Le ton monte entre l’Inde et le Pakistan.
Le 6 janvier, l’Inde a rendu public son dossier de « preuves » sur l’implication pakistanaise dans les attentats du 26 novembre.
Les éléments de ce dossier sont constitués des équipements utilisés par les terroristes, y compris les armes, qui proviennent du Pakistan, de la déposition du seul terroriste capturé vivant et des enregistrements de plusieurs conversations téléphoniques entre les terroristes et leurs donneurs d’ordre situés quelque part au Pakistan.
La publication de ces « preuves » suscite beaucoup d’émoi en Inde comme on l’imagine ; le souvenir de ces attaques est encore très présent et surtout, le contenu de ces conversations téléphoniques confirme, si besoin était, la froide détermination des terroristes.
Quelques extraits de ces conversations :
Donneur d’ordre pakistanais : « n’éteignez pas votre téléphone portable, nous voulons entendre les rafales de mitraillette ».
Donneur d’ordre pakistanais : « Tout est filmé par les média. Infligez le maximum de dégâts. Continuez à tirer. Ne vous faites pas prendre vivant ».
Un autre échange téléphonique :
Donneur d’ordre pakistanais : « Frère Abdul, les media comparent votre action à celle du 11 septembre. Un des chefs de la police a été tué »
Un terroriste : « nous sommes au 10° et 11° étage ; nous avons 5 otages »
Donneur d’ordre pakistanais : « Tuez- les tous, sauf les musulmans ».
Les terroristes semblaient devoir attendre des instructions avant de tuer les otages ; c’est ce que laisse penser une autre conversation téléphonique :
Terroriste : « On a 3 étrangers, dont 2 femmes de Singapour et de Chine »
Donneur d’ordre pakistanais : « Tuez-les ».
Ce dossier a été rendu public
lors d’une conférence de presse tenue par Mr Mukherjee, le Ministre Indien des Affaires Etrangères ; il a précisé que l’Inde attendait maintenant que le Pakistan prenne les mesures
appropriées afin de permettre de traduire devant la justice les auteurs de ces crimes.
Dans le même temps, il semble établi que l’un des responsables du groupe Lashkar-e- Taiba (LeT), dénommé Zarar Shah ait reconnu que son groupe était impliqué dans ces attentats. Ce dernier a été arrêté en décembre par la Sécurité Pakistanaise.
Pour l’Inde, il n’est pas possible qu’une telle action, nécessitant une longue préparation (sur le sol pakistanais) et beaucoup de matériel, n’ait pas été connue des services de renseignements pakistanais (ISI). Mais bien entendu cela est difficile à prouver.
Le Ministre de l’Intérieur indien résume bien la situation en disant : « Quelqu’un qui est un familier des opérations commando et quelqu’un qui est un familier des services de renseignement a dirigé cette opération ; et cela ne peut pas être entièrement un acteur non-étatique ».
L’Inde a réitéré sa demande pour que tous ceux qui sont impliqués dans cet attentat soient traduits devant la justice indienne ; le Pakistan se refusant à toute extradition.
La situation est pour l’instant bloquée.
Une réaction militaire ciblée indienne reste une option ouverte et l’Inde reste froidement déterminée à maintenir la pression. Elle fait monter la pression sur le Pakistan et est aidé en cela par plusieurs grandes puissances. Cela étant, une radicalisation ou une militarisation du conflit n’est pas dans l’intérêt des USA qui savent que la situation en Afghanistan est étroitement liée à celle du Pakistan.
Néanmoins, il nous paraît évident que si le Pakistan ne fait pas un geste envers l’Inde, le risque d’une réaction militaire
indienne « frappes aériennes ciblées » augmentera sérieusement. Au lieu de se demander si l'Inde ripostera ou non, on peut se demander comment l'Inde agirait si elle était décidée à
une riposte militaire ; l'Inde prendrait le temps de réunir les évidences, communiquerait ces évidences au Pakistan et à tous ses alliés, demanderait et insisterait auprès du Pakistan pour
qu'il coopère et livre les suspects à la justice indienne, mettrait à plusieurs reprises le Pakistan en demeure de répondre positivement... et ne réagirait qu'à l'issue de ce long
processus.
