Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 07:32
L'air de La Rochelle continue à inspirer Hemant !

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Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 10:53

al-davidneel.jpgVoilà un livre publié en 1951 qui nous parle de l’Inde avant et après son indépendance.

L’intérêt premier de ce livre tient à la personnalité étonnante de son auteur ; Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, née  en 1868 et morte en 1969,  de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra,  journaliste, écrivaine et exploratrice.

Outre sa longévité (presque 101 ans), son trait de gloire le plus marquant reste d'avoir été, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Ce livre raconte sa découverte de l’Inde et l’auteur rapporte nombre d’observations sur les coutumes et surtout sur les rites religieux qu’elle regarde avec sa grande culture bouddhique. Le texte témoigne de sa grande culture orientaliste et est enrichi par les nombreuses conversations qu’elle a avec ses rencontres, conversations qu’elle pousse parfois jusqu’à la provocation.

Nous avons particulièrement apprécié ses remarques sur la partition. Elle nous parle de Gandhi qu’elle a rencontrée  et de ce que Nehru pensait de Gandhi.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Lectures - Communauté : Mes livres préférés
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 08:22

La solution est simple : c'est le billet zéro roupie !


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L’ONG dont nous parlions est l'ONG 5th Pillar (cinquième pilier), basée à Chennai. Elle a eu l’idée d’inventer des billets de zéro roupie que l’on peut offrir à toute personne cherchant à se faire graisser la patte.


"Au départ, c'était pour attirer l'attention sur la corruption. C'est un problème souvent tourné en dérision, traité comme une vaste blague en Inde et nous voulions changer cela. Mais l'utilisation du billet de zéro roupie s'est révélée efficace, principalement lorsqu'un citoyen se voyait refuser un droit fondamental",
explique Vijay Anand, fondateur de 5th Pillar.


Selon lui, plus d'un million de billets auraient été imprimés dans l'Etat du Tamil Nadu depuis 2006. "Je travaillais à Washington DC, où je me suis rendu compte qu'il était possible de fournir un service public correct aux citoyens", explique-t-il. C'est ainsi que cet ancien responsable informatique a tout lâché pour monter son ONG, investissant près de 5 millions de roupies (78 000 euros) à titre personnel dans l'aventure.


Pour Vijay Anand, le ver a incontestablement  élu domicile dans le fruit indien. "Je me souviens qu'au Gujarat, quelqu'un avait mis en place une opération piège et avait réussi à acheter un mandat d'arrêt  à un magistrat. Ce mandat était au nom d'Abdul Kalam, un ancien président de l'Inde !", raconte-t-il.  

Cette corruption endémique handicape particulièrement les pauvres. Le temps d'attente pour obtenir une ration card ("carte de rationnement", qui permet d'avoir accès à des produits de première nécessité subventionnés, dans des magasins gouvernementaux) dépend généralement du bon vouloir des fonctionnaires...et donc du portefeuille du demandeur qui n'a généralement pas les moyens financiers pour accélérer le processus.


Dans ces cas-là, le billet de zéro roupie est généralement insuffisant et 5th Pillar préfère dégainer une autre arme: le Right To Information act (RTI), voté en 2005, qui donne le droit à tout citoyen indien d'accéder aux dossiers administratifs et d'obtenir leur suivi.


Cette loi prévoit entre autres des sanctions pour les fonctionnaires qui "omettent" de prendre en compte des dossiers en temps et en heure. Selon Vijay Anand, plusieurs personnes ont obtenu gain de cause grâce au RTI et à l'aide de l'ONG. "Une femme qui attendait un titre de propriété depuis plus d'un an l'a obtenu quasiment sur le champ", assure-t-il.


La tâche reste ardue mais le fondateur de 5th pillar, qui prévoit d'ouvrir des bureaux au Kerala, en Andhra Pradesh et au Karnataka et dans plusieurs grande villes reste optimiste : "Aujourd'hui, 90% de la population indienne paye des pots-de-vin contre seulement 5 à 10% qui ne s'adonne pas à cette pratique. Notre objectif est d'inverser ces proportions dans les 15 prochaines années".


