employant plus de deux millions de personnes. C'est au Nord de l'Inde, dans l'Etat de Gujarat, que sont travaillés 80 % des diamants transitant dans le pays, avec une concentration de 90 % des unités de taille dans la seule ville de Surat.

 

 

                                            A SUIVRE

par Olivia et Geoffroy
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Samedi 3 janvier 2009


Pour nos lecteurs de France, nous signalons la parution du numéro de Janvier de "Connaissance des Arts", spécial Inde. En fait plusieurs lectrices ont acheté ce numéro en pensant à nous, mais nous l'avions trouvé à Roissy avant de prendre l'avion ! Un grand merci à tous ceux (en l'occurence celles) qui ont ainsi pensé à nous.

Bref dans ce numéro, entres autres :

- Un article sur une exposition au Musée Albert Khan de Boulogne-Billancourt qui présente une sélection d'images sur l'Inde, autochromes qui retracent la vie des quartiers populaires et l'univers fastueux des demeures princières

- Un article sur les Trésors indiens de France ; constituées pour l'essentiel aux marges de la vogue orientaliste de la fin du XIX° et début du XX° siècle, les collections publiques françaises d'art de l'Inde ancienne demeurent méconnues mais réservent de nombreuses surprises.

- Un article sur Chandigarh, ville neuve de Le Corbusier créée à la suite de l'indépendance de l'Inde

- Un article sur une figure des milieux artistiques parisies, le jeune maharajah d'Indore qui a commandé dans les années 20 un palais moderniste

- Un article sur Bombay la Victorienne

- Un article sur les temples indiens

- Un article sur la broderie indienne

- Un article sur le château de Sezincote (UK), une folie anglo-indienne construite vers 1800 et rêve d'un membre de la Compagnie anglaise des Indes orientales

par Olivia et Geoffroy
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Samedi 3 janvier 2009


























A coté d'un rickshaw, une petite fille et un petit garçon jouent avec de fausses moustaches. Derrière eux, un trottoir encombré d'animaux et de linges. Cette photo a été prise par Geoffroy un dimanche de décembre à Bandra, dans le nord de la ville.

par Olivia et Geoffroy
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Vendredi 2 janvier 2009

Difficile fin d’année qui se charge de nous rappeler, après quatre jours d’escapade hexagonale, que nous vivons en Inde ! Voilà un petit article écrit mercredi... sous le coup d'un grand énervement... Cela dit, aujourd'hui ce vendredi toute la journée la connexion internet a été coupée, ce qui arrive de plus en plus fréquemment, et n'a été rétablie que ce soir, mais pour combien de temps ?

Cela commence à notre arrivée à l'aéroport où les fonctionnaires de l'immigration mettront presque un quart d'heure à ausculter dans tous les sens nos passeports et visas et encore un peu plus de temps pour moi , comme si Geoffroy et moi étions des passagers clandestins ! Sans doute s'agit-il d'un renforcement des contrôles, mais là je me suis demandée si je n'allais pas être réembarquée dans le premier avion laissant seul mon amour !

Cela a continué avec internet à la maison qui se met à fonctionner comme un escargot ! Plusieurs coups de fil à notre propriétaire au nom illustre (Mr Gandhi) pour obtenir qu’il modifie la puissance de notre connexion ; c’est en cours et cela devrait se faire demain, mercredi , et ce vendredi soir toujours rien  ! Cela dit, le propriétaire nous avait assuré que cela serait réparé pendant nos quelques jours en France à Noel ! Je dois dire que ce Mr Gandhi nous porte à tout sauf à la non-violence !


Puis il faut réserver une table dans un grand hôtel pour le réveillon. Je (Geoffroy) téléphone et là on me dit qu’il faut faire un prépaiement. Je reçois un mail avec un formulaire que je dois remplir et renvoyer par fax. Mais le numéro de fax indiqué sur le formulaire n’est pas le bon !


Le même jour je reçois encore un coup de fil de ma banque me proposant des crédits, alors que je suis déjà intervenu deux fois pour dire que je ne voulais pas recevoir de tels coups de fil ! Nouveau mail enflammé à la banque !
 