Cela ressemble étrangement à ce qui est en train de se passer.

Pour faire suite à l'article précédent, j’invite tous les
lecteurs y compris mon cher et tendre à découvrir ou à redécouvrir le merveilleux film de Blake Edwards réalisé en 1961, Diamants sur Canapé (Breakfast at Tiffany’s) avec
etrouva quelques-uns, mais point le Diamant Bleu. En 1830 à Londres, on vit apparaître sur le marché un diamant de 44,5 carats d’un bleu intense, de forme ovale ; les experts
s’accordèrent à déclarer que c’était le Bleu de France retaillé pour dissimuler son identité. Il fut acheté par Henri Hope et connu depuis lors sous le nom de diamant Hope ; il est porté par la
reine Marie-Louise d’Espagne dans un portrait que Goya fit d’elle en 1800. Des bruits courent, selon lesquels le diamant volé aurait été taillé sous sa forme nouvelle par Wilhelm Fals,
diamantaire hollandais. Fals serait mort de chagrin en apprenant que son fils Hendrick lui avait dérobé la pierre. Pour finir, Hendrick se suicida. Le Hope fut vendu chez Christie’s en 1867, et
depuis lors, changea plusieurs fois de mains. Un prince d’Europe orientale l’offrit à une actrice des Folies-Bergère, qu’il tua plus tard d’un coup de revolver. Un Grec, possesseur de la pierre
se tua avec toute sa famille dans un accident d’automobile. Le sultan Abdulhamid II n’était que depuis quelques mois en possession de ce diamant quand une révolte de l’armée le chassa du trône en
1909. Evelyn Walsh McLean, riche excentrique américaine de Washington, acheta le Hope en 1911. Son fils fut tué par une automobile, son mari mourut à l’hôpital psychiatrique et sa fille décéda en
1946, pour avoir absorbé une trop forte dose de somnifères. Après la mort de Mrs. McLean en 1947, le bijoutier new-yorkais Harry Winston acheta ses bijoux, y compris le Hope. Il fit don de ce
diamant à la Smithsonian Institution, à Washington, en 1958.
L'histoire du Sancy est longue et compliquée, d’une part en raison du manque de données, d’autre part parce
que deux diamants connus sous le nom de Sancy ont été confondus dans plusieurs relations historiques. Découvert aux Indes et taillé selon les techniques de l’époque, ce diamant de 55 carats
parvint en Turquie où Nicolas Harlai de Sancy, ambassadeur de France, l’achète en 1570, et l’emporte en France. Le seigneur de Sancy devient plus tard surintendant des Finances. Le roi Henri III
lui emprunta le diamant puis le lui rendit.
de
Madras, pour environ cent mille dollars. U
Au XV° siècle pillé parmi les trésors du rajah de Gwalior par le
premier empereur mogol, il est la propriété en 1707 à Mohamed Shah dernier empereur mogol. Nadir Shah roi de Perse, après la prise de Delhi cherche ce fameux diamant mais ne le trouve pas ;
il ignore que l’empereur le cache dans son turban. Mais sans doute l’apprend-il car il convie l’empereur à un festin ; Nadir, selon la coutume orientale, propose à son invité l'échange de turbans
en signe de réconciliation ; il découvre alors le diamant et s'écrie émerveillé : "Koh-i-Noor". Par la suite le diamant passant de Perse en Afganistan, se retrouve finalement vers 1810 aux
mains du Maharadja Ranjit Singh de l'état du Penjab ; à sa mort en 1839, la guerre civile éclate et permet aux anglais d'annexer toute la province. Le traité de 1849 entre autres offre à la reine
Victoria le "Koh-i-Noor" pesant 186 carats ; il est exposé a Hyde Park où la presse soutenue par l'opinion publique, ne manque pas de signaler la médiocre qualité de la taille. La reine
charge alors son joaillier Garrard de trouver le maître compétent pour un re-taillage.



Nous présentons à tous nos lecteurs nos meilleurs voeux pour cette année 2009; que cette année vous
apporte de la joie, du bonheur et qu'elle vous permette de réaliser vos projets !