Nous vous le disions, cette invention est géniale.


Reste une question que tout banquier peut se poser : peut-on utiliser ces billets pour rembourser un prêt à taux zéro ?

 

 


(source :

  www.aujourdhuilinde.com )
Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 08:08

Hier soir Julien recevait ses amis pour leur dire au revoir ! Nos lecteurs connaissent Julien qui, après avoir passé une année à Bombay en échange universitaire avec St-Xavier, est rentré en France quelques mois. Il est revenu passer quatre semaines où nous l'avons accueilli avant de partir ce soir pour un nouveau cycle d'échange universitaire à Taiwan.
Hier soir, Julien avait invité ses amis pour une soirée très sympa réunissant un groupe d'étudiants et étudiantes français, des stagiaires et VIE et des français expatriés !

Si certains de nos lecteurs ont des contacts ou des amis à Taiwan, merci de nous transmettre leurs coordonnées afin que Julien puisse les contacter.

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Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Nous
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:25

Une ONG a mis en place un système ingénieux pour lutter contre la corruption.

 

Ben oui, car lorsqu’un fonctionnaire indien vous rend un service il faut quand même, par simple courtoisie, et par respect des traditions séculaires, glisser dans sa main, de manière discrète, quelques billets.

 

On peut évidemment se dire que la meilleure lutte contre la corruption serait de ne pas glisser des billets dans la main de ce fonctionnaire. Cela parait assez évident.

 

Mais on est en Inde, un pays empli de traditions séculaires et on comprend très bien qu’il faille maintenir ces traditions car cela fait partie du patrimoine culturel !


Hé oui, car après tout pourquoi les occidentaux, avec leurs grands principes, donneraient des leçons aux Indiens ? 
 

Alors comment faire ?

 

Eh bien cette ONG a trouvé la solution idéale ! Une solution vraiment originale qui peut marcher.

 

Vous avez une idée ?

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 12:24

En 1996 il n'y avait que deux indiens dont la fortune atteignait 1 milliard de dollars. Aujourd'hui ils sont 52 !

Le premier d'entre eux s'appelle Mukesh Ambani (notre ancien voisin trop bruyant!), le président de Reliance Industries avec une fortune estimée à 32 milliards de dollars.

Ces milliardaires indiens ont pour la plupart hérité d'entreprises familiales qu'ils ont transformé en multinationales devenues de véritables empires industriels aux secteurs d'activité diversifiés.

Au total les 100 indiens les plus riches possèdent le quart du PNB indien. 
 
Pendant ce temps là,  450 millions d'indiens vivent avec moins de 1.25 dollar par jour.

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:14

Ce matin dans l'Economic Times cette publicité (sur une demi page) trop grande pour être scanée entièrement. En haut de l'image (mais on ne le voit pas), il y a ce texte:

Bébé tigre âgé de 2 mois. Effrayé. Affamé. Sursautant à chaque bruit. Se demande quand sa mère reviendra. Il se peut qu'elle ne revienne plus jamais.
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En bas du texte la légende précise : "Notre animal national lutte pour sa survie. Des 40.000 tigres recensés au début du siècle, il n'en reste que 1411. Si nous n'agissons pas maintenant, une partie de notre héritage disparaitra. Réagissez."

Ces campagnes pour la protection des tigres sont fréquentes en Inde. Les tigres sont victimes des chasseurs de peaux, mais aussi de plus en plus des clôtures électriques ou des pièges installés par les villageois; en effet l'éco-ssytème a évolué et les tigres "chassent" de plus en plus près des villages...