Je rapporte de Paris, tout content, un formulaire très officiel indien revêtu du tampon de mon notaire certifiant que je suis bien celui qui est sur la photo. De quoi s’agit-il ? Pour devenir membre de conseils d’administration de sociétés indiennes, je dois être préalablement agréé par les autorités indiennes (jusque là tout va bien). Mais la loi précise que pour les étrangers, la photo doit être authentifiée par un notaire du pays d’origine. Donc j’ai fait tout cela mais on avait oublié de me dire que le formulaire devait être retourné avant telle date au ministère, sous peine de nullité. Je râle auprès du juriste de la banque. Bref tout est à refaire !


Toujours rentrant de Paris, je constate que le mail furibard que j’avais envoyé à Vodafone qui avait coupé sans prévenir le téléphone d’Olivia est resté sans réponse. Je localise et contacte le coupable qui finalement me dit qu’il avait envoyé un mail à la banque, mail resté sans réponse… J’attends que la personne fautive rentre de congés !


Toujours pendant le temps de notre escapade, le chauffeur devait faire réparer la rayure sur la portière et un rendez-vous avait été pris dans un garage. Bien sûr, la voiture a bien été révisée mais pas réparée !
Toujours le même jour, notre chauffeur se met à ne plus répondre au téléphone quand on l'appelle ! Il dit à Geoffroy qu'il dormait et à moi que son téléphone ne marchait pas bien !


Ce même jour, Geoffroy et moi allons prendre un hamburger dans notre hôtel favori, hamburger toujours suivi d’un cheese cake car c’est là qu’il y a les meilleurs cheese cakes de la ville. Patatrac, le cheese cake n’a plus du tout le même goût ni la même couleur ! Le cuisinier vient nous voir et nous promet d’enquêter. Mais là, le lendemain, nous retrouverons le bon cheese cake…

 

Mais tout n’est pas négatif, la température a baissé et est maintenant dans la « zone de confort », presque dans la zone cool ! Et là, nous n’avons pas eu besoin d’intervenir. On va donc sans doute redevenir plus cool et sommes prêts à accueillir pour un grand week end ma chère Maman !

par Olivia et Geoffroy
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Jeudi 1 janvier 2009

Nous présentons à tous nos lecteurs nos meilleurs voeux pour cette année 2009; que cette année vous apporte de la joie, du bonheur et qu'elle vous permette de réaliser vos projets !

Pour l'Inde, nous formulons le voeu d'une année plus paisible. Ce pays poursuit lentement son développement et va de l'avant malgré les innombrables difficultés auxquelles il est confronté. Des millions et des millions d'indiens vivent dans des conditions difficiles sans se plaindre et les décideurs de ce pays doivent gérer des problématiques particulières  (que nous ne connaissons pas en Europe ) liées au nombre, aux différents niveaux d'éducation, aux différences de langues et de religions. L'éléphant est fragile, complexe mais il  avance... Il vient d'une lointaine et riche civilisation, il est pacifique et ne mérite pas les coups qui lui ont été portés ces derniers temps.

Nous formulons aussi des voeux pour ce blog ! Qu'il poursuive sa route bien sûr, mais qu'il rencontre toujours votre intérêt. Notre plus grande satisfaction est de voir que parmi nos lecteurs il y a de plus en plus de nouveaux lecteurs dont de nouveaux ou futurs expatriés; si ce blog facilite leur compréhension et leur découverte de ce pays, nous aurons eu ainsi le sentiment de faire oeuvre utile. Mais nous n'oublions pas nos lecteurs parisiens, familles et amis, qui portent peut-être maintenant un regard différent sur l'Inde. Leur fidélité mérite toute notre gratitude.

Alors à tous, vivons une meilleure année 2009, encore plus indienne !

par Olivia et Geoffroy
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Dimanche 21 décembre 2008

Parmi les bonnes traditions, il y a celle de la trêve de Noêl !
Nous sentions bien, depuis quelques jours, en voyant baisser la fréquentation du blog, que nos lecteurs avaient du mal à gérer leur temps, en plein dans les préparatifs de Noël...

Nous partons mardi soir pour Paris où nous ne resterons que deux jours, puis 3 jours en Normandie et retour à Bombay le lundi 29 au soir. Nous reprendrons le blog le 1er janvier !

D'ici là, joyeux Noël à tous, et bonne année !

par Olivia et Geoffroy
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