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 07:42

http://cbhg.org/wp-content/uploads/2009/07/tintin_3.jpgOn ne soupçonne pas la place que les gourous ont en Inde ! Ce terme de gourou, pour nous occidentaux, nous fait d’abord sourire et nous fait penser un peu à cet illuminé prédisant la fin du monde dans un album de Tintin. On pense aussi à quelques personnes peu scrupuleuses et prêtes à s’enrichir de la crédulité d’autrui ou à des sectes ! Bref, beaucoup d’images sans réalité, au moins en ce qui concerne l’Inde.

Le terme guru vient du sanskrit et signifie « enseignant, maître » ou encore « celui qui dissipe les ténèbres » ! Le gouru est donc celui qui aide à passer de l’obscurité l’ignorance) à la lumière (le savoir) et en la matière les gourous ont plutôt bien résisté à l’invention de l’électricité. Le gourou a d’autant plus facilement sa place dans l’hindouisme que cette religion n’a ni dogme ni autorité centralisée, ni école, ni clergé, ni école de formation pour les gourous.

Mais alors comment fait-on pour devenir gourou ?

Il n’existe pas de gourou auto proclamé ! C’est la reconnaissance publique du niveau d'accomplissement intérieur qui laisse entendre que tel ou tel a la stature d'un maître. Plus que de la religion hindoue, ce dont parle le gourou est de la vie intérieure, de la vie spirituelle ; mais un gourou n’existe pas tout seul et il a des disciples et surtout des fidèles qui viennent le voir, le consultent ou lui posent des questions ; et on attend du gourou qu’il trouve des solutions.

En vivant en Inde shirdi_sai_baba.jpgon s’aperçoit de l’importance des gourous. Nous avons déjà parlé de Sai Baba (le vrai) dont on voit tous les jours les portraits collés ici ou là. Et pourtant cet homme parlait peu, n’a rien écrit. Ce sont ses disciples qui écrivirent son enseignement, ce qui doit vous rappeler quelqu'un...  Mais il exerçait une influence très forte sur ses interlocuteurs et on disait de lui qu’il voyait instantanément au fond du cœur des personnes qu’il rencontrait pour la première fois. Son rayonnement fut d’autant plus grand qu’il se situait au carrefour de l’islam et de l’hindouisme.

Mais si on creuse le sujet on découvre aussi que les gourous sont bien entrés dans la modernité.

Ainsi, Coimbatore Krishnarao Prahalad, professeur de Corporate Strategy à la Ross School of Business dans le Michigan (Etats-Unis), a conquis en 2007 la première place du "Thinker 50", ce classement qui consacre les "Gourous" de l'année, c'est à dire les penseurs vivants les plus influents dans les domaines de l'économie et du management. Après avoir été haut placé dans le classement pendant des années (trosième en 2005) C.K. Prahalad a devancé pour la première fois Bill Gates et Alan Greenspan, l'ancien président de la banque centrale des Etats-Unis. Trois autres indiens se trouvaient dans le classement : Ram Charan, enfounder2.jpg
22ème position, Vijay Govindarajan en 23ème position et Harvard's Rakesh Khurana en 45ème position. C.K. Prahalad est mondialement connu, notamment pour ses ouvrages de réflexion sur le management et l'économie («La fortune en bas de la pyramide : éradiquer la pauvreté par les profits », publié en 2004).

Il existe un autre gourou très connu qui s’appelle Swami Parthasarathy qui a fondé la Vedanta Cultural Foundation, une académie consacrée à son enseignement. Et cette académie assure des interventions au profit des grandes sociétés en abordant notamment des sujets comme le self-management, comment réduire le stress et augmenter sa productivité. Pour ceux qui l’auraient (momentanément) oublié le vedanta est une philosophie qui enseigne que le Soi est connu illusoirement sous forme d'une conscience limitée et fragile. La découverte du Soi élimine tous les voiles d’ignorance qui font obstacle à la Conscience pure et à la Joie qui en découle. Cette académie a des relations avec les plus prestigieuses universités américaines et fait des interventions auprès de la Banque Mondiale, le World Economic Forum (Davos), la NASA ainsi que des entreprises aussi réputées que Ford, Microsoft, Chanel !


L'Inde n'a pas fini de nous surprendre !

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Racines, emblèmes et portraits de l'Inde - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 11:32

Nos lecteurs connaissent les "naans", ces petites galettes qui servent ici de pain ! Nous avions d'ailleurs publié une recette de Naan aux olives fort délicieuse ! Ces naans semblent avoir inspiré un espiègle rédacteur de ce blog...qui dut déployer beaucoup de talents pour convaincre l'autre rédactrice de ce blog

De n'avoir pas de four tandori
Pour bien cuire les naans
Olivia soupira de dépit.
Car vous dirait tout brahmane
Pour susciter envie et appétit
Bien enduit de vapeur doit être le naan.

Mais quand on n'a pas de tandori
Il ne reste que le four ou la poêle
Et Olivia craignait un naan frit
Sans eau et plat comme une toile.

Olivia tenta donc la poêle mais
Arrosa le naan à tout instant
Car très humide doit être ce met
Pain quotidien de l'Hindoustan.

Mais il se passa une chose surprenante
Car malgré tous ces arrosages
Le naan refusait cette eau pourtant avenante
Déclinant obstinément ce breuvage.

Le dépit d'Olivia contre cette âme récalcitrante
Lui fit nourrir une grande rancoeur
Car ces recettes pour le blog sont importantes
Et de celle-ci nous allions priver nos lecteurs.

 

Mais Olivia aurait eu moins de déboires

Si elle avait su, avant de s'arracher la coiffe,

Qu'on ne peut faire boire

Un naan qui n'a pas soif ! 

naaan.JPG

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Nous
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 07:05

Comme nos lecteurs le savent, chaque mois l'ensemble des blogeurs de Bombay publie à la même date (et à la même heure) un article sur un thème déterminé à l'avance.
 
Pour ce mois de février, le thème retenu était "L'élégance bombayite". Voilà donc notre contribution.
 
L'ensemble des contributions sera publié dans les jours qui viennent sur sur le blog des blogeurs de Bombay :
http://lebombayblog.canalblog.com/


Le sujet du mois est l’élégance bombayite ! Autrement dit, l’élégance à Bombay.

S’agit-il de savoir si Bombay est une ville élégante ou si Bombay compte beaucoup d’élégantes ? Non, il s’agit en fait de disserter sur la présence de l’élégance à Bombay. Et là le sujet prend toute sa dimension cosmique, car voilà bien une question sur laquelle notre avis a beaucoup évolué !

La question est néanmoins difficile et il nous faut les secours du dictionnaire pour se rappeler que l’élégance se définit comme étant la « qualité qui se caractérise par une grâce faite d'harmonie, de légèreté et d'aisance dans la forme et les lignes, dans la disposition et les proportions des parties, dans le mouvement. »

Alors à Bombay qu’en est-il ?

L’une des choses qui frappent l’œil occidental, lorsqu’on arrive à Bombay, est le sari ! Beaucoup de femmes, dans la rue ou au bureau, portent un sari et ce vêtement est par nature élégant, ce qui semble par ailleurs avoir échappé à Jules Vernes qui ne voyait dans le sari « qu’un vêtement qui les enveloppait de la tête aux pieds » (dans « La Maison à vapeur »).   

On ne résiste pas à l’envie dans cet article de rappeler que le sari s’inscrit dans une légende puisque son histoire est millénaire. On raconte qu’un jour la sublime Draupadi, enjeu d’un duel, fut gagnée par le clan adverse. Le Dieu Krishna promit alors de protéger sa vertu, ce qui fit qu’au moment où les vainqueurs décidèrent de « profiter de leur gain » ils ne purent qu’attraper le bout d’un tissu diaphane qui la drapait modestement, certes, mais encore d'une manière séduisante. Ils continuaient à tirer sur le tissu et essayaient de le retirer pour la déshabiller, mais en vain. C’est ainsi que la vertu triompha de nouveau dans cette épopée indienne vieille de 5.000 ans appelée le Mahabharata. Six mètres de tissu pour cinq millénaires d'histoire. Quel vêtement pouvait rêver d'une plus belle longévité ?

 

Mais le sari n’est pas l’apanage des dieux et un charmant conte populaire en donne une origine plus poétique : "On dit du sari qu’il est né sur un métier à tisser de l’imagination d’un tisserand qui en rêvant d’une femme, a voulu représenter sur le tissu le miroitement de ses larmes, la cascade de ses cheveux longs, les couleurs de beaucoup de ses caprices et la douceur de son contact. Il a tissé tous ces attributs ensemble sans pouvoir s’arrêter fabriquant ainsi plusieurs mètres de tissus. Et quand finalement il a terminé, il s'est assis et a souri, a souri et a souri encore."

 

Vous l’avez compris, le sari est un vêtement élégant porté au quotidien par beaucoup de femmes de Bombay.

 

Bien entendu il existe des différences dans la manière de porter le sari et surtout des différences dans les tons et couleurs des saris. Et sans jeu de mots vestimentaires, c’est là que le bas blesse, car on sent bien que l’on n’a pas forcément les mêmes règles d’harmonie chromatique et (toujours sans jeu de mots vestimentaire) on voit bien qu’il y a un GAP culturel. Mais la palette de couleurs est large et nous avons vu souvent de magnifiques saris !

 

Et l’élégance vient aussi des parures et des bijoux portés par les femmes indiennes et on sait tous l’importance des bijoux en Inde et la place toute particulière de l’or en Inde. A cet égard cette élégance est très présente à Bombay.

Chez la femme indienne élégante, la chevelure se remarque et participe de cette élégance. Dans les cocktails ou au restaurant, notamment le soir, l'élégance indienne est souvent très présente et plus recherchée.

Mais, l'élégance ne serait-elle que féminine ?

Il faut hélas, à notre grand dam, convenir que l'élégance homme est quelque chose de plus rare ! Il serait plus juste de parler d'élégance ohm (unité de résistance électrique) car en la matière, l'homme de la rue résiste, le courant passe moins. Et pourtant, la mode homme existe avec de magnifiques kurtas et jaquettes brodées qui font rêver. Cette élégance là existe davantage dans les magazines que dans la rue.


Plus généralement on peut dire qu’en matière de mode et d'élégance, l’Inde a conquis son indépendance dans les années 80. Pendant que l'Inde et ses mannequins sont « trendy » de Paris à New York, de grands "acheteurs internationaux" jettent un regard attentif aux nouvelles créations provenant de Bombay, Delhi ou Madras. Déjà quelques stylistes indiens sortent du lot et imaginent la fusion entre la traditionnelle "indian touch" et la "silhouette occidentale".

 

Les longs jupons chatoyants de bohémienne chic, brodés de perles, miroirs et clochettes de Ritu Kumar rivalisent avec ceux exhibés sur le papier glacé des grandes revues. Les jupes cloches de Manish Arora bordées de fourrure, rehaussées de dentelle de cuir ou plastique sur soie sauvage jaune ou violine façon princesse se vendent à Paris. Les jupettes épurées en voile de coton plissées à la manière du Rajasthan de Rajesh Pratap Singh trouvent acheteurs de Tokyo à Singapour.

 

De nombreux stylistes tels Neeta Bhargavan, Ritu Kumar, Rohit Bal, Ritu Beri, Manish Malhotra, Poonam Babariva, Anshita Asnani commencent à se faire reconnaître sur les grandes places internationales.

 

Oui l’élégance existe à Bombay, mais pour la voir il faut connaître le pays et ses racines, et il faut surtout abandonner ses lunettes occidentales.

 

 

Par Olivia et Geoffroy - Publié dans : Actualité et société - Communauté : Les amoureux de l'Inde
